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Le Président de la République a annoncé son intention de faire passer le projet de nouveau traité européen par un vote du Congrès.
Après le rejet par notre peuple du projet de Constitution pour l'Europe, lors du référendum du 29 mai 2005, une adoption sous la forme restreinte proposée constituerait un déni démocratique.
Comme beaucoup de ses partisans, Valéry Giscard d'Estaing a souligné que le nouveau texte reprend l'essentiel des orientations du précédent. Après le non du peuple français, une adoption parlementaire et la signature de Nicolas Sarkozy au bas de ce texte, en contradiction avec ses engagements de campagne électorale, seraient illégitimes, et elles agrandiraient encore le fossé entre les institutions européennes et les citoyens.
Les Communistes unitaires exigent donc la tenue d'un référendum sur l'adoption de ce texte. Ils appellent au rassemblement et à l’unité la plus large à gauche pour l’obtenir. La tenue d’un référendum pourrait être une formidable opportunité pour ouvrir en grand le débat sur une autre perspective politique, question posée du local au national et à l’international.
Cette exigence est pour nous indissociable du travail en faveur d'une réorientation fondamentale de la construction européenne, tournant le dos à l'institutionnalisation du libéralisme économique comme cœur des politiques économiques et sociales de l'Union, qui ruine toutes les promesses sur l'environnement comme sur les droits sociaux et humains.
Il est temps de lancer un processus associant les peuples pour refonder la construction
européenne, permettant de construire enfin des politiques publiques en faveur du développement économique, social et culturel, de l'accès de tous aux droits fondamentaux, avec un alignement par
le haut des droits existants dans les différents pays de l’Union européenne et la promulgation de nouveaux droits.
Il est temps que l'Europe soutienne le développement des services publics, au lieu de soutenir leur affaiblissement et le développement du secteur commercial.
Il est temps que l'Europe s'affirme réellement comme force de paix, résolue à refuser l'engrenage du prétendu choc des civilisations, à refonder les relations internationales et les coopérations, notamment avec les pays du Sud.
Il est temps que le fonctionnement des institutions européennes soit démocratisé de fond en comble, non au travers du seul renforcement du rôle du Parlement européen, mais au travers de toutes
les formes de participation aux décisions et d'une profonde évolution des relations entre les Etats, l'Union et l'ensemble des acteurs de la vie démocratique. Le même enjeu majeur existe en
France face aux propositions de réforme des institutions de la commission Balladur : présidentialisation de la vie politique et faux renforcement du pouvoir législatif.
ll est temps que l'Europe agisse en faveur de l'environnement, des libertés individuelles et collectives, de la laïcité, de l'égalité entre les femmes et les hommes, du développement
culturel.
Il est possible de disposer partout en Europe des moyens financiers indispensables à toutes ces politiques ; notamment en mettant à contribution les revenus spéculatifs et les placements improductifs et, encore plus, les profits tirés d’activités dont les coûts environnementaux sont supportés par les collectivités et les Etats.
Les communistes unitaires sont et seront de toutes les mobilisations unitaires pour la tenue d'un référendum sur le projet de Traité et pour contribuer à un large débat public en vue d'une
refondation de la construction européenne. Il est temps de faire le lien entre les luttes sociales et démocratiques, la construction d'une alternative politique de transformation sociale et les
exigences de transformation de l'Union.
Communistes unitaires,
le 4 novembre 2007
Contacts :
Association des communistes unitaires : contact.communistes.unitaires@gmail.com
Lors de notre rencontre, deux textes ont été adoptés : résolution des Communistes Unitaires (voir post précédent) et Adresse à tous les communistes (ci
joint) . Ils font le pari du rassemblement de toutes les composantes, forces et réseaux de la gauche de la gauche, du mouvement social, des
dynamiques citoyennes et associatives, avec un appel à la participation des citoyennes et citoyens ; tout en s’attachant à la régénérescence d’un pôle communiste moderne, renouvelé et actif au
service de ce rassemblement.
le 30 juin, à l'Université Paris 8 (image : Stephane Peniguel)
Quelle contribution immédiate du communisme politique à une dynamique de transformation sociale ? Les " Communistes unitaires " s’adressent à tous les communistes, pour nourrir le débat sur les grands choix possibles et élargir le nombre de ceux qui y participent.
