Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

le rassemblement de la gauche antilibérale

Lundi 8 janvier 2007

CONFEDERONS-NOUS !

 L'année 2006 s'est conclue par un échec. Les forces ou courants de gauche qui ont appelé à voter non au traité constitutionnel n’auront pas voulu ou su transformer les aspirations antilibérales du peuple de gauche en force électorale.

 Rarement la gauche de transformation n’aura trouvé circonstances aussi favorables pour changer la donne et renvoyer les socio-libéraux au statut minoritaire qui pourrait être le leur. Résultat ? Elle se retrouve dans l’incapacité de peser réellement sur les élections présidentielles ! Au Parti socialiste, les courants de gauche vont faire campagne pour une tenante du « oui » au TCE qui ne cache pas ses sympathies pour le Blairisme et a pris le programme de son parti – cette synthèse que nombre de leurs ténors brandissaient comme preuve de leur influence retrouvée ! – pour un chiffon de papier. A « gauche » du PS, Jean-Pierre Chevènement a rallié Ségolène Royal dès premier tour pour de maigres garanties de survie électorale. On se demande encore comment le pourfendeur du « pareil au même » en 2002 va convaincre ses militants que la relance de l'Europe à partir des régions ou le possible droit de véto de ces dernières sur des décisions de l’état – entre autres « idées » avancées par la candidate - se marient aisément avec leur culture républicaine ? A l’extrême gauche on n’attendait rien d’Arlette Laguiller et de Lutte Ouvrière. Un peu plus d’Olivier Besancenot et de la LCR qui vont retrouver la posture favorite du « on vous l’avait bien dit » comme si leur décision de s’écarter du processus unitaire n’avait été d’aucun effet sur son issue.

Car on sait donc désormais que « nous » - la gauche antilibérale - ne serons pas à même de rebattre les cartes de cette élection. Nous serons donc tombés devant l’obstacle d’une 5ème République qui n’en finit plus de personnaliser le débat politique. Notre diversité était telle – une richesse aussi ! – que nous savions périlleux de vouloir la synthétiser en une seule figure. La raison initiale de notre échec vient de là : certes nous affirmions en cœur vouloir subvertir, au cours même de la campagne, ce régime présidentiel que notre programme se fixait pour priorité d’abolir mais combien, parmi les sensibilités ou les principales personnalités de notre démarche, ont réellement cru possible d’imposer notre collectif de porte parole au même titre que celui ou celle que nous aurions retenu pour le bulletin de vote ? Or cette construction qui a fait le succès des meetings de la campagne référendaire et de ceux de novembre dernier n’était pas seulement la manière de contourner cette difficulté objective mais bien la condition d’un bon résultat. Car soyons convaincus qu’il n’y aura pas dans notre pays de transformation sociale sans un changement radical de ses institutions. Forgées historiquement pour un homme providentiel, elles sont en effet désormais parfaitement adaptées au bipartisme mou dont rêvent l’UMP et bon nombre de dirigeants du parti Socialiste.  

 

 

 

 

Sauf à justement composer avec cette mise en spectacle du politique comme le font, chacun à leur manière, Lutte Ouvrière avec Laguiller et la LCR avec Besancenot, il n’y a pas de demi mesure entre la personnalisation assumée totalement par Mme Royal et une démarche qui serait pour le coup radicalement « anti système » parce que soumettant au débat citoyen sa stratégie et son programme sans l’artifice du vedettariat. En admettre vraiment le bien fondé nous eut permis de relativiser l’identité du candidat et de lui donner un profil « trait d’union » entre toutes les sensibilités.  

 

La tâche était encore plus rude qu’imaginée et rétroactivement il serait trop simple d’en réduire l’échec aux intérêts d’un parti fut-ce-t-il le plus important. En imaginant en réalité aucune autre candidature que Marie-George Buffet, le PCF a largement participé à gripper la machine mais il est loin d’être le seul.

 Mais il est une seconde raison dont il est impératif de tirer les leçons. Cet échec clôt en effet une période qui a vu le rapport privilégié entre des secteurs – organisés ou pas – de la « gauche critique » (pour aller vite nombre de signataires de l’appel dit « Ramulaud ») et le PCF. Initiée sur le champs électoral lors des Régionales en Ile de France, cette alliance aura notamment servi de matrice à « l’appel des 200 » et, pour finir, donné la plupart des acteurs du collectif national pour des candidatures unitaires. Problème : s’il y a un accord tacite – l’alliance se fait avec un PCF pièce essentielle de l’échiquier mais pas autour de lui – la réalité dit toute autre chose car, sans même parler du dessein réel ou pas de sa force principale, l’évolution parait prévisible quand il y a si forte disproportion de militants, de moyens financiers, d’élus. Cette ambiguïté explique bien des illusions qui auront explosé de rude façon : jusqu’au bout le PCF a cru que ses « alliés », trop petits pour ne pas être satellisés, allaient accepter la candidature de Marie- George Buffet, jusqu’au bout ces derniers (dont le Mars) ont cru que le PCF allait privilégier la démarche en cours à toute auto-affirmation quitte à trouver en Francis Wurtz un compromis de dernière minute.  

 

 

Qu’au sortir de sa campagne en solitaire le PCF reste ou pas (à partir de la faiblesse prévisible de son score on ne peut malheureusement pas exclure une satellisation mortelle autour du PS ou au contraire une crispation sectaire) disponible pour le rassemblement de la gauche antilibérale, il appartient à tous ceux qui viennent de montrer jusqu’au bout leur disponibilité pour reconstruire une vraie force de gauche de tirer les leçons de l’année passée. Elles imposent de s’unir pour créer à l’avenir les conditions de la réussite de toute la gauche antilibérale. Nous disposons pour cela de plusieurs acquis essentiels et inédits : nous avons une stratégie et l’ébauche solide d’un programme, nous sommes des milliers de « militants » (organisés ou pas) désireux de les porter, forts d’une expérience dynamisée par des victoires (TCE, CPE notamment), porteurs de cultures politiques différentes et de la richesse innovante du mouvement social.  

 

Pour réussir il conviendra de se garder de tout sectarisme, de rester ouverts aux apports de chaque courant mais, aussi, de s’organiser. Une construction de type confédérale parait la mieux appropriée car souple et pouvant réunir aussi bien des mouvements de formes différentes que des adhérents directs tout en restant ouverte aux organisations qui souhaiteraient la rejoindre. Ses premières apparitions pourraient avoir lieu par des prises de position pendant la campagne présidentielle et, surtout, par une affirmation plus forte aux législatives. Si du formidable élan citoyen que nous vivons depuis deux ans devait sortir pareille promesse pour la gauche, l’année 2007 commencerait alors mieux que n’aura fini celle de 2006.  

 

Eric Coquerel 

Président du Mars (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale)


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 12 janvier 2007

« La stratégie de rassemblement des composantes se réclamant de la gauche anti-libérale - autour d’une candidature commune aux présidentielles - a échoué. Cet échec est à relativiser. Il a cependant créé du désappointement parmi les nombreux anti-libéraux authentiquement unitaires. L’ambition de rassemblement s’est brisée sur les logiques très particulières, chacune à sa manière,  des directions du Parti Communiste Français et de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Il semble désormais évident pour tout le monde que les responsables de ces formations n’ont jamais sérieusement envisagé de lever les obstacles clairement identifiés. En toute duplicité et à chaque étape de la discussion, ils ont - pour leur propre compte - pris le contre-pied de ce qu’il fallait faire pour assurer la réussite de l’inédite entreprise de rassemblement. En outre, en utilisant un double langage, ils ont ajouté aux difficultés et installé un détestable verbalisme sectaire au sein de la gauche anti-libérale. Cependant, ne nous trompons pas. Si cet échec relatif peut constituer un handicap pour la gauche, il n’écrit pas la fin de l’histoire et ouvre, paradoxalement, un nouveau champ de possible.

Notre objectif devrait être réaffirmé encore plus clairement. Face au danger d’une aggravation dévastatrice des politiques libérales initiées en France et en Europe, nous avons plus que jamais le devoir de contribuer à la défaite de toutes les droites flanquées de leurs extrêmes. Nous avons plus que jamais le devoir de contribuer à la victoire de la gauche. Nous n’avons pas à nous résigner et à abandonner au seul Parti socialiste la conduite du combat pour le changement. Si l’une des conditions nécessaires à la mise en œuvre d’une autre politique peut et doit être remplie dès le prochain printemps, personne ne peut prétendre l’emporter démocratiquement sans rassemblement. Le Parti socialiste n’est pas toute la gauche. Il ne possède pas en lui-même l'énergie nécessaire au verrouillage à droite et à l'ouverture à gauche des portes de l'avenir. 

De plus, le Parti socialiste n'est pas en capacité de résoudre seul l'ensemble des problèmes posés à la société française. Bien que ponctuellement dominant à gauche, il n'en constitue nullement la « force motrice ». De par sa nature, il ne possède ni la détermination, ni le dynamisme du mouvement populaire. C'est dans ce contexte noué de contradictions qu'il nous appartient de répondre positivement au formidable désir de changement qui s'exprime dans le pays. La longue expérience de notre peuple nous l'enseigne, pour réussir la gauche doit marcher sur ses deux jambes. 

La gauche balbutie depuis trop longtemps parce que sa jambe gauche, son aile la plus déterminée, demeure affaiblie et dispersée. Il faut impérativement travailler à la reconstitution de l'union, rééquilibrer la gauche afin de la nourrir d'une forte volonté de transformation. Par delà les résultats des prochaines échéances, enrichis des enseignements de la récente période, toutes les raisons qui motivent la naissance d'une nouvelle force politique de transformation sociale et démocratique vont devenir encore plus probantes. Pour faire du neuf, nous aurons besoin de clarifier notre positionnement à gauche, de définir une nouvelle stratégie de rassemblement, un projet et très certainement de trouver les formes d'organisation appropriées afin de donner une plus grande légitimité démocratique au « mouvement » et à ses animateurs. »

 

                                    Donner de l'air et du souffle à gauche ! Tels sont les enjeux des prochains mois.

Le 8 janvier 2007

Louis Aminot 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 janvier 2007

I / - Appréciation de la situation et état des lieux de notre projet stratégique  

 

II / - Nos perspectives des prochains mois  

 

III / - Sur la structuration et le fonctionnement : définir des règles provisoires.  

 

 

 

I / - Appréciation de la situation et état des lieux de notre projet stratégique. 

Ce premier point de notre ordre du jour vise permettre l’intervention la plus large des représentants des collectifs, autour des considérations suivantes. 

La victoire du non au TCE a confirmé que notre peuple refusait majoritairement le libéralisme économique. Nous avons cherché depuis à donner une traduction politique à cette dynamique et aux mobilisations sociales qui l’ont précédées ou suivies. C’est sur cette espérance que s’est construit l’appel originel de notre démarche unitaire, celui du « 10 mai ». Il appelait à, tout à la fois, battre la droite, changer la donne à gauche en inversant le rapport de force avec les socio-libéraux et plus largement à construire un rassemblement durable. 

Cette ambition reste valable mais il nous appartient de débattre de son application à partir de la situation politique générale actuelle, caractérisée notamment par la montée en puissance de la bi-polarisation Sarko-Sego (deux variantes du libéralisme économique), et d’un état des lieux de notre rassemblement qui est à la fois marqué par des acquis (nos rencontres de septembre et d’octobre et les deux textes qui en sont issus, ‘Ambitions-Stratégies’ et le ‘document programmatique des 125 propositions’) mais aussi par l’échec qui a malheureusement conclu notre recherche d’une candidature unitaire. 

