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presse

Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 08:05

Alors que les collectifs unitaires se réunissent localement pour faire le point de la situation, des analyses différentes se font jour.  

Le collectif national antilibéral, qui avait pris acte de l’échec d’une candidature commune à l’élection présidentielle, s’est réuni le 3 janvier. Au sein de cette coordination, les raisons de l’échec et les conséquences à en tirer sont différentes. Pour Claude Debons, le vote des communistes et la candidature de Marie-George Buffet « montre un retour du passé refoulé ». Éric Coquerel de Mars nuance la critique, affirmant que « le PCF a largement participé à gripper la machine mais il est loin d’être le seul ». Les minoritaires « unitaires » de la LCR, se demandent si le PCF ne cherche pas « à nouveau un rapprochement électoral avec le PS ». Le PCF se défend de toute « volonté hégémonique » et n’impute
pas l’échec au « patriotisme de parti ». Selon lui, la divergence « a porté sur la conception même du rassemblement : s’engager comme l’a fait le PCF pour des candidatures communes des forces antilibérales en 2007 ou pour une recomposition politique allant jusqu’à la constitution d’une nouvelle force n’est pas la même démarche », explique-t-il.

« Nouvelle force politique », « nouvel espace », la question d’une « recomposition » politique de la gauche est au cœur du débat. Le 20 et 21 janvier, des membres du collectif national invitent les collectifs locaux à une rencontre nationale. Cette réunion sera ouverte aux délégués des collectifs ou, à défaut, « aux délégués des sensibilités en accord avec la tenue de la réunion nationale ». Le Parti communiste