La présence du communisme dans la vie politique est en jeu. Tel qu’il s’est construit et tel qu’il a été incarné au 20ème siècle, il a vécu : il n’a plus de force propulsive. Le PCF ne pèse plus guère dans la vie politique, dans la société. La LCR se cantonne à une rhétorique uniquement protestataire, qui obère toute possibilité d’influer sur l’ordre politique. Aucune autre force communiste ne s’est en France imposée depuis l’écroulement de l’Union soviétique et la chute du mur de Berlin, ni dans ces dernières années. Et tout le monde sait qu’il y a plus de communistes hors des partis politiques qui se revendiquent du communisme qu’en leur sein.
Une culture politique meurt : celle qui faisait du Parti d’avant-garde le pilote du changement, qui a conduit lors de la préparation de la présidentielle à des pratiques inacceptables, celle qui cultive l’esprit de parti au plus mauvais sens de l’expression.
Quels que soient les choix de la LCR et du PCF (refondation, renoncement total, repli sectaire, comme certains partis communistes l’ont choisi dans d’autres pays européens, où ils continuent d’exister dans la marginalité et l’indifférence du plus grand nombre), une autre culture politique est à construire.
Au moment même où la crise du communisme politique s’accentue - recul de l’influence idéologique, absence de projet, faiblesse électorale, pertes militantes -, des valeurs communistes porteuses continuent de faire référence, et parfois sont revendiquées par nombre de citoyens. La critique du capitalisme et le désir de transformation sociale sont partagés par une part importante des citoyens.
Les communistes prennent part à toutes les luttes et nombre d’entre eux ont été, sont encore, seront demain acteurs du mouvement antilibéral, de la construction de la convergence entre tous ceux qui veulent transformer la société.
L’invention d’un communisme politique du 21ème siècle ne se fera que dans le rassemblement pour la transformation sociale, dans une convergence respectueuse de la diversité des sensibilités, des forces et des individus participants, où des cultures politiques se parleront, s’influenceront les unes les autres, se métisseront.
Se pose alors la question des creusets nécessaires, ou utiles pour faire vivre un apport communiste, et quel apport, au sein de la dynamique plus large en faveur de la transformation sociale. Faut-il un parti communiste refondé au sein d’une confédération large ? Faut-il une simple sensibilité, un courant à l’intérieur d’une nouvelle force ou du mouvement ? Faut-il un espace autonome, qui ne soit ni un parti ni un courant organisé au sein d’une force plus large ? Faut-il simplement être individu dans le mouvement de transformation sociale ? Le débat sur l’existence et la place du communisme doit avoir lieu ; il ne sera pas d’abord tranché théoriquement.
Cependant, pour que le métissage des cultures politiques puisse avoir lieu, n’est-il pas nécessaire qu’existent un espace, des creusets pour travailler, élaborer, proposer ? A moins de considérer que le communisme politique tel qu’il existe au travers de la participation de communistes au mouvement antilibéral est un apport satisfaisant, et qu’il restera demain utile sans sérieux travail d’approfondissement, un tel espace est nécessaire. En effet, une culture politique ne peut vivre vraiment sans un travail d’élaboration et une prise d’initiative politique.
La participation au mouvement de transformation sociale, les communistes doivent la concevoir autrement qu’auparavant, en renonçant à vouloir le contrôler, forts de la certitude d’avoir raison.
Concrètement, les Communistes unitaires sont porteurs à la fois de continuité et de rupture par rapport au communisme politique du passé, avec la volonté de revisiter les fondements de la culture communiste, à la lumière de l’expérience du 20ème siècle et des enjeux actuels :
Cela suppose aussi de reprendre globalement la question des rapports entre les élus et les citoyens, de la délégation de pouvoir.
Notre combat est indissociable de la lutte écologiste pour la préservation de la planète, de la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre toutes les discriminations.
Ce sont là quelques pistes essentielles sur lesquelles le communisme politique peut apporter beaucoup au mouvement pour la transformation sociale, à condition de les approfondir, de leur donner consistance concrète, de développer des expérimentations.