Pour dresser cet état des lieux, il convient de revenir sur différentes péripéties qui ont caractérisé la période la plus récente et que l’on peut résumer en 6 points :  

 

  1) Après celle de la LCR, la décision unilatérale de la direction du PCF de renoncer à la démarche unitaire et consensuelle et de présenter la candidature de MG Buffet, au nom d’une interprétation fallacieuse des débats des collectifs ;  

 

  2) Les nombreuses réunions des collectifs locaux tenues depuis lors, qui témoignent d’une réelle dynamique ; 

 

  3) La conférence de presse commune de nos autres candidats potentiels, dont la pertinence a été approuvée par tous les autres membres du collectif ayant appelé à la présente réunion ;  

 

  4) La candidature de Ségolène Royal qui accentue le caractère social-libéral de la campagne du PS, tourne le dos aux exigences populaires et aggrave le divorce entre la colère sociale et l’offre politique. Son orientation sociale-libérale démontre l’impossibilité d’envisager un accord gouvernemental ou parlementaire avec le PS. Sa direction joue sur le réflexe « ne pas recommencer le 21 avril 2002 » et tente de culpabiliser les électeurs anti-libéraux, alors que ce n’est pas la multiplication des candidatures anti-libérales en 2002 qui a causé l’échec de Jospin, mais le bilan de la gauche plurielle.  

 

  5) La crise manifeste de tous les appareils politiques (Verts, LCR, PCF), sans même parler des frustrations existantes, chez les socialistes partisans du non.  

 

  6) La pétition lancée en vue d’une candidature de José Bové, sur laquelle les membres du collectif national ont des appréciations différentes, mais qui considèrent tous que cette différence ne doit pas entraver la volonté de construire ensemble, un rassemblement durable.  

 

Sur ces questions, sur lesquelles l’information est très largement partagée, les membres du collectif national estiment qu’ils n’ont pas qualité pour développer une analyse propre (différentes contributions circulant largement) et ils considèrent, au contraire, que le plus important est l’échange entre tous les membres des collectifs.  

 

II / - Nos perspectives des prochains mois  

Même si nous sommes marqués par le choix de la division imposée par le noyau de direction du PCF et de la LCR qui ont préféré les logiques d’affirmation de partis aux efforts qu’appelaient le combat pour la constitution d’un rassemblement antilibéral, il s’agit toujours pour nous d’installer dans la durée la réalité d’un rassemblement antilibéral. 

Nous proposons de ne pas changer d’objectif et de chercher à rassembler toutes les forces, pour les urgences sociales et politiques que nous connaissons. Nous devons le faire en prenant en compte une grande diversité des situations locales. Nous poursuivons, avec lucidité dans un contexte difficile, la construction d’un rassemblement de l’ensemble des forces antilibérales. 

Nous devons donc nous soucier de débattre afin de lier des activités différentes. Ici, reprenons les réflexions des militant-e-s et des collectifs. Nous devons réaliser partout des espaces publics de débat, et nous devons aussi définir notre implication dans les législatives, avec ou sans une candidature crédible à la présidentielle, et prévoir, dès maintenant, la tenue d’Assises à l’automne, étape de notre construction collective.  

 

- Activités locales de débats publics. 

Une partie des collectifs locaux demande une coordination afin de pouvoir intervenir durant les mois qui viennent, avec ou sans candidature à la législative. Cela prendra la forme de l’implication des grands meetings et des initiatives communes au niveau départemental ou régional comme celle de l’animation, locale, d’espaces et de rendez-vous de débat. A partir des textes adoptés en septembre et en octobre, nous devons défendre nos propositions, intervenir dans les enjeux généraux de la campagne. Cela vaut pour toutes les luttes qui appellent un soutien et des propositions politiques afin de tracer des perspectives. Certains de ces thèmes devraient être coordonnés. Plus généralement, il nous faut prévoir de tenir ces débats publics, afin de construire préciser et populariser nos propositions, en lien avec les différents regroupements de militants des organisations du mouvement social.  

 

- Présidentielle

La consultation des collectifs, faussée depuis des mois par la pratique de la direction du PCF, n’était pas terminée avant que Marie-George Buffet ne se mette à l’écart de notre rassemblement et parte seule en campagne. 

Aucun des candidats déclarés ne peut se réclamer de la démarche unitaire que nous avons souhaitée.

Actuellement, la plupart d’entre nous expriment le besoin d’une intervention lors de la campagne présidentielle. 

Nous devons discuter des conséquences de l’Appel à José Bové, avec les difficultés que nous devons savoir reconnaître : il peut être ressenti comme ne faisant pas le consensus et il apparaît nettement que sa candidature n’a pas vraiment été discutée durant les mois écoulés, qu’on le regrette ou pas.

Nous avons à clarifier une discussion qui a pris une grande ampleur et montre bien la puissance de la dynamique antilibérale qui veut s’affirmer pour créer le rapport de force indispensable.

Prenons soin de bien entendre la proposition faite et en discuter toutes les précisions souhaitables. Portons ainsi le maximum d’attention aux objections et aux prudences, car une partie de l’agacement entre diverses sensibilités viennent des mois écoulés et des déceptions récentes. 

Tout en assumant les contradictions de la situation, nous ne voulons pas dévier de nos options. C’est pourquoi nous soumettons à l’ensemble des collectifs et des militants un résumé qui devrait nous guider dans la rédaction d’une déclaration issue de notre réunion. 

L’expérience a montré que la recherche d’un consensus est seule compatible avec l’espoir fondateur de nos collectifs. Dans cet esprit, une candidature des collectifs unitaires n’est possible que si elle répond aux quatre conditions suivantes : 

qu’elle se situe dans le cadre du travail réalisé depuis des mois par les collectifs unitaires, en particulier les textes du 10 septembre et des 14 et 15 octobre ; 

qu’elle s’inscrive dans le cadre d’une campagne et d’une candidature collectives ; 

de pouvoir lier cette candidature à un engagement à aborder les législatives dans le même esprit. 

que ce soit une candidature « trait d’union », visant à rassembler l’ensemble des forces engagées dans le processus et non une candidature supplémentaire ;  

 

Pour l’instant, nous prenons acte que les directions de la LCR et du PCF empêchent qui que ce soit de correspondre à ces conditions. Nous comprenons donc ce qui s’exprime dans la volonté d’une candidature antilibérale malgré tout : elle démontre l’aspiration à ne pas renoncer. Mais, si elle n’était pas le résultat d’un consensus, elle ne serait pas celle du rassemblement des collectifs unitaires. 

Evidemment, nos discussions vont s’ordonner autour de ces questions. Et un projet de déclaration sera préparé, présenté et discuté le 20 et le 21. 

 

- Législatives 

Pour les législatives, il faut nous en saisir, immédiatement, avec une grande énergie. Notre discussion au sujet de la présidentielle ne nous a pas permis de prendre suffisamment conscience, collectivement, des enjeux, des difficultés et des activités qu’elles représentent. 

Tous les collectifs doivent donc en discuter, participer rapidement à leur prise en charge. 

La campagne pour les législatives est de fait aujourd’hui en partie autonome des choix différents fait ou qui seront faits à la présientielle.  

 

Enjeux 

À la charnière entre élections nationales et élections locales (qui suivront l’année prochaine) : municipales et cantonales. Avec ou sans lien étroit à une campagne présidentielle, des candidatures aux législatives, nombreuses et fédérées, sont décisives pour construire la perspective de l’unité de toutes les forces antilibérales. Une présence significative aux législatives créé les conditions d’une continuité de notre construction politique et de son effet dans le champ politique. Test pour une implantation de nos propositions, autour de militant-e-s choisi-e-s par les collectifs locaux. 

Nécessité du rapport de force

Nous allons, dans la plupart des départements, proposer notre démarche alors que le PCF aura déjà choisi ses candidats. Cela ne doit pas nous arrêter. 

Nous proposons de chercher à avoir le maximum de candidats que nous puissions présenter ou soutenir dans le cadre de notre démarche de rassemblement unitaire antilibéral et porteur de ce label.

Nous voulons que, dans la majorité des cas, cela soit des candidats choisis par les collectifs. Dans d’autres cas, il pourra s’agir de candidats déjà désignés par leurs organisations. 

Pour cela, nous proposons que les collectifs s’engagent dès maintenant au niveau local dans des discussions avec les sections de la LCR, du PCF et avec les groupes de militants antilibéraux existants sur leurs territoires.

Dans le même temps, nous proposons que les coordinations départementales opérerent la même démarche pour s’assurer du respect de la diversité politique des candidats, de la parité et de la diversité des origines. 

Soit un accord est possible et les candidats seront labellisés. Soit un accord est impossible et cela fera partie de la discussion d’un accord de répartition au niveau national avec la LCR et le PCF.

Au niveau national, nous proposons de prendre contact immédiatement avec les directions de ces organisation pour leur proposer cette démarche. 

En tout état de cause, nous estimons que la présence d’un maximum de candidats issus des collectifs est indispensable. 

Dès ce week-end, un travail de commission doit permettre de faire un premier recensement des possibilités de présentation dans les départements.

Nous devons avoir un label commun, du matériel adapté, à partir des 125 propositions. Un travail de préparation spécifique sera donc à assurer, tant nationalement que régionalement. Nous devons viser à une organisation de cette campagne législatives la plus présente possible nationalement et nous devrions, par exemple discuter de la possibilité d’aider par une conduite coordonnée de nombreuses tâches (publications, communiqués de presse, initiatives coordonnées...). 

Voilà les éléments de construction d’un rapport de force pour les législatives que nous proposons au débat.  

 

- Assises en préparation pour l’automne 

Dès maintenant, la perspective d’un nouvel espace politique doit être mûrie. Sans doute les débats à ce sujet ont-ils même commencé. Mais ils peuvent prendre du temps : références idéologiques, bilans des formes parti, notion de confédération et d’autonomie des courants, souci d’une construction qui soit démocratique, avec le temps de discussion nécessaire pour rassembler autour de principes et de méthodes communs. Sont au cœur de ces débats toutes les questions liées à la façon d’envisager une force politique nouvelle, changeant les rapports entre la mobilisation populaire et la politique au sens institutionnel Ce serait aller trop vite que de vouloir se constituer maintenant en association structurée, voire une telle organisation, qui mérite d’être discutée amplement. 

Sauf brusque accélération, les discussions au sujet d’une nouvelle forme d’organisation, avec tous ses enjeux, prendront du temps ; et il est donc très souhaitable que des questions, des thèmes de discussions soient choisis et animés au cours des prochains mois. Les Assises doivent être un relai dans la stabilisation de notre cadre d’activité tout en marquant une avancée dans les discussions liées aux perspectives d’organisation politique nouvelle.  

 

III / - Sur la structuration et le fonctionnement : définir des règles provisoires. 

 

Deux exigences : 

   S’adapter à la nouvelle situation : malgré l’échec du projet d’une candidature unitaire rassemblant l’ensemble de l’arc de forces du 29 mai, les collectifs doivent continuer à exister, à faire vivre les acquis communs et à intervenir 

 

   Ne pas brûler les étapes et anticiper par rapport aux changement à venir, avec leurs inconnues : candidature ou non à la présidentielle, type d’affirmation lors des législatives , approfondissement des contradictions politiques au sein des diverses composantes au lendemain des échéances électorales dans un contexte politique radicalement changé...  

 

Organiser des règles communes provisoires : 

Les mesures organisationnelles à prendre doivent être conçues comme provisoires, pour affronter les quelques mois à venir :

 

   Il convient de mettre sur pied des coordinations départementales des collectifs pour structurer le réseau souple de collectifs qui est la réalité de notre mouvement.  

 

   Constituer un collectif national de coordination regroupant au moins pour moitié des représentants des collectifs locaux, principalement issus des régions, avec une représentation des sensibilités politiques et des personnalités.  

 

Dans la journée du 20, une commission doit préciser les propositions de nouvelles règles de fonctionnement et de financement.