En considérant que ces axes doivent former un projet politique et une vision cohérente de la société, nous sommes à la fois proches et différents de nombreux acteurs potentiels d’une convergence pour la transformation sociale : certains formulent une critique radicale du capitalisme quand d’autres ne considèrent pas son dépassement possible ; certains envisagent ce dépassement dans un très long terme et considèrent nécessaire des aménagements ; certains pensent que la convergence des luttes de résistance est un préalable (ou une priorité par rapport) à l’élaboration d’une visée globale, tandis que d’autres pensent au contraire que seul un projet peut contribuer à dynamiser les luttes…
Ces pistes esquissent aussi des lignes de rupture avec le raccrochement à n’importe quel prix à des modes de pensée et d’actions irrémédiablement dépassés, et avec certaines approches politiques (sécuritaires, xénophobes) néfastes.
Une culture du débat et de la construction politique, forte de la diversité des acteurs engagés peut émerger, qui ne sera sans doute, pendant longtemps, ni simple coexistence de points de vue, ni totale imbrication en un seul bloc nouveau : le métissage crée de nouvelles couleurs qu’on ne doit pas redouter si chacun joue le jeu.
Le communisme politique devrait proposer sa - ses cohérence-s, un projet, bien au-delà d’un bricolage programmatique.
C’est ainsi que les Communistes unitaires pensent indissociable le besoin d’un espace de convergence de tous les acteurs possibles de la transformation sociale et le besoin d’un espace spécifiquement communiste.
Vient alors la question de la fondation ou non d’une Maison commune des communistes – un parti ? un courant ? une sensibilité ? un mouvement ? -, lieu où les communistes puissent se retrouver.
Elle est posée à tous les communistes.
Elle est posée aux communistes du PCF, qui devront dire s’ils souhaitent enfin engager vraiment ce chantier essentiel, ou s’ils préfèrent considérer que leur organisation telle qu’elle est possède les ressorts de la relance du communisme politique. Leurs prochains débats, leurs prochains congrès ouvriront-ils ou non, enfin, la possibilité de cette relance ?
Elle est posée aux communistes de la LCR, qui devront dire s’ils entendent influer réellement sur le cours des choses.
Pour notre part, nous nous proposons de travailler au rassemblement des communistes désireux d’inventer le communisme politique du 21ème siècle, en refondant un projet, une stratégie et une organisation.
C’est à une telle démarche, menant de front, sans les confondre et sans les séparer, le travail sur le communisme et la refondation d’une gauche de transformation, qu’entendent se
consacrer les Communistes unitaires.
La refondation du communisme politique dans le mouvement de transformation de la société
Nous étions nombreux ce samedi pour débattre de la séquence électorale qui vient de s’achever, de la recomposition politique de la gauche de la gauche et entendre nos amis belges (Une Autre Gauche) et allemands (Die Lincke) des constructions politiques en cours dans leur pays. Quelques éléments supplémentaires ont été donnés sur la situation en Italie et en Grande Bretagne.
On a pu noté, aux côtés de militants de toute la France - communistes de coeur, compagnons de route ou communistes organisés (pcf, lcr, libertaires...) - la présence de Robert BRET, sénateur des Bouches du Rhône, de Pierre GOLDBERG, ancien député de l’Allier, de François ASENSI, député de Seine Saint Denis, de Christian PIQUET et Emmanuel CHANIAL de la LCR, de Clémentine AUTAIN, adjointe au Maire de Paris et de Pierre COURS SALIES, membre du secrétariat des collectifs antilibéraux.
Les actes de cette journée seront bientôt disponibles. Prochain Rendez-vous à la Fête de l’Humanité les 14,15 et 16 septembre prochain.
www.communistesunitaires.net
Deux textes ont été adoptés : résolution des Communistes Unitaires et Adresse à tous les communistes (à venir) . Ils font le pari du rassemblement de toutes les composantes, forces et réseaux de la gauche de la gauche, du mouvement social, des dynamiques citoyennes et associatives, avec un appel à la participation des citoyennes et citoyens ; tout en s’attachant à la régénérescence d’un pôle communiste moderne, renouvelé et actif au service de ce rassemblement.
Résolution
La séquence électorale de 2007 a ouvert un nouveau cycle politique, avec la victoire d’une droite de " contre-révolution libérale ", unissant dans un projet cohérent un ultralibéralisme assumé et une conception autoritaire de l’ordre social. Ce n’est donc pas une simple victoire de la droite après d’autres, mais une rupture. La gauche dans son ensemble a enregistré à l’élection présidentielle son plus mauvais résultat depuis la fin des années soixante. Hélas, la gauche d’alternative, divisée, n’a pas échappé au désastre, en rassemblant sur le nom de ses candidat-e-s son plus mauvais résultat depuis vingt ans. Le paradoxe est que cette défaite s’est produite à l’issue d’une décennie colorée par une puissante combativité sociale, depuis 1995, et deux ans seulement après la victoire du Non au référendum constitutionnel européen.