D'autres documents (forum, contributions... ) sont disponibles sur

http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3?id_article=1326  


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 18 janvier 2007

Salut à tous,

Le 19 novembre dernier j’étais au Sénégal, à St-Louis, au nord de Dakar, pour prendre le départ d’une course à la rame en solitaire. Destination Cayenne en Guyane.

Mon bateau s’appelait : "L’homme ou le marché " 2007 l’heure du choix". J’avais décider de ramer pour promouvoir la candidature anti-libérale aux prochaines présidentielles. Je n’aime pas trop ce anti qui a une connotation négative, mais bon, il faut bien trouver une formule concise pour exprimer une intention.

Dès le départ, je chavirais dans la barre à l’embouchure du fleuve Sénégal. Dur, dur. Porter un tel message et chavirer dès le départ c’est moyen. Retour au port. Vider le bateau, évaluer les dégâts, essayer de repartir. 2 jours plus tard, le mardi 21 novembre, à 13h13 je reprenais la mer. Ouf !

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. J’allais pouvoir me battre.

Je ramais comme un fou pour recoller au peloton. Ramer, manger, boire, dormir. Ramer, manger, boire, dormir. Trois semaines plus tard, j’étais en seconde position, à un jet d’aviron du premier. Mon message était toujours audible. Je portais fièrement les couleurs de la gauche anti-libérale.

A ce moment précis, patatras, je suis pris dans des nœuds de courant qui me font faire du surplace durant quasiment une semaine et mon téléphone par satellite, seul moyen de communication avec la Terre, tombe en panne. Plus d’infos sur la météo, sur les courants et sur tout le reste. Cata de chez cata. Je prie le ciel pour que mes concurrents soient à la même enseigne. J’arrive à repartir au Sud et continue la traversée sans infos, sans routage. Je flirte un peu trop avec la côte brésilienne. Des vents et courants contraires m’amènent inexorablement vers la mangrove. Fin de la course.

Jean-Yves Terlain, grande figure de la course au large, est venu, avec son Colombus, me récupérer dans les eaux café au lait du nord de l’embouchure de l’Amazone. Je n’ai pu amener mon bateau à Cayenne, je n’ai pu porter haut et fort les couleurs de la gauche anti-libérale. Snif !

C’est alors, sur Colombus, que j’apprends que la gauche anti-libérale n’a pu s’entendre pour désigner un candidat et que le PC a fait une OPA sur le mouvement en imposant Marie-Georges Buffet comme candidate. Je suis abasourdi.

J’avais assisté à St-Denis en septembre, à Nanterre en octobre, au Mans en novembre aux réunions des collectifs. Une telle énergie s’en dégageait que l’utopiste béat que je suis, pensait que rien, ni personne, n’arrêterait ce mouvement.

Je me rends compte que le mouvement explose au moment précis où je suis pris dans les courants contraires au milieu de l’Atlantique. Du coup tout devient logique. Comme dans le film de Spielberg où le petit garçon était connecté à E.T, mon projet était connecté à la gauche anti-libérale. Tout explose à terre, normal que ça parte en rideau en mer.

Je suis furieux de chez furieux. Je nous insulte, incapables que nous sommes de dépasser ce qui nous différencie, incapables d’utiliser l’énergie qui pourrait nous rassembler. 11 jours plus tard, rentré en Bretagne, m’étant documenté, j’en arrive à la conclusion suivante qui n’engage que moi.

J’avais été étonné par la forte présence du PC dans le mouvement anti-libéral dont, si j’ai bien compris, l’axe principal est la rupture avec le libéralisme. Conséquence : pas d’accord avec le PS dont l’objectif est de tenter de rendre supportable le libéralisme avec quelques pincées de social.

Je me disais que le PC risquait gros dans l’histoire. Il avait de nombreux députés, sénateurs, maires, conseillers généraux et régionaux élus grâce à des accords passés avec le PS. En se heurtant de plein front au PS dans le mouvement anti-libéral il mettait en péril sa boutique. Dans ma naïveté, j’avais pensé que le PC s’était rendu compte que le monde changeait et qu’il avait peu de chances, en la jouant en solo, de faire un meilleur score qu’en 2002. La plate-forme anti-libérale lui permettait de repartir à fond la caisse au sein d’un mouvement où il était parfaitement incontournable.

Mais pour y aller vraiment, il faut jouer la gagne et aller au carton avec le PS. Visiblement ça n’a jamais été l’intention du PC. 2002 et 2005 ont montré qu’il y avait une inquiétude, une interrogation qui avaient toutes les chances de vouloir s’exprimer en 2007.

D’où l’intérêt de phagocyter le mouvement, de le contrôler, de le représenter, pour en dernière minute l’offrir sur un plateau au PS, en invoquant le traumatisme de 2002, "Plus jamais ça", air connu. Le PS reconnaissant reconduisant les accords permettant au PC de conserver sa boutique, son fonds de commerce.

D’où l’OPA sur la candidature. Olivier Besancenot et une bonne partie de la LCR, pour ne citer qu’eux, avaient raison de se méfier. Peut-être le PC pensait-il que les autres composantes s’inclineraient de peur de faire capoter le mouvement. Il y a de fortes chances que le premier à mordre la poussière soit le PC. Pas les communistes, mais la structure communiste. On a tous en mémoire l’écroulement d’une structure communiste qui a été déposée au bord du chemin par des gens qui avaient tout simplement envie d’autre chose.

Il faut que la réunion des 20 et 21 janvier prochains permette de continuer à avancer.

Je ne peux m’empêcher de sourire (gentiment) quand j’entends José envisager que Marie-Georges Buffet se retire. Tous ses combats, ses arrestations, ses séjours en prison, n’ont pas réussi à l’empêcher d’y croire. C’est sans doute le contraire, ils n’ont fait que le conforter dans ses idées.

Durant ma traversée j’ai lu "Vers un monde sans pauvreté" le livre de Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006, fondateur de la banque Graamen qui accorde des micro-crédits à des personnes considérées comme insolvables.

Une phrase me revient : "On ne peut rien construire sans l’avoir imaginé, sans en avoir rêvé".

Utopions, frères & soeurs, utopions.

Cordialement,

Jo Le Guen

http://www.lhommeoulemarche.fr


Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Lundi 22 janvier 2007
 
REUNION NATIONALE DES COLLECTIFS DES 20 ET 21 JANVIER
 
En proposant à José Bové qu’il soit son candidat, la réunion nationale des collectifs prend la responsabilité d’initier cette candidature au nom du mouvement des collectifs antilibéraux. Quelques soient les précautions du texte pouvant le laisser apparaître comme un compromis, la réalité est là. Le reste n’est qu’habillage.
 
Une forte majorité de délégués présents à Montreuil estime que la dynamique derrière cette candidature est si forte qu’elle est capable de renverser les montages. Qu’elle est capable de rembobiner le film des derniers mois et d’incarner à elle seule l’ensemble de la gauche antilibérale. Capable, les autres candidats déjà déclarés se maintenant ou pas, d’atteindre un score significatif. Beaucoup, même, imaginent possible que ce résultat soit à la hauteur de celui que nous fixions à une candidature regroupant l’arc de force du non de gauche. Sans en partager la pertinence, nous ne dénions évidemment à personne cette analyse ni même, la légitimité de porter une telle candidature. Nous comprenons même ce qu’elle exprime de volonté de ne pas se résigner.
 
Mais la déclaration décide que cela mérite de faire prendre des risques au mouvement des collectifs. Risque de partition des collectifs entre eux et en leur sein, entre ceux qui soutiendront (sur la base du vote majoritaire de leurs membres ou du consensus ?) et ceux qui ne soutiendront pas cette candidature. Risque de ramener leur diversité aux sensibilités qui soutiennent la campagne de José. Nous pensons que cette décision nous éloigne toujours plus du rôle premier dont, ici, nous aurions du nous sentir avant tout délégataires : celui d’être les meilleurs rassembleurs de l’ensemble de la gauche antilibérale. A travers bien des interventions, nous pensons même que derrière cette logique en cours il y a en germe, consciemment pour certains, une autre dynamique : créer non le lieu de recomposition, ouvert, qui ambitionnerait de réunir à terme toute la gauche antilibérale, ce qui doit être notre but, mais un nouveau mouvement politique qui rassemblerait ceux qui aujourd’hui, parce qu’ils se sentent la légitimité de l’unité maintenue, vont faire campagne autour de José Bové. Le mouvement de l’une des sensibilités de la gauche antilibérale et non plus le vecteur, l’outil de son unité.
 
Nous regrettons aussi que pour arriver à cet objectif, on s’éloigne de la vision commune d’une candidature que nous placions résolument, dès la campagne, dans le cadre d’une 6ème république refusant la personnalisation. Ce n’est pas ici faire injure à José Bové, qui n’en a pas demandé tant, mais il lui faudra faire preuve d’une sacrée résistance au phénomène de personnalisation qu’une campagne présidentielle induit de facto quand elle démarre non par un engagement décidée tous ensemble avec lui, mais par une déclaration des collectifs qui lui propose une candidature dans laquelle il décidera ou non de se lancer fin janvier. Nous sommes loin des principes originels décidés ensemble.
 
Nous regrettons enfin certaines tournures de débats, notamment le samedi 20 janvier au cours de la commission « présidentielle », où il a été plus question d’imposer le choix majoritaire des délégués en rompant avec la méthode du consensus et de l’écoute respectueuse. D’autant que nous savons que n’est pas reflété dans cette décision toute la complexité et la diversité des plus de 600 collectifs unitaires existants.   
 
Vous l’aurez compris, nous pensons que cette décision parce que prise au nom du mouvement des collectifs – et que ceux-ci restent souverains localement pour prendre leur décision ne change rien à l’affaire – est davantage source de risque de division, de cloisonnement, de délimitation des différents courants de la gauche antilibérale, qu’une chance pour relancer à moyen terme le rassemblement de ce qui fut le non de gauche, et ce dans un objectif majoritaire.
 
Il aurait pu être envoyé un signe suffisamment fort et positif à l’attention de cette candidature sans impliquer le mouvement des collectifs. Cela l’aurait déjà singularisé des autres candidatures lui donnant une légitimité à tenter de rechercher l’unité espérée. Cette déclaration préfère la proposer immédiatement au nom de collectifs. C’est un choix, et pour nous une erreur. Nous ne chercherons pas à bloquer cette volonté, mais nous n’approuvons pas cette déclaration et nous ne souhaitons pas en être des acteurs durant la Présidentielle. Parmi les initiateurs de l’appel du 10 mai et ayant refusé que le mouvement des collectifs se fasse à la réunion nationale de St Ouen autour de l’une de ses forces à travers la candidature de Marie-Georges Buffet, nous appelons nos militants et tous les républicains de gauche à rester dans les collectifs, à y travailler dans le même esprit unitaire et à continuer à y promouvoir le rassemblement antilibéral. Sur cette même légitimité, nous demanderons provisoirement un statut d’observateur au collectif national qui va naître ici. Nous espérons également que les délégués auront la sagesse de ne pas conditionner la dynamique unitaire pour les législatives et les Assises de la rentrée au soutien de cette campagne présidentielle afin de laisser une chance dans l’avenir à ce que notre démarche redevienne celle de l’ensemble des collectifs et de leurs composantes.
 
 Montreuil le 21 janvier
          

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 22 janvier 2007

Déclaration issue de la réunion des collectifs unitaires pour une alternative à gauche réunis à Montreuil (93) les 20 et 21 janvier 2007 et proposant que José Bové soit le candidat de rassemblement de la gauche antilibérale, féministe, écologique et solidaire.  

Cette déclaration est représentative de la quasi unanimité des 600 déléguéEs de 300 collectifs environ et des membres du collectif national, toutes sensibilités confondues –AlterEkolo, LCR unitaires, Communistes unitaires, Alternatifs, Alternative citoyenne et CCAG, Socialistes unitaires, Objecteurs de croissance, personnalités- à l’exception de MARS, de la Gauche républicaine et du Cactus/La gauche qui ont émis des réserves  et restent dans le processus comme observateurs. 