Il est nécessaire de comprendre ce qui s’est passé. Sans doute la responsabilité principale de l’échec de la gauche incombe-t-elle à une social-démocratie qui, en glissant de plus en plus vers un recentrage et le choix d’une démarche " sociale-libérale " d’accompagnement du capitalisme, a démoralisé les catégories populaires et brouillé le message de la gauche. Mais il nous faut analyser les raisons pour lesquelles la gauche de gauche n’a pas réussi en 2007, après avoir entraîné en 2005 la majorité de la gauche sur une ligne de refus du libéralisme. Qu’est-ce qui a pesé négativement ? La division, bien sûr, l’effet destructeur des logiques particulières, de " l’esprit de boutique ". Mais il y a davantage encore : l’impossibilité de se hisser du catalogue de mesures à l’énoncé clair d’un projet de transformation qui donne sens aux luttes et aux propositions ; la difficulté à déployer de nouvelles pratiques capables de mobiliser celles et ceux dont l’ordre social et le capitalisme mondialisé contredisent les aspirations et précarisent la vie ; la difficulté à gérer la contradiction entre l’action à l’intérieur des institutions et la contestation nécessaire du mécanisme desdites institutions ; la difficulté à raccorder de façon nouvelle mouvement social et espace politique, sans les subordonner l’un à l’autre et sans les séparer. En l’absence de visée cohérente alternative, c’est la droite et le libéralisme teinté de populisme qui ont mis le mouvement vers du neuf de leur côté.
Nous chercherons donc à comprendre. L’essentiel pourtant est de reconstruire voire de refonder une perspective à gauche, franchement à gauche. Il faut tendre dans les délais les plus courts possibles vers la constitution d’une force politique capable d’exprimer une exigence transformatrice dans le champ politique, pour que cette exigence devienne majoritaire à gauche et par là même dans le pays. Ce travail de recomposition se mène à nos yeux dans trois domaines au moins, qu’il importe de penser conjointement : celui d’un nouveau type d’engagement voire de citoyenneté incluant l’ensemble des dominés et exploités s’appropriant individuellement et collectivement les savoirs et les pouvoirs, à partir des situations et aspirations les plus diverses
Les communistes unitaires sont disposés pour avancer dans ces trois directions. Il ne manque pas de pistes pour avancer, ce qui est à la fois l’indice – négatif – d’un éparpillement persistant et le signe – positif – d’une volonté d’expérimenter sur le terrain du rassemblement.
Des processus et des initiatives sont engagés.
Il y a la poursuite du travail engagé dans les collectifs antilibéraux, notamment dans la perspective de leurs assises d’automne.
Il y a (et il y aura sans doute) d’autres initiatives et d’autres suggestions des différentes forces et des différents lieux participant à l’espace de la gauche antilibérale et de transformation sociale.
Les Communistes unitaires en sont d’ores et déjà partie prenante.
Nous entendons, dans ces processus de travail, être des acteurs engagés et lucides. Nous savons qu’il faudra progresser en se gardant du double écueil de la table rase (comme si nous partions de rien) et du simple prolongement de l’expérience de 2006 (avant la rupture de décembre).
Nous prendrons notre part à l’élaboration du projet alternatif, de pratiques nouvelles et serons donc présents partout où se chercheront aussi un projet, des pratiques, des structures alternatives, dans une convergence sans laquelle toute action politique est un enfermement.
Nous le ferons dans notre diversité, mais en faisant partout prévaloir une triple exigence :
1. Le rassemblement à gauche doit se faire en rupture avec l’orientation libérale et donc en rupture avec l’esprit qui a dominé le Parti socialiste depuis quelque 25 ans. Ce n’est pas en s’accommodant des normes libérales et en lorgnant vers le centre, que l’on construira de la dynamique sociale et démocratique, mais en rompant avec la logique et les choix du capitalisme mondialisé et en mobilisant bien à gauche. Hors de ce choix conséquent de la transformation sociale, d’une alternative au capitalisme, la gauche s’affaiblit et laisse le champ libre à une droite de combat, fière d’elle-même. Nous devrons donc contribuer à écarter tout ce qui, peu ou prou, conduirait à reproduire des logiques de " gauche plurielle " confortant en pratique les choix d’adaptation au capitalisme.
2. Si le rassemblement doit se faire sur une base de transformation sociale et non sur une base sociale-libérale ou avec comme seul objectif de limiter les effets du capitalisme mondialisé, il doit toutefois s’inscrire ouvertement dans une perspective majoritaire, non pas dans un horizon si lointain qu’il se dérobe chaque jour un peu plus, mais dans une perspective la plus proche possible. À un moment où le socialisme français risque de prolonger et d’amplifier son " recentrage ", la question d’une dynamique capable de gagner à la ligne de transformation sociale une majorité de l’espace socialiste actuel est une question fondamentale. Moins que jamais, la gauche d’alternative doit se vouer au rôle d’aiguillon minoritaire de majorités dominées nécessairement par les sociaux-libéraux. Si les forces politiques existantes ont montré leurs limites, toute tentative de constituer une formation à côté d’autres est vouée à l’échec. L’ampleur de la force à construire est tout aussi décisive que la rigueur de la rupture politique qu’elle veut promouvoir.
3. Tout cela suppose d’occuper franchement le terrain de la novation politique, idéologique, culturelle. Alors que la droite a gagné sur ces terrains, la gauche la plus conséquente s’est enfermée dans le balancement meurtrier du renoncement ou de la conservation. Il faut se sortir de cette impasse. Si la gauche transformatrice veut convaincre, rassembler, viser à la majorité, elle doit se transformer elle-même. Pour continuer, il faut savoir innover, travailler les enjeux fondamentaux pour l’avenir de l’humanité (enjeux écologiques, qualité des rapports humains, dépassement de toutes les dominations et alchimie entre émancipation individuelle et émancipation collective). Pour nous, la critique sans complaisance de l’orientation sociale-libérale ne saurait atténuer en rien l’urgence d’une démarche de reconstruction fondamentale de la culture politique, des projets, pratiques et formes d’organisation. Cette nécessité est vitale pour la gauche d’alternative ; en contourner l’exigence, à l’issue d’un XXe siècle perturbant, serait condamner l’alternative à la marginalité.
Les Communistes unitaires ont en commun de porter dans les différents espaces existants la nécessité de la relance d’un processus agrégeant l’arc le plus large possible de forces (citoyens, réseaux, organisations…). Ils seront partie prenante de la préparation et de la tenue d'un processus de type "Etats généraux", comme l'idée en a déjà été lancée. Cela inclura la nécessité de déterminer des modes de travail et de décisions transparents et démocratiques. Les Communistes unitaires seront particulièrement vigilants pour que le processus d’appropriation citoyenne de la politique soit au cœur de la construction politique.
Pour participer à cet effort, qui ne sépare à aucun moment continuité et mouvement, pour que la gauche de transformation devienne une force politique, de façon durable et non ponctuelle ou conjoncturelle, forte à la fois de l’autonomie des espaces qui y contribuent et du travail en commun, les Communistes unitaires confirment qu’ils sont prêts à agir, avec toutes celles et ceux qui le souhaitent. Ils prendront des initiatives politiques en ce sens.
Dans le cadre de cet effort, ils entendent engager un travail de refondation (ou de redéfinition) du communisme, non pas comme s’il s’agit d’un horizon lointain ou d’un travail abstrait, mais pour contribuer de manière immédiatement pertinente et utile à un projet collectif de transformation sociale.
L'association des Communistes unitaires a précisément pour objet de contribuer à l'ensemble du travail sur le communisme et sur la refondation d’une gauche de transformation.
Pour l'art et la culture (revue Cassandre/horschamp)
Nous appelons le monde politique au devoir de combattre le divertissement marchand et le populisme télévisuel. Défendre le service public de la culture
Nous sommes les héritiers de luttes et d'utopies magnifiques, du grand mouvement de l'Education populaire, les enfants ou les petits-enfants des pionniers de la décentralisation théâtrale française de l'immédiat après-guerre. Et nous l'affirmons encore comme nous l'avons longtemps répété : face à une Europe soumise aux impératifs délétères de la rentabilité, face à une offensive sans précédent de l'ultralibéralisme, le service public de la culture français doit être actualisé, consolidé, défendu, et porté comme un exemple pour les autres !