 

La réunion nationale des Collectifs Unitaires Anti-Libéraux décidés à poursuivre jusqu’au bout l’action pour le rassemblement, les 20 et 21 Janvier 2007, considère qu’une candidature de rassemblement de la gauche antilibérale, féministe, écologique et solidaire, pour laquelle les Collectifs oeuvrent depuis mai dernier, est toujours possible. Le succès de l’appel « José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche » le démontre. 

 

La réunion nationale des CUALs propose que José Bové soit ce candidat.  

 

José Bové a annoncé qu’il prendra sa décision avant la fin janvier. Cette candidature aura pour base les textes adoptés par les collectifs  

 

-        les 125 propositions (« Ce que nous voulons »)

-        le texte « Ambition et stratégie »  

 

La réunion nationale des CUALs réaffirme l’objectif que toutes les forces qui étaient engagées dans la campagne pour le NON de gauche se retrouvent. Elle appelle le PCF et la LCR à renoncer à des candidatures séparées : Marie George Buffet et Olivier Besancenot doivent prendre toute leur place dans une campagne collective. 

 

La réunion nationale des CUALs décide d’organiser immédiatement une série de meetings pour porter notre programme d’alternative au libéralisme et notre exigence d’unité. 

 

Cette bataille sera collective et organisée autour de porte-parole représentants toutes les sensibilités du rassemblement.  

 

Au-delà et durant toute la campagne, chaque collectif et chaque militant décidera de son engagement. Le consensus se construit dans le respect de l’unité et de la diversité. 

 

Une nouvelle réunion nationale se tiendra début mars pour faire le point de l’action engagée, vérifier  qu’elle suscite une dynamique populaire et décider des suites à lui donner.  

 

Un collectif de campagne sera créé afin de prendre en charge les tâches de la campagne présidentielle en lien avec la coordination nationale issue de la réunion des 20 et 21 janvier.  


Ecrire un commentaire - Voir les 33 commentaires - Recommander
Samedi 27 janvier 2007
Brefs rappels :
 
Le samedi 20 janvier, un rapport de 15’, de Dominique Taddéi présente le texte d’introduction envoyé au préalable aux collectifs et diffusé imprimé aux participants Le débat s’engage avec des interventions de 3’ par personne. Il dure de 10h30 à 12h 30.
 
Il reprend l’après-midi, jusqu’à 17h.
Il est suivi de 3 commissions : sur la présidentielle, sur les législatives, sur les règles de fonctionnement.
 
En soirée, une commission de synthèse se réunit. Il lui est présenté un texte sur la présidentielle, qui est discuté et légèrement amendé.
L’ensemble du texte est présenté le lendemain matin par Pierre Cours-Salies, dimanche 21, et discuté partie par partie. La première fait accord (« Appréciation de la situation… »). La discussion porte ensuite sur la présidentielle. Le texte au sujet des législatives est peu discuté dans sa ligne générale ; la commission a surtout permis de dresser un premier état des lieux de ce qui se passe dans les collectifs locaux.
La partie III a été travaillée, à partir du texte introductif, afin d’en préciser la composition et le caractère provisoire.
 
Vers 13h, le dimanche, le texte, avec ses amendements notamment au sujet de la présidentielle a été à nouveau présenté et approuvé en Assemblée plénière.
 
 Henri Mermé a donné quelques indications sur le nombre de participants : 300 collectifs et sans doute entre 650 et 700 personnes.
 
Claire Villiers à proposé des éléments de réflexion en conclusion.
 
Voir plus de développements au sujet des discussions sur les sites.
 
Déclaration
issue de la réunion des 20 et 21 janvier
 
Cette version, établie le 24 au matin, intègre les mises à jour des diverses parties du texte d’introduction qui a servi de trame pour les débats.
 
I / - Appréciation de la situation
et état des lieux de notre projet stratégique.
 
Ce premier point de notre ordre du jour vise permettre l’intervention la plus large des représentants des collectifs, autour des considérations suivantes.
 
La victoire du non au TCE a confirmé que notre peuple refusait majoritairement le libéralisme économique. Nous avons cherché depuis à donner une traduction politique à cette dynamique et aux mobilisations sociales qui l’ont précédée ou suivies. C’est sur cette espérance que s’est construit l’appel originel de notre démarche unitaire, celui du « 10 mai ». Il appelait à, tout à la fois, battre la droite, changer la donne à gauche en inversant le rapport de force avec les socio-libéraux et plus largement à construire un rassemblement durable.
Cette ambition reste valable mais il nous appartient de débattre de son application à partir de la situation politique générale actuelle, caractérisée notamment par la montée en puissance de la bipolarisation Sarko-Ségo (deux variantes du libéralisme économique), et d’un état des lieux de notre rassemblement qui est à la fois marqué par des acquis (nos rencontres de septembre et d’octobre et les deux textes qui en sont issus, ‘Ambitions-Stratégies’ et le ‘document programmatique des 125 propositions’) mais aussi par l’échec qui a malheureusement conclu notre recherche d’une candidature unitaire.
 
Pour dresser cet état des lieux, il convient de revenir sur différentes péripéties qui ont caractérisé la période la plus récente et que l'on peut résumer en 6 points :
 
1)      Après celle de la LCR, la décision unilatérale de la direction du PCF de renoncer à la démarche unitaire et consensuelle et de présenter la candidature de MG Buffet, au nom d’une interprétation fallacieuse des débats des collectifs ;
 
 2)      Les nombreuses réunions des collectifs locaux tenues depuis lors, qui témoignent d’une réelle dynamique ;
 
 3)      La conférence de presse commune de nos autres candidats potentiels, dont la pertinence a été approuvée par tous les autres membres du collectif ayant appelé à la présente réunion ;
 
 4)      La candidature de Ségolène Royal qui accentue le caractère social-libéral de la campagne du PS, tourne le dos aux exigences populaires et aggrave le divorce entre la colère sociale et l’offre politique. Son orientation sociale-libérale démontre l’impossibilité d’envisager un accord gouvernemental ou parlementaire avec le PS. Sa direction joue sur le réflexe « ne pas recommencer le 21 avril 2002 » et tente de culpabiliser les électeurs anti-libéraux, alors que ce n'est pas la multiplication des candidatures anti-libérales en 2002 qui a causé l'échec de Jospin, mais le bilan de la gauche plurielle.
 
 5) La crise manifeste de tous les appareils politiques (Verts, LCR, PCF), sans même parler des frustrations existantes, chez les socialistes partisans du non.
 
 6) La pétition lancée en vue d’une candidature de José Bové, sur laquelle les membres du collectif national ont des appréciations différentes, mais qui considèrent tous que cette différence ne doit pas entraver la volonté de construire ensemble, un rassemblement durable.
 
Sur ces questions, sur lesquelles l’information est très largement partagée, les membres du collectif national estiment qu’ils n’ont pas qualité pour développer une analyse propre (différentes contributions circulant largement) et ils considèrent, au contraire, que le plus important est l’échange entre tous les membres des collectifs.
 
II / - Nos perspectives des prochains mois
 
Même si nous sommes marqués par le choix de la division imposée par le noyau de direction du PCF et de la LCR qui ont préféré les logiques d’affirmation de partis aux efforts qu’appelaient le combat pour la constitution d’un rassemblement antilibéral, il s’agit toujours pour nous d’installer dans la durée la réalité d’un rassemblement antilibéral.
 
Nous proposons de ne pas changer d’objectif et de chercher à rassembler toutes les forces, pour les urgences sociales et politiques que nous connaissons. Nous devons le faire en prenant en compte une grande diversité des situations locales. Nous poursuivons, avec lucidité dans un contexte difficile, la construction d’un rassemblement de l’ensemble des forces antilibérales.
 
Nous devons donc nous soucier de débattre afin de lier des activités différentes.
Ici, reprenons les réflexions des militant-e-s et des collectifs.
Nous devons réaliser partout des espaces publics de débat, et nous devons aussi définir notre implication dans les législatives, avec ou sans une candidature crédible à la présidentielle, et prévoir, dès maintenant, la tenue d’Assises à l’automne, étape de notre construction collective.
 
Activités locales de débats publics.
 
Une partie des collectifs locaux demande une coordination afin de pouvoir intervenir durant les mois qui viennent, avec ou sans candidature à la législative. Cela prendra la forme de l’implication des grands meetings et des initiatives communes au niveau départemental ou régional comme celle de l’animation, locale, d’espaces et de rendez-vous de débat.
A partir des textes adoptés en septembre et en octobre, nous devons défendre nos propositions, intervenir dans les enjeux généraux de la campagne. Cela vaut pour toutes les luttes qui appellent un soutien et des propositions politiques afin de tracer des perspectives. Certains de ces thèmes devraient être coordonnés. Plus généralement, il nous faut prévoir de tenir ces débats publics, afin de construire préciser et populariser nos propositions, en lien avec les différents regroupements de militants des organisations du mouvement social.
 
Présidentielle
 
La réunion nationale des Collectifs Unitaires Anti-Libéraux décidés à poursuivre jusqu’au bout l’action pour le rassemblement, les 20 et 21 Janvier 2007, considère qu’une candidature de rassemblement de la gauche antilibérale, féministe, écologique et solidaire, pour laquelle les Collectifs oeuvrent  depuis mai dernier, est toujours possible. Le succès de l’appel « José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche » le démontre.
La réunion nationale des CUALs propose que José Bové soit ce candidat.
José Bové a annoncé qu’il prendra sa décision avant la fin janvier.
 
Cette candidature aura pour base les textes adoptés par les collectifs
-        les 125 propositions (« Ce que nous voulons »)
-        le texte « Ambition et stratégie »
La réunion nationale des CUALs réaffirme l’objectif que toutes les forces qui étaient engagées dans la campagne pour le NON de gauche se retrouvent. Elle appelle le PCF et la LCR à renoncer à des candidatures séparées : Marie George Buffet et Olivier Besancenot doivent prendre toute leur place dans une campagne collective.
 
La réunion nationale des CUALs décide d’organiser immédiatement une série de meetings pour porter notre programme d’alternative au libéralisme et notre exigence d’unité.
Cette bataille sera collective et organisée autour de porte-parole représentants toutes les sensibilités du rassemblement.
 
Au-delà et durant toute la campagne, chaque collectif et chaque militant décidera de son engagement. Le consensus se construit dans le respect de l’unité et de la diversité.
Une nouvelle réunion nationale se tiendra début mars pour faire le point de l’action engagée, vérifier  qu’elle suscite une dynamique populaire et décider des suites à lui donner.
Un collectif de campagne sera créé afin de prendre en charge les tâches de la campagne présidentielle en lien avec la coordination nationale issue de la réunion des 20 et 21 janvier.
 
Législatives
 
Pour les législatives, il faut nous en saisir, immédiatement, avec une grande énergie. Notre discussion au sujet de la présidentielle ne nous a pas permis de prendre suffisamment conscience, collectivement, des enjeux, des difficultés et des activités qu’elles représentent.
 
Tous les collectifs doivent donc en discuter, participer rapidement à leur prise en charge.
 
La campagne pour les législatives est de fait aujourd’hui en partie autonome des choix différents fait ou qui seront faits à la présidentielle.
 
Enjeux 
 
À la charnière entre élections nationales et élections locales (qui suivront l’année prochaine) : municipales et cantonales.
Avec ou sans lien étroit à une campagne présidentielle, des candidatures aux législatives, nombreuses et fédérées, sont décisives pour construire la perspective de l’unité de toutes les forces antilibérales.
Une présence significative aux législatives créé  les conditions d'une continuité  de notre construction politique  et de son effet dans le champ politique.
Test pour une implantation de nos propositions, autour de militant-e-s choisi-e-s par les collectifs locaux.
 
Nécessité du rapport de force
 
Nous allons, dans la plupart des départements, proposer notre démarche alors que le PCF aura déjà choisi ses candidats.
Cela ne doit pas nous arrêter.
 
Nous proposons de chercher à avoir le maximum de candidats que nous puissions présenter ou soutenir dans le cadre de notre démarche de rassemblement unitaire antilibéral et porteur de ce label.
 
Nous voulons que, dans la majorité des cas, cela soit des candidats choisis par les collectifs. Dans d’autres cas, il pourra s’agir de candidats déjà désignés par leurs organisations.
 
Pour cela, nous proposons que les collectifs s’engagent dès maintenant au niveau local dans des discussions avec les sections de la LCR, du PCF et avec les groupes de militants antilibéraux existants sur leurs territoires.
 
Dans le même temps, nous proposons que les coordinations départementales opèrent la même démarche pour s’assurer du respect de la diversité politique des candidats, de la parité et de la diversité des origines.
 
Soit un accord est possible et les candidats seront labellisés.
Soit un accord est impossible et cela fera partie de la discussion d’un accord de répartition au niveau national avec la LCR et le PCF
 
Au niveau national, nous proposons de prendre contact immédiatement avec les directions de ces organisations pour leur proposer cette démarche.
 
En tout état de cause, nous estimons que la présence d’un maximum de candidats issus des collectifs est indispensable.
 
Dès ce week-end, un travail de commission doit permettre de faire un premier recensement des possibilités de présentation dans les départements.
 
Nous devons avoir un label commun, du matériel adapté, à partir des 125 propositions. Un travail de préparation spécifique sera donc à assurer, tant nationalement que régionalement.
Nous devons viser à une organisation de cette campagne législatives la plus présente possible nationalement et nous devrions, par exemple discuter de la possibilité d’aider par une conduite coordonnée de nombreuses tâches (publications, communiqués de presse, initiatives coordonnées…).
 
Voilà les éléments de construction d’un rapport de force pour les législatives que nous proposons au débat.
 
 
Assises en préparation pour l’automne.
 
Dès maintenant, la perspective d’un nouvel espace politique doit être mûrie. Sans doute les débats à ce sujet ont-ils même commencé. Mais ils peuvent prendre du temps : références idéologiques, bilans des formes parti, notion de confédération et d’autonomie des courants, souci d’une construction qui soit démocratique, avec le temps de discussion nécessaire pour rassembler autour de principes et de méthodes communs. Sont au cœur de ces débats toutes les questions liées à la façon d’envisager une force politique nouvelle, changeant les rapports entre la mobilisation populaire et la politique au sens institutionnel Ce serait aller trop vite que de vouloir se constituer maintenant en association structurée, voire une telle organisation, qui mérite d’être discutée amplement.
 
Sauf brusque accélération, les discussions au sujet d’une nouvelle forme d’organisation, avec tous ses enjeux, prendront du temps ; et il est donc très souhaitable que des questions, des thèmes de discussions soient choisis et animés au cours des prochains mois. Les Assises doivent être un relai dans la stabilisation de notre cadre d’activité tout en marquant une avancée dans les discussions liées aux perspectives d’organisation politique nouvelle.
 
III/- Sur la structuration et le fonctionnement :
définir des règles provisoires.
 
Deux exigences :
 
-S’adapter à la nouvelle situation : malgré l’échec du projet d’une candidature rassemblant l’ensemble de l’arc de forces du 29 mai, les collectifs continuent à exister, à faire vivre les acquis commun et à intervenir
 
-Ne pas brûler les étapes et anticiper par rapport aux changements à venir, avec leurs inconnues : candidature ou non à la présidentielle, type d’affirmation lors des législatives, approfondissement des contradictions politiques au sein des diverses composantes au lendemain des échéances électorales dans un contexte politique radicalement changé…
 
Organiser des règles communes provisoires jusqu’à la prochaine réunion nationale des collectifs.
 
Les mesures organisationnelles à prendre doivent être conçues comme provisoires, pour affronter les quelques mois à venir :
 
1- Il convient de mettre sur pied des coordinations départementales des collectifs pour structurer le réseau souple de collectifs qui est la réalité de notre mouvement, il ne s’agit en aucun cas de structures décisionnelles mais de simples structures de coordination entre les différents collectifs d’un département.
 
2- Constituer une coordination nationale provisoire fonctionnant au consensus et constituée majoritairement de représentants des collectifs locaux, de représentant de sensibilité politiques, et de personnalités. La composition globale de cette coordination devra tendre au respect de la parité homme/femme.
 
-Les collectifs locaux seront représentés à la hauteur de 30 membres. Ces représentants seront désignés par les coordinations départementales en prenant soin de couvrir au maximum le territoire.
Dans cette répartition, il est proposé pour tenir compte de la taille de certaines régions ainsi l’Ile-de-France déléguera 4 représentants issues de ces différentes coordinations départementales, sur le même principe la région PACA en déléguera 2, la région Midi-Pyrénées 2, la région Rhône-Alpes 2, la région Languedoc-Roussillon 2, la Bretagne 2.
Les 16 autres coordinations départementales représentées seront issues des 16 autres régions métropolitaines.
 
La possibilité est offerte aux DOM qui ne peuvent être représentés de mandater un représentant.
 
Les frais de transport des représentants des coordinations départementales pour se rendre à la réunion de la coordination nationale sont pris en charges par les coordinations départementales.
 
Il est précisé que la référence aux régions est faite uniquement dans le but de simplifier la répartition géographique, en aucun cas il ne s’agit de créer un échelon supplémentaire dans notre structuration.
 
-Les sensibilités politiques membres de la coordination nationale sont les suivantes : Communistes unitaires, LCR unitaire, Verts unitaires, Mars, Gauche républicaine, Alternatifs, CCAG, Objecteurs de croissance, elles sont chacune représentée par 2 membres à la coordination nationale soit un total de16 membres. Zone d’écologie populaire (ZEP) dispose d’un statut d’invité.
 
-Les personnalités membres de la coordination nationale sont les suivantes : Dominique Taddéi, Claude Debons, Yves Salesse, Clémentine Autain, Raoul-Marc Jennar, Monique Dental, Patrick Braouezec, Hamida Ben Sadia, Claire Villiers, France Coumian, Jean-Luc Gonneau, Patrick Silberstein, Etienne Chouard et José Bové soit un total de 14 membres.
 
3- Il est apparu dans la commission qu’il fallait encore approfondir la réflexion sur un certains nombres de thèmes. Pour pouvoir faire des propositions, à la prochaine réunion nationale des collectifs, est mise en place une commission de travail sur internet ouverte à ceux et celles qui souhaitent s’investir dans cette activité. Une première liste a été constituée, elle est appelée à s’élargir. Un espace Wiki permettra de travailler sur les documents. Dans les prochains jours des informations seront données aux collectifs à ce sujet.
 
Dans le plan de travail de cette commission figurera :
 
à La question de la structuration nationale de notre mouvement.
Les collectifs sont libres de se constituer ou non en association locale. En ce qui concerne la structuration en association au niveau national, il apparaît que l’éventualité d’une telle structuration demande encore à être discutée, en lien avec notre projet d’assises en septembre. La commission de travail est mandatée pour faire un rapport sur cette question pour la prochaine réunion nationale des collectifs. Cette réflexion s’appuiera sur les travaux déjà engagés et sur les expériences existantes aussi bien en France qu’au niveau international.
 
à Concernant le nom de notre rassemblement.
Sur ce thème, la discussion doit encore être approfondie et tous les collectifs doivent s’en saisir. La commission de travail fera des suggestions de nom étant entendu que de toute manière celui-ci devra être compléter par la mention « Collectifs unitaires antilibéraux ». Ces propositions seront soumises au débat de la prochaine réunion nationale des collectifs.
 
à La coordination nationale est mandatée pour étudier les modalités de mise en place d’une association de rattachement pour les élections législatives.
 
à Dispositions diverses
En fonction de l’état d’avancée de ses travaux la commission de travail proposera à la coordination nationale de mettre en place :
 
-Une liste de diffusion transversale avec modérateur permettant aux coordinations départementales de communiquer directement entre-elles.
 
-Un fonctionnement en réseau en s’appuyant sur les nouvelles technologies (vidéo-conférence/ utilisation d’Internet)
 
Le collectif National chargé de l’organisation de la réunion de Montreuil assure l’intérim jusqu’à la première réunion de la coordination nationale le samedi 3 février 2007
 