Nous avons fait face, ces dernières années, à une déferlante du divertissement marchand et du populisme télévisuel, parallèlement à un affaiblissement des missions de service public de la culture. Nous avons dénoncé le risque d'une instrumentalisation de l'art au profit d'une logique de rentabilité, en termes médiatiques et touristiques, au détriment d'un "partage du sensible" par l'ensemble de la population. Nous nous sommes insurgés contre une dérive gestionnaire tendant au formatage des projets et des initiatives inclassables. Nous nous sommes inquiétés du rôle croissant que l'on veut faire tenir à l'argent privé dans la culture. Ces dérives, qui n'épargnent pas des institutions publiques, mettent en danger le sens même d'une politique culturelle.
Dès novembre 2006, nous avons lancé un appel aux candidats à l'élection présidentielle française pour qu'ils considèrent avec sérieux la place de l'art et de la culture dans leurs programmes. Peut-être cela n'a-t-il pas été tout à fait inutile, mais l'état actuel des consciences est tel que nous n'avons pas réussi à provoquer l'écho et les réactions que nous estimions indispensables sur cette question vitale pour l'avenir de notre civilisation. Si les "politiques" français ne veulent ou ne savent pas s'emparer sérieusement de cette question fondamentale pour résister au formatage annoncé des "cerveaux disponibles", la responsabilité nous incombe de résister à la fatalité historique en les rappelant à leur devoir.
Nous n'avons pas le droit de renoncer, de nous contenter de protéger des intérêts égoïstes, corporatistes ou lobbyistes. Dans un contexte européen teinté de néolibéralisme, des dispositifs extrêmement précieux, construits dans notre pays au prix de nombreux combats depuis l'immédiat après-guerre, sont aujourd'hui en péril. Les bonnes intentions ne suffiront pas : il nous faut impérativement faire aujourd'hui exister un outil de défense et de proposition pour le service public de la culture français. Nous proposons aux artistes de toutes disciplines, aux acteurs culturels, aux citoyens de s'allier pour défendre ces fondamentaux de notre civilisation que sont l'art et la culture et rappeler qu'ils ne peuvent exister et se développer hors des impératifs de rentabilité, que s'ils sont portés par un puissant service public de la culture.
Premiers signataires : Ariane Ascaride (actrice), Anne Alvaro (actrice), Patrick Bouchain (architecte), Patrick Champagne (sociologue), Guy Benisty (Githec), Jean-Louis Comolli (réalisateur),
Catherine Dasté (metteur en scène), Christine Dory (réalisatrice), Nicolas Klotz (cinéaste), Marc Lacreuse (collectif Education populaire et transformation sociale), Laurent Laffargue (metteur en
scène), Jean-Claude Lallias (Forum pour l'éducation artistique), Noémie Lvovski (réalisatrice, actrice), Henri Maler (universitaire, association de critiques des médias Acrimed), Pepito Matéo
(conteur), Marie-José Mondzain (philosophe), François Morel (comédien), Francis Pedizzi (directeur de la Scène nationale de Calais, Syndeac), Elizabeth Perceval (scénariste), Robin Renucci
(acteur), Christian Salmon (auteur, fondateur du Parlement international des écrivains), Sapho (chanteuse), Renata Scant (metteur en scène, compagnie Théâtre Action), Daniel Le Scornet (ancien
président de la Fédération des Mutuelles de France), Céline Sallette (comédienne), Philippe Tancelin (poète, philosophe), Daniel Terrolle (anthropologue) et Pascal Vannson (comédien). Et les
structures : Syndicat national des arts vivants (Synavi), Ecrivains associés du théâtre (EAT), Association nationale de recherche et d'action théâtrale (Anrat), bureau national de Sud Cultures
solidaires.
http://www.horschamp.org/
La guerre contre la culture libre a commencé : échanges entre le Maire d'Oyonax (01), Jacques Gobet et les Ogres de Barback (groupe de musique).
L'Appel de Gauche Avenir
Face à une droite décomplexée, la gauche est aujourd’hui désorientée, écartelée et sans véritable repère unifiant. Elle a le devoir de redéfinir des valeurs claires et mobilisatrices ainsi que des objectifs simples. Il s’agit là d’un préalable à toute " refondation ", " rénovation " ou " rassemblement ".
C’est ainsi, en ne se trompant ni sur le diagnostic ni sur la méthode, que l’on redonnera espoir à celles et ceux qui se reconnaissent dans la gauche.
En créant Gauche Avenir, nous voulons contribuer, en dehors des partis, de leurs enjeux de pouvoir et des rivalités de personnes, à cette " redéfinition ". Issus de différentes sensibilités politiques, sociales et culturelles, nous souhaitons rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent s’associer à cette démarche et qui, sans se renier, ont compris que le monde a changé et que de nouvelles aspirations se sont fait jour. Cette démarche, patiente et sérieuse, s’appuiera sur une volonté de dialogue, d’écoute et d’ouverture à tous les courants de la gauche.
Nous appelons à nous rejoindre (www.gaucheavenir.org) les hommes et les femmes qui partagent notre analyse et qui veulent œuvrer à ce renouveau en redonnant toute sa place à la culture de gauche dans le débat d’idées.
Premiers signataires : Abdi Mohammed (président d’association), Attar Michèle (membre du Conseil économique et social), Candar Gilles (historien), Cabanes Claude (journaliste), Champagne Patrick (sociologue), Corbière Alexis (élu municipal à Paris), Duron Jacques (membre du Conseil économique et social), Gayssot Jean-Claude, Gendre Pierre (syndicaliste), Laignel André (député européen), Lefebvre Rémi (professeur de sciences politiques à l’Université de Reims), Levaï Ivan (journaliste), Lienemann Marie Noëlle (députée européenne), Marlière Philippe (politologue), Maurel Emmanuel (conseiller régional, Directeur de la revue " parti pris "), Moglia Michael (conseiller régional, Président du club CSPRG), Pena-Ruiz Henri (philosophe), Quilès Paul, Wurtz Francis (Président du groupe Gauche Unitaire Européenne au Parlement européen)
4 juin 2007
La rencontre Nationale des Communistes Unitaires (programme provisoire) : Envisageons ensemble le bilan de la séquence politique qui se termine et les
perspectives.
Matin - Résultats des scrutins de 2006 du point de vue du mouvement des idées dans la société française.
Débat sur le bilan de la période et les enjeux auxquels nous sommes confrontés, précédé d’une introduction
Après-midi : Interventions de camarades italiens, allemands et belges sur les expériences et constructions en cours dans d’autres pays européens.
Quelle recomposition politique de la gauche, de la gauche de gauche ? Quelle contribution immédiate du communisme politique, des communistes unitaires à une dynamique de transformation sociale ?, précédé d’une introduction.
Samedi 30 juin à l’Université Paris VIII à Saint-Denis (93)De 9 h 30 à 18 h, Amphi B1 (Métro ligne 13, station Saint-Denis Université)
A L’INITIATIVE DE L’ASSOCIATION DES " COMMUNISTES UNITAIRES " DE HAUTE-GARONNE (PCF, LCR, non
encartés…).
SAMEDI 16 & DIMANCHE 17 JUIN 2007
CONFERENCE – DEBAT / ENTREE LIBRE
Université de Toulouse
salle de l'Arche
Metro Mirail-Université
ALTERMONDIALISME, MARXISME, COMMUNISME : Bilan, perspective, organisation ?
Prise de parole libre entre citoyens,
militants politiques, syndicalistes, associatifs…
SAMEDI
10h30 : accueil
11h–13h30 " Antilibéralisme et Anticapitalisme, quelle
différence ? " par Michel HUSSON, Économiste, Chercheur et Altermondialiste)
13h30-14h30 : Repas sur place (à réserver)
14H30-18h30 " Bilan et perspectives des luttes altermondialistes : les expériences
d'organisations politiques alternatives au Brésil, en Allemagne et en Italie " par Christophe AGUITON, syndicaliste, militant d'ATTAC et d'AC, auteur de
" Quelle démocratie voulons-nous? " ed. La Découverte
18h30-20h00 : apéritif / repas sur place (à réserver)
20h00-22h " Quelle organisation des communistes unitaires
Création de l’association
départementale (statuts, cotisations, mode de fonctionnement, lien avec le national... )
Organisation de cycles de discussions publiques,
Confection et maintenance d'un journal électronique,
Création de liens avec les autres composantes anti-libérales
…
DIMANCHE
9h00 : accueil
9h30-12h30 : " Quel communisme
aujourd’hui ? Quel peut être son apport dans la construction de l’alternative à gauche? " par
Pierre ZARKA, membre des Communistes Unitaires, animateur de l'" Observatoire des Mouvements de la Société "
Contact :
communistesunitaires31@yahoo.fr
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