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 5 février 2007
Présent-e-s : Léonce Aguirre (LCR unitaire), Christophe Aguiton, Eric Coquerel (Mars), Patrice Cohen- Seat (PCF), Claude Debons, Brigitte Dionnet (PCF), Alain Faradji (LCR unitaire), Jean François Gau (PCF), Elisabeth Gauthier (PCF), Jean Luc Gonneau ( Cactus/ la gauche), Pierre Mascomere (Gauche Républicaine), Alain Montaufray (LCR unitaire), Christian Picquet (LCR unitaire), Jean Sylvestre (site), Chloé Barbier (étudiante socio) Excusé : Marc Mangenot
Cette réunion du Collectif national unitaire s’est tenue conformément à ce qui avait été décidé lors de sa précédente réunion du 16 janvier. Toutes les composantes et personnalités du CNU n’y ont pas participé. Les présent-e-s ont décidé de porter à la connaissance de l’ensemble des membres du CNUI le compte-rendu de cette réunion car il leur semble nécessaire, au-delà de l’échec que représente la dispersion des candidat-e-s partie prenante de la campagne du non de gauche au traité constitutionnel à la présidentielle, de discuter des possibilités de (re)constituer un cadre commun des forces antilibérales, sans préjuger de la forme qu’il prendra. L’objectif reste la construction d’une alternative à la droite et au social-libéralisme lors des prochaines échéances politiques, comme dans le cadre des nécessaires mobilisations sociales pour s’opposer aux politiques libérales quel que soit le gouvernement qui les met en œuvre.
Le rassemblement antilibéral – un objectif durable, poursuivre malgré les obstacles
1. L’accord se fait rapidement sur l’idée que l’échec quant à la candidature à la présidentielle ne signifie pas renoncer à la construction du rassemblement antilibéral.
2. La délégation du PCF tient à rappeler en début de réunion que son objectif de rassemblement de la gauche antilibérale est durable, décidé par des congrès, que toute son action en sera imprégnée quelles que soient les difficultés rencontrées. Il serait souhaitable, après l’échec d’une candidature unitaire à la présidentielle, de réunir les conditions pour présenter et faire élire un maximum de députés antilibéraux. Contrairement à ce qui peut être dit ou écrit, le PCF n’entend pas déroger de ce qui est dit dans les textes communs (10 mai, 10 septembre, 125 propositions). Il est disponible à participer aux cadres utiles pour travailler au rassemblement, sur la base des textes produits dans le cadre unitaire.
3. Le MARS, en soulignant les enjeux de la période actuelle – relance du TCE (réunion de Madrid, présidence de Merkel, ambiguïtés des principaux candidats), précision des enjeux de cette élection – considère que tous les éléments qui ont été à l’origine de l’appel du 10 mai sont toujours bien en place et que la stratégie reste parfaitement valable avec l’objectif non pas de témoigner mais de gagner une majorité antilibérale à gauche à même de renverser la donne par rapport au social-libéralisme. Ce qui suppose toujours le rassemblement de la gauche antilibérale. Mais on ne peut faire comme si rien ne s’était passé : nous avons échoué pour les Présidentielles et de la manière que l’on sait, il n’y aura pas de candidat qui puisse se réclamer du mouvement des collectifs. Malgré les désaccords et les ruptures, les adversaires ne sont pas entre les sensibilités de la gauche antilibérale. A l’image des très nombreux collectifs locaux qui ont décidé de ne pas s’engager en tant que tel pour l’un des candidats, le MARS considère qu’ faut renouer les fils de l’unité et redéfinir un cadre unitaire pour les législatives, ainsi que le rassemblement durable en organisant des assises à la rentrée, en ouvrant y compris aux mouvements qui sont partis (PRS) ou ceux qui n’ont pas été de l’appel du 10 mai (majo LCR). Toutes ces composantes caractérisent aujourd’hui la campagne de Ségolène Royal comme social libérale ce qui peut donc être constaté ensemble.
4. La LCR unitaire insiste également sur la nécessité de poursuivre la rassemblement, en se donnant un lieu où seraient associés le PCF, la LCR, d’autant qu’après la séquence de la présidentielle et des législatives, toutes les questions du rassemblement seront posées, à toutes les composantes antilibérales. Les législatives pourraient déjà permettre d’avancer (Christian Picquet).
5. Claude Debons fait remarquer que les orientations de la campagne de Royal font grandir les contradictions au sein du PS, au sein de toute la gauche ce qui constitue un énorme défi pour le rassemblement antilibéral qui ne peut être relevé que par une perspective unitaire large et non des réponses éclatées de la gauche antilibérale.
Législatives
6. Il y accord pour dire que notre préférence va vers la recherche de candidatures communes dans les collectifs, avec une modulation nationale, afin d’obtenir le plus grand nombre de députés à l’assemblée nationale. Pour le PCF, l’accord politique conditionnant de telles candidatures peut être recherché selon cette méthode qui avait été décidée dans le cadre du travail du CNU d’une construction commune entre les collectifs et les organisations politiques, avec harmonisation au plan national. Si cela ne s’avérait pas possible, certains proposent comme solution ‘minimaliste’ de rechercher une répartition (entre forces politiques antilibérales) par circonscription.
7. Une volonté d’écrire la suite ensemble, à commencer par les législatives, fait rapidement consensus dans la réunion. Ce qui suppose la relance du travail commun sous des formes appropriées.
8. L’échec concernant la candidature à la présidentielle doit faire l’objet d’une réflexion approfondie, hors polémique, non pas tant en termes de ‘recherche de responsabilités’ mais de ‘recherche des causes’.
Appel aux collectifs : ne vous divisez pas !
9. La situation des collectifs est très contrastée. Les chiffres concernant la fréquentation du site internet (Jean Sylvestre) montre le maintien d’un haut niveau d’engagement, de volonté de participation au processus, les collectifs les plus récents s’avérant les plus menacés de division/disparition. La lecture des PV (JL Gonneau) montre 4 cas de figure, en gros : des cas de séparation, des collectifs qui s’engagent unanimement pour un des candidats, des collectifs qui s’engagent majoritairement pour un des candidats en perdant un certain nombre de militants en désaccord avec ce choix, des collectifs qui décident de ne pas s’engager en tant que tel pour un-e candidat-e, mais de poursuivre le travail commun (contenus, parfois législatives, mobilisations….). Jean Luc Gonneau propose de lancer un appel à tous les collectifs unitaires de continuer leur travail unitaire, de ne pas se diviser ! De mener ensemble un travail sur les contenus, les mobilisations nécessaires, sur tout ce qu’ils peuvent décider de faire en commun. De chercher à faire émerger localement des candidatures communes aux législatives.
Cadre unitaire
1. La réunion nationale à Montreuil les 20/21 janvier a comme légitimité celle des présents (représentant des cas très divers : un certain nombre de collectifs majoritairement, des minoritaires dans d’autres collectifs, des participants non validés par des collectifs, certaines forces politiques….), mais pas celle de l’ensemble « des collectifs ». Dans la mesure où cette rencontre n’a pas été convoquée par le CNU, rappelle JL Gonneau, de nombreux collectifs n’ont pas souhaité y participer. Elle a été largement perçue – et utilisée par une partie des organisateurs et des représentants de collectifs comme rampe de lancement de la candidature de José Bové. Elle est en tout cas représentative d’une partie du mouvement, mais pas de la totalité du mouvement. Plusieurs intervenants précisent que la coordination issue du 20/21 janvier aura à préciser son rôle lors de sa prochaine réunion le 3 février, notamment par rapport à la campagne de José Bové qui, comme Marie George Buffet, ne saurait se réclamer ‘des collectifs unitaires’. Après une longue discussion à ce sujet se dégage l’opinion que cette coordination ne pourra pas constituer (ou risque de ne pas pouvoir le constituer, pensent certains) le cadre unitaire, reconnu par tous les collectifs issus de l’appel du 10 mai, dont nous avons besoin pour poursuivre l’effort de rassemblement le plus large, le plus inclusif possible. Le Mars et LCR unitaire rappellent cependant que s’il est possible d’émettre des critiques plus ou moins fortes sur le déroulement et les conclusions de la réunion de Montreuil, cette réunion nationale – proposée à l’origine à toutes les sensibilités du collectif national unitaire - est le fruit de l’échec et de la rupture de la réunion de St Ouen. Pour la LCR unitaire (Aguirre), si la candidature de José Bové ne peut être considérée comme plus légitime du point de vue des collectifs que d’autres, sa responsabilité dans la division du « camp » de la gauche du non ne saurait être mise sur le même plan que celles, déterminantes, des directions de la LCR et du PCF.
2. Le CNU créé en mai 2006 ne peut pas non plus poursuivre son action dans une simple continuité en raison de l’échec d’un des ces objectifs majeurs : faire émerger une candidature commune à la présidentielle. Il faudra tenir compte des éléments de continuité, et de discontinuité. Il doit être vérifié, en s’adressant à toutes les composantes engagées à un moment du processus, s’il est possible, comme le souhaitent les participant-es, de constituer, sur la base d’un nouveau texte un cadre renouvelé concernant l’ensemble des collectifs. Si possible dans la configuration issue de l’appel du 10 mai et sur la base de l’orientation du texte du 10 septembre. Plusieurs intervenants proposent d’y intégrer la LCR, si elle le souhaite. Il est souligné que cette initiative ne peut en rien anticiper ce qui pourrait faire l’objet de futures Assises proposées par certains.
3. Il y a débat sur la composition, le mode de travail de ce cadre. Accord sur un certain nombre de caractéristiques : ne pas constituer une direction du mouvement, mais un cadre de travail, un facilitateur, l’outil d’une construction politique en bas et à l’échelle nationale ; pas de rapport de dirigé/dirigeant entre cadre national et collectifs locaux ; rassembler forces structurées, personnalités sans devenir une usine à gaz qui appelle à nouveau des cadres plus restreints (type secrétariat) pour pouvoir réellement coordonner …. ; travailler à l’élaboration d’accords politiques par la recherche de ce qui fait consensus, ce qui reste le seul moyen de construire ; concevoir le travail au consensus par étapes : propositions du collectif national à élaborer au consensus tout en constatant les désaccords – vérification si large accord dans les collectifs locaux – prise de décision. La discussion s’engage sur la participation de collectifs locaux au cadre national. La recherche doit continuer pour trouver un modèle qui permette une participation active de représentants de collectifs locaux, sans que la désignation de ‘représentants’ au niveau local, voire départemental ou régional, nous engage dans une voie de structuration des collectifs en tant qu’organisation. Il s’agit de répondre aux besoins des collectifs locaux de participer, de maîtriser le processus (Claude Debons, Eric Coquerel). La recherche doit aussi porter sur les difficultés rencontrées dans la coopération entre partis politiques et militants de mouvements sociaux, politiques, de collectifs (Christophe Aguiton, Christian Picquet).
Décisions concrètes
1. Large circulation de ce compte rendu
2. Rédaction d’un texte en vue de la relance d’un cadre national
* Il reprendra les termes de nos textes antérieurs, en actualisant. * Il appellera à travailler à des candidatures unitaires aux législatives (en reprenant les termes du texte déjà existant élaboré dans le cadre du CNU) * Il proposera un cadre de travail national unitaire, en faisant appel à toutes les forces disponibles de l’intégrer (dont PRS, la LCR, les absents de cette réunion : Alternatifs, AlterEkolo, Objecteurs de croissance, CCAG, personnalités)
3. Site : Il est un élément de la continuité du processus. Il sera tenu compte de la volonté unitaire fortement affirmée lors de cette réunion. L’espace commun ne prendra pas position pour une des candidatures à la présidentielle, dans la mesure où aucun candidat ne pourra se réclamer « des collectifs » et sera retravaillé en fonction des décisions de la soirée, avec mise en valeur de ce qui est commun. Les espaces des collectifs seront à leur disposition, et sous leur entière responsabilité. L’équipe de rédaction restreinte dans un premier temps à 4 personnes (et pouvant de nouveau s’élargir par la suite) fonctionnera de façon plus pluraliste.
4. Prochaine réunion le 13 février, 18h, Fabien. Toutes les composantes seront invitées.
CR rédigé par Elisabeth Gauthier et validé par tous les présents.
 
Par administrateur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 5 février 2007
Sous forme de saisie des minutes par Sylvie Rabie, secrétaire de la réunion.
Ce compte-rendu est divisé en deux parties : la première est constituées de quelques remarques personnelles en appréciation subjective, la seconde est une retranscription aussi fidèle que possible de ce qui a été dit pendant la journée.
Partie 1 - notes personnelles
Partie 2 - Transcription
 Préambule
 Prises de parole
 Réponses à José Bové
 Législatives
 Présidentielle
Partie 1 - notes personnelles
Environ 66 personnes ont participé (52 hommes et 14 femmes, environ « 37 délégués de collectifs, 22 personnalités et représentants de sensibilités et 7 observateurs et nouveaux venus « hors catégorie »).
Parmi les anciens de CIUN, étaient présents (mais ne sont pas tous restés du début à la fin : Pierre Cours-Salies, qui préside la séance, Yves Salesse, Claude Debons, Claire Villier, Patrick Braouezec, Pierre Zarka, Christian Piquet, Christian Stunt, Eric Coquerel, Francine Bavay, Bernard Guibert, François Soltic, France Coumian, Monique Dental, Raoul-Marc Jennar, Roland Mérieux...).
 
On voit des têtes neuves, plus jeunes et plus colorées. Donc, certains militants sont partis, mais d’autres sont arrivés. Ce que nous attendions depuis le début, la diversification générationnelle et « ethnique » de notre mouvement, est en train de se réaliser grâce à la candidature de Bové.
 
Pour moi, déjà là, cette candidature prouve son intérêt et sa légitimité populaire. José Bové permet de donner la parole aux sans voix, et il suffit de les écouter pour constater que quand on la leur donne, ils savent s’en emparer.
 
Ambiance un peu tendue dans la salle.
Ceux qui sont « à fond pour la campagne Bové » craignent des embûches ou des ralentissements de la part de ceux qui sont réticents ou non partants. Les réticents ou observateurs craignent d’être débordés ou marginalisés. Mais on perçoit quand même que le désir d’unité est le plus fort et que chacun fait des efforts pour respecter les points de vues et les stratégies des autres.
 
Quelque chose s’est néanmoins perdu depuis les mauvaises manières du PC : la joie et la confiance avec lesquelles on travaillait « avant ». Les « nouveaux venus » en sont porteurs. Ils se font vite « contaminer ». Nous avons un travail à faire à ce sujet, et aussi un effort pour cesser de jargonner : être plus simples, plus clairs, plus accessibles dans notre vocabulaire - ce qui n’exclue pas la finesse de pensée et la complexité politique.
 
Partie 2 - Transcription
Préambule
 l’ordre du jour est très chargé et la réunion sera un peu « improvisée ».
 certains au collectif national voulaient retarder cette réunion d’une semaine, pour mieux la préparer.
 Cette coordination est provisoire, mais tant qu’elle fonctionne, elle se réunira toutes les deux semaines.
 
Prises de parole :
 Claude Michel, de la CGT Spectacles souhaiterait rejoindre le coordination à titre de « personnalité », en tant que représentant des intermittents et des syndicats.
 Il serait intéressant d’ajouter aussi, parmi les « sensibilités », des représentants des « quartiers ».
 Nécessité de définir comment se structurent les collectifs locaux et les coordinations départementales et comment la coordination nationale s’inscrit par rapport à la campagne Bové.
 Attention à la parité et à la rotation des délégués.
 Qu’advient-il maintenant des 125 propositions ?
 Est-il possible que les départements d’Ile de France envoient des délégués + des observateurs qui ne participent pas aux débats ?
 L’Ile de France souhaite bénéficier d’un délégué par département (et pas 4 pour toute la région).
 Isabelle Laurent (PC unitaire) demande que Pierre Zarka rejoigne les personnalités pour laisser la place à des nouvelles têtes représentant le PC unitaire en tant que « sensibilité ».
 La coordination devra fonctionner au moins jusqu’à l’automne, éventuellement plus, jusqu’à la restructuration du mouvement.
 Il est important de garder une majorité de délégués des collectifs locaux dans la coordination, donc ne pas rajouter sans compter des « personnalités » ou des représentant de « sensibilités ».
 Le mouvement doit se donner un nom.
 Nous devons traiter à égalité le PC et la LCR.
 Quelle est la légitimité de la coordination ? Représente-t-elle aussi les collectifs qui ne font pas la campagne Bové ?
 Il faut recenser les collectifs qui font la campagne Bové et les « labelliser ».
 Ajouter dans les 125 propositions des mesures sur la sécurité.
 Il y aura, en parallèle aux collectifs, des comités de soutien à Bové. Comment seront-ils représentés ?
 Les coordinations départementales sont importantes. Si elles fonctionnent bien, les délégués à la coordination nationale peuvent tourner. Ainsi, il n’y a pas besoin d’un délégué par département.
 La coordination nationale représente tous les collectifs unitaires, y compris ceux qui ne font pas la campagne Bové (mais pas ceux qui sont sortis du mouvement pour faire la campagne du PC).
 Une coordination ne doit pas décider, mais juste coordonner. Le nombre de délégués n’a donc aucune importance. Ce qui compte, c’est l’ordre du jour et le mandats des délégués sur cet ordre du jour.
 Il faut clarifier les sites internet. Quel site correspond à quel besoin ?
 Nécessité urgente de recenser les collectifs, sinon comment imaginer coordonner ?
 La rotation des délégués est un beau principe, mais cela favorise les représentants des « sensibilités », qui seraient permanents et plus expérimentés et risqueraient de mener les débats avec des délégués de collectifs nouveaux venus qui doivent prendre le temps de prendre leurs marques, écouter...
 Les collectifs locaux sont la légitimité du mouvement. Ils doivent être aussi nombreux que les parisiens - donc pas rajouter de personnalités.
 Mettre en place des listes de discussion internet pour dialoguer entre deux réunions, car une fois toutes les deux semaines, c’est trop peu.
 Quel est le statut actuel de l’ex CIUN ? Il faut tourner la page. C’est la coordination nationale qui doit maintenant travailler sur la, campagne et garder les contacts avec le PC, la LCR et les Verts.
 Envoyer les comptes-rendus de la coordination à l’ensemble des signataires de la pétition Bové.
 Dans la Manche, la majorité des collectifs se sont mis en retrait et souhaitent le maintien de l’ancien CIUN.
 Omeya - Banlieue et immigration - Groupe constitué après Montreuil et suite à l’appel à Bové. Ont des réseaux sur toute la France, peuvent créer des collectifs partout ou rejoindre des collectifs existants. Ne savent pas encore comment faire. Quel est leur statut par rapport à la coordination ?
 Yves Salesse - lever l’ambiguïté : beaucoup de collectifs ne s’engagent pas dans la campagne Bové. Il faut donc bien distinguer entre la coordination nationale et le comité de campagne Bové.
 Raoul-Marc Jennar - c’est difficile, complexe, nouveau, mais telle est la réalité.
 José Bove - tout est devenu plus complexe. Des collectifs se mettent en retrait, d’autres se créent. Des gens qui n’étaient pas dans les collectifs rejoignent le mouvement ou s’organisent en parallèle. Il ne faut pas y voir une division, mais cela alimente et augmente les réseaux.
 
Réponses à José Bové
 Dans l’Hérault, nous sommes ensemble depuis 2004, à tout moment et sur toutes les luttes, y compris ces présidentielles et législatives 2007. Il ne faut pas donner de consigne de vote au 2ème tour, mais dire que notre 2ème tour, c’est les législatives.
 Bruno - nouveau venu depuis l’Isère - Attention, les nouveaux venus ne maîtrisent pas le jargon militant. Ils se perdent entre « collectifs », « comités », « coordination » etc. Toutes ces tergiversations vont nous faire fuir.
 Comment bien intégrer les « nouveaux » dans le rassemblement ?
 Même si nous ne faisons pas la campagne dont nous avons rêvé, gagnons-là en nous basant sur le programme et l’unité.
 Dans le Limousin, la candidature Bové a redynamisé une dynamique en perdition. Nous étions 10, nous sommes 40 maintenant. Le PC, qui verrouillait est parti et on se restructure tout seuls. On leur « pique » des parrainages, de même qu’aux Verts.
 Comment gérer cet élargissement des militants au-delà de la campagne Bové ?
 Comment la coordination nationale doit-elle travailler avec le comité de campagne ?
 Nous devons acter que l’ex CIUN n’est plus. La coordination doit prendre le relais et travailler pour les législatives.
 Claude Debons - nous sommes tous d’accord pour mener la campagne jusqu’au 10-11 mars. Après, on verra la légitimité électorale et populaire de cette campagne. Le comité de campagne y travaille. Il faut clarifier la nature des meetings : autour de Bové ou axés sur le programme. C’est important pour l’adhésion des différents porte-parole.
 Christian Piquet (LCR) - il y a une vie après la présidentielle. Les meetings doivent avoir l’objectif de retrouver l’unité.
 Après St-Ouen, nous ne pouvons plus faire confiance au PC ni nous laisser dicter quoi que ce soit par eux, y compris pour les législatives. Les situations locales sont complexes et spécifiques. Laissons les collectifs locaux les gérer comme elles le veulent.
 Dans les Bouches du Rhone, nous nous sommes séparés des « buffetistes ». Ne traitons pas la candidature Bové comme celle de MGB ou OB. Eux ne représentent que leur parti. Bové représente un rassemblement. Sa candidature est la seule qui est porteuse d’unité.
 Roland - Brest - Bové devrait faire un meeting à Brest : le président est le chef des armées et de la dissuasion nucléaire. Or, celle-ci est à Brest. Il serait intéressant de porter à Brest des idées claires à ce sujet, face à l’incompétence et l’incohérence de Ségolène Royal dans ce domaine.
 Eric Coquerel - Le Mars - Nous sommes actuellement observateurs. Nous sommes attentifs, avec constamment la possibilité de partir tout à fait ou de revenir.
 Laissons la plus grande liberté à chaque collectif, département, région. Nous n’avons pas à leur dicter leur conduite, juste coordonner.
 Ne tergiversons pas, pas de retour en arrière vers la situation d’avant Montreuil.
 Notre objectif n’est pas électoral, mais politique. Les élections sont un moyen, l’unité aussi. Notre rôle doit être de faciliter tout ce qui peut faire changer la politique de la France, donc la campagne présidentielle et législative et l’unité. Nous ne devons jamais mettre des obstacles. Evitons les frictions entre nous car le combat est rude et il est ailleurs, contre la droite et la capitalisme.
 Algéra - Banlieue et immigration - nous sommes venus sur la base de la campagne Bové. Enfin s’ouvre pour nous un espace pour représenter notre sensibilité et nos revendications. Nous avons peu de temps et nous voulons être efficaces. Devons-nous rentrer dans la coordination ? Nous ne faisons pas confiance aux partis. Nous n’avons pas l’habitude de la politique, ni de nous engager. Nous voulons savoir où nous allons.
 On ne veut pas entendre parler de stratégies d’appareils ou d’ambitions personnelles. Nous voulons un mouvement citoyen. C’est l’essence de la candidature Bové : des citoyens qui sont venus se mêler de politique.
 Il faut axer la campagne sur l’humain, la vie, le concret.
 La campagne doit être comme prononcée à Montreuil : collective. Ce n’est pas une campagne Bové.
 Le CIUN doit disparaître définitivement.
 Résumé Pierre Cours-Salies - Il a bien été dit à Montreuil que chacun décide de son engagement. Les meetings sont collectifs et toutes les sensibilités doivent y être représentées. Le CIUN ne doit plus se réunir avec le PC. Il doit se dissoudre et c’est la coordination qui doit prendre le relais du dialogue avec les partis. Un secrétariat de la coordination doit être créé. Il préparera les réunions. Il se chargera d’organiser ce qui aura été évoqué en réunion sans pouvoir être mis en œuvre faute de temps. Composition du secrétariat : Pierre Laporte, Franck Mérat, Claude le Garanic, Bernard Guibert, Monique Dental, France Coumian, Delphine Delallée, Claude Debons, Pierre Cours-Salies, Christian Piquet, un-e Alternatif-ve.
 
Législatives
 Etienne Adam - agir rapidement. L’autonomie des législative par rapport aux présidentielles est très relative. Les deux sont liées. Nous souhaitons mettre en place un cadre unitaire pour avoir des élus. Nous devons mandater une délégation pour rencontrer le PC, la LCR et les Verts, mais sur quelles bases ? Celle de l’autonomie par rapport au PS, celle des 125 propositions. Nous devons nous donner les moyens de notre autonomie, avec une association de financement. Les législatives ne sont pas des élections locales : elles nécessitent une harmonisation nationale.
 En Haute-Garonne, La rupture avec le PC est consommé, nous aurons des candidats unitaires dans toutes les circonscriptions. Chaque collectif discute et cherche à faire émerger des candidatures. Ensuite, on se réunit par AG de circonscription. Chaque circonscription choisi son candidat-e, avec un-e suppléant-e de sexe opposé et de sensibilité politique différente. Chaque circonscription établit ainsi une liste de plusieurs candidat-e-s. Ces listes seront remontées à la coordination nationale qui effectue des arbitrages, si nécessaire, pour rétablir la parité et la représentativité.
 En Languedoc-Roussillon, c’est pareil. Un camarade PC unitaire se demande s’il doit y aller avec nous ou avec le PC.
 En Lot et Garonne, le PC nous impose ses candidats. Ce sont des octogénaires sectaires et racistes. Impossible de discuter avec eux.
 A Paris aussi le PC a les dents longues. Il a déjà négocié avec le PS. Nous devons présenter des candidats pour les aider en vue des futures municipales.
 Dans le 95, difficile d’être déléguée d’une coordination totalement divisée. On est complètement perdus. Est-ce qu’il faut d’abord choisir des candidats et ensuite discuter avec le PC ? Le PC nous met la pression. Quelles sont les échéances ?
 L’objectif est une seule candidature anti-libérale dans chaque circonscription. Ca devrait être négocié au niveau national. Sinon, au niveau régional, sinon départemental, et enfin au niveau de chaque circonscription, en dernier recours. Les dicussions doivent commencer tout de suite.
 La division existe en PACA comme au niveau national. L’intrusion de PC dans les collectifs était très forte (collectif de 15V délégués, devenus 40 lors du vote pour MGB). La séparation est maintenant consommée. Il n’y a pas de personnalité PC unitaire de poids dans la région. Le collectif départemental est en panne.
 Les législatives seront soit l’occasion de retrouver l’unité, soit d’affirmer la séparation. Evitons de devenir une énième force, contre les partis. Les discussions ne peuvent pas se faire juste localement. Il nous faudra un rapport de force. Si Bové fait 5 %, c’est excellent pour nous et pour le rapport de force.
 Le PC essaye de nous entraîner encore avec lui, après avoir déjà tout verrouillé en sa faveur. Il ne sert à rien de discuter avec un parti dominant au niveau local. Soit il y a un accord national, soit une autonomie complète. L’échéance, c’est le 10-11 mars. A cette date, une délégation de la coordination nationale doit avoir rencontré le PC, la LCR et les Verts.
 Il faut nous choisir un nom car les communistes peuvent décider de s’appeler « collectif unitaire » aux législatives.
 Ne nous laissons pas piéger dans des négociations de cartels et n’agissons pas comme un cartel. Nous devons avoir des règles claires : non cumul des mandats, pas de 3ème mandat pour un même élu, la parité avec des femmes titulaires et pas toujours suppléantes sur des circonscriptions gagnables. Les candidats doivent soutenir notre programme, la 6ème république...
 Donner la représentation chiffrée et sexuée des présents à cette coordination.
 Christian Piquet - objectif une candidature unitaire labellisée par circonscription. Partir plutôt de l’échelon local pour faire pression sur le national. Refuser tout accord avec le PS de Royal. Le CIUN n’existe plus, mais le dialogue avec les partis doit continuer. Mettre en place rapidement une délégation qui travaillera en toute transparence.
 Dans la Manche, on négocie au niveau local et 2 candidats sur 5 seront unitaires.
 OK pour le non cumul des mandats. N’aller que sur les circonscriptions gagnables ou aller partout pour promouvoir nos idées ?
 On pourrait présenter systématiquement au moins un candidat par département.
 Nommer notre programme pour le différencier de celui du PC.
 Etienne Adam - résumé - beaucoup de désaccords. Négocier ou pas ? A quel échelon ? Question de la solidarité : accepter ou pas le « moi, je fais comme je veux dans mon coin » ? Il est indispensable de faire un état des lieu national en demandant aux collectifs de remplir une grille qui indique les circonscription, ce qui est gagnable, les candidats potentiels, les forces en présence... pour avoir une vision globale et claire de la situation.
 Pierre Cours-Salies - actions à mener : constituer une délégation pour rencontrer les partis. Faire un état des lieux précis. Continuer la réflexion et le débat dans les régions avant de décider comment nous positionner.
 Si pas de cumul des mandats, on perd Patrick Braouezec et d’autres. Soyons souples cette fois-ci au moins.
 Il faudrait des spécialistes des cartes électorales pour faire une grille d’analyse à envoyer aux collectifs pour faire remonter une image précise de la situation. C’est trop complexe pour être fait par un simple secrétariat « technique ».
 Francine Bavay - on peut discuter avec les Verts au niveau local.
 
Présidentielle
 Raoul-Marc Jennar - plein de meetings sont prévus. Il n’y a pas encore de local de campagne. L’organigramme du comité de campagne doit être complété et précisé. Priorité absolue à la collecte des 500 signatures.
 On peut avoir deux meetings en même temps, avec des porte-parole différents.
 Nécessité de faire le point sur l’organisation financière. Publier un « mode d’emploi » et toutes les bonnes pratiques.
 Il faut se positionner en soutien des luttes et notamment le 8/2 au côté des syndicats.
 Roland Mérieux - l’argent qui rentre doit être envoyé par chèque à Roland Mérieux, mandataire financier de José Bové. Les dons pourront bénéficier d’une déduction fiscale seulement si nous avons les 500 signatures. Me contacter pour les dons importants et pour faire des prêts. Pour l’instant, il n’y a pas de budget. Tout doit être auto-financé dans la mesure du possible. Les meetings seront pris en charges sur le budget national et seront payés après la campagne. Tous les frais des meetings doivent passer par le mandataire financier. Garder les factures de toutes les dépenses. Organiser une souscription immédiate. Des indications précises seront fournies par écrit.
 A partir du 22 février, il faut transformer les promesses en vraies signatures. Aller pour cela à la rencontre des maires et renvoyer le formulaire officiel à Clément Aumeunier.
 Retirer de la campagne ou pas, le site www.alternativeunitaire2007.org car c’est aussi celui des collectifs qui ne font pas la campagne Bové.
 Les objecteurs de croissance n’ont pas de porte-parole désigné. S’adresser à Christian Stunt pour un porte-parole au meetings.
 Nous organiser pour répondre aux sollicitations des organisations et associations qui interrogent tous les candidats sur divers sujets.
 Revoir les 125 propositions pour le contrôle citoyen, les services publics...
 Ne pas appeler au désistement pour Royal au 2ème tour.
 Quel matériel de campagne sera donné aux collectifs des banlieues et immigration ? Comment l’utiliseront-ils ?
 Attention à ne pas nous laisser piéger par la presse qui peut raconter n’importe quoi, nous manipuler et nous entraîner vers des divisions internes. Vérifier toute informations qui nous semble poser problème avant de réagir au quart de tour.
  Croiser notre campagne avec le monde du travail. Nouer des contacts avec les gens en lutte à l’intérieur des entreprises (pas comme MGB qui va à la porte des entreprises).
 Coupler la campagne présidentielle avec les législatives.
 Compléter le comité de campagne avec des jeunes, des immigrés, des membres de la coordination...
 L’appel à Bové continue tant qu’on a pas les 500 signatures.
 Renforcer le côté écologique du programme.
 Un appel des médecins est en gestation. Il faudrait multiplier ce genre d’initiatives.
 Les éditions Syllepse et le Diable Vauvert vont éditer un livre de campagne.
 Soyons inventifs et festifs. Organisons des actions symboliques, pas que des meetings.
 Utiliser internet et le « marketing viral ».
 Penser aux français de l’étranger.
 Ne pas remettre en cause tout ce qui a été fait depuis 2 ans par les collectifs et balayer les 125 propositions. Elles restent la base de notre programme.
 Demander des dons aux signataires de l’appel.
 Comment continuer à travailler le programme : site www.cequenousvoulons.org + réactivation des commissions de travail thématiques.
 

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 15 février 2007
Lettre ouverte à tous les collectifs locaux, à tous les collectifs départementaux, au collectif national, aux directions des partis et organisations engagés dans le combat unitaire antilibéral
 
Nous, Jean Lapeyre et Anny Richard, membres du « bureau » du collectif libournais refusons de nous résigner à admettre que le projet unitaire que nous avons tous mûri avec ferveur et enthousiasme pendant de longs mois puisse ne pas être porté par une candidature unique.
Notre mouvement antilibéral collectif et pluriel sur l’ensemble du territoire semble, pour le moment, en panne, parce que personne n’a été capable d’arriver au consensus nécessaire.
Il ne s’agit plus de rechercher les responsables ou les causes de notre échec mais de prendre en compte la déception actuelle, mais aussi la volonté exprimée de façon majoritaire de ne pas baisser les bras, de poursuivre la lutte engagée, en même temps que la nécessité de répondre ensemble à une urgence populaire massive.
C’est cette volonté qui s’est manifestée à la fois dans le mouvement de Résistance désespérée remettant en selle la candidature de J. Bové, et dans les débats exprimés à Montreuil. C’est cette volonté qui nous maintient encore dans nos collectifs locaux, même si certains d’entre eux ont éclaté en fonction des tendances, après que le PCF ait lancé la campagne sous le slogan « candidate de la gauche antilibérale ».
Nous ne pouvons, nous ne devons pas perdre de vue l’intérêt général et, plus particulièrement, l’intérêt de tous ceux que le système capitaliste broie chaque jour davantage. Nous ne pouvons pas décevoir tous ces électeurs qui aspirent à la fois au changement et à l’indispensable Unité pour y parvenir.
 
Si la situation actuelle se maintient en l’état : trois candidats pour un seul poste, (cinq, même, si l’on considère que LO et le PT portent des valeurs analogues), aucun de ces candidats de la gauche de gauche n’atteindra un score significatif (de 2 à 3 voire 5%) … Est-ce cela, répondre à l’urgence sociale ? Est-ce cela prétendre représenter une force d’opposition à l’Assemblée Nationale ? Au contraire, une candidature unique pourrait recueillir 12 à 15% des voix… ou plus.
Le moment est grave, soyons tous raisonnables, faisons preuve de la plus grande sagesse !
Même s’il est impossible de réécrire ces derniers mois de notre histoire, il est encore temps de « sortir par le haut » de la situation mortifère dans laquelle nous sommes aujourd’hui… à condition que chacun y mette du sien, à condition de placer l’enjeu du moment, l’intérêt général, au-dessus de sensibilités exacerbées, et de querelles d’ego.
Nous appelons donc, nous, collectif libournais, tous les responsables à reconsidérer la question de la présidentielle.
Nous savons tous que le programme que nous avons construit remet en cause cette V° République et ses institutions. Nous savons tous que le nom qui figurera sur le bulletin de vote à la Présidentielle est là pour servir notre cause, et non pour exercer le pouvoir tel qu’il est aujourd’hui.
Il serait très simple de décider collégialement, « consensuellement », que nous constituons encore une équipe de porte-parole dans laquelle, au titre d’une proposition, J Bové serait le « présidentiable », Marie George Buffet serait notre premier ministre, et les autres membres, Clémentine Autain, Yves Salesse, Patrick Braouezec… et même Olivier Besancenot s’il voulait réintégrer le groupe, obtiendraient les ministères importants prévus pour mettre en oeuvre notre programme.
 
Si nous réussissions cela, nous représenterions une force crédible, nous offririons l’image de l’unité, nous aurions une lisibilité réelle au niveau médiatique, nous redonnerions Confiance et Espoir à toute la Gauche populaire, et nous aurions des chances de peser dans le débat politique.
 
Aucune décision résultant d’un choix humain n’est irréversible : tout dépend du rapport de forces qui s’exerce, de l’engagement déterminé et de la volonté affirmée des hommes et des femmes en mouvement.
Dans le cas de figure actuel, le pire des cas ! le progrès social est en panne et le capital gagne…
Avec notre proposition, ce sont les citoyens qui gagnent… et nous qui nous sommes engagés dans la voie unitaire sommes tous responsables devant eux, nous n’avons pas le droit de les abandonner à la barbarie capitaliste !
 
Cette contribution ne demande à personne de renier sa candidature ni son engagement politique. Elle a pour seul objectif de retrouver l’Unité qui a prévalu lors de la conception des textes référents (Ambition et Stratégie, Ce que nous voulons) afin de les faire vivre pour que tous les électeurs qui se sont mobilisés pour le NON au TCE se rassemblent à nouveau pour les élections présidentielle et législatives... avec une dynamique qui devra se poursuivre jusqu’aux municipales, pour un changement durable.
Ceci ne nous semble pas relever de l’utopie. Nous sommes seulement conscients de la difficulté de la démarche proposée, mais persuadés que cette démarche n’est ni insurmontable, ni irréalisable, qu’il suffit d’avoir la Volonté d’aboutir, en ne perdant pas de vue notre objectif commun traduit par les Textes… en ne perdant pas de vue l’attente du Peuple de Gauche.
 
Nous soumettons à tous notre proposition. Puisse-t-elle déboucher sur la seule issue possible ! Soyons conscients que si nous ne parvenons pas à réaliser cette unité attendue pour la présidentielle, les législatives seront-elles aussi perdues.
C’est donc la dynamique initiale (vérifiée lors des grands meetings de l’automne dernier) qu’il s’agit de recréer pour gagner ! Rien n’est encore perdu si nous savons prendre la mesure de l’enjeu…
 
Jean Lapeyre, lapeyre.je@wanadoo.fr
 
Anny Richard, RICTAGMONT@wanadoo.fr

Ecrire un commentaire - Voir les 25 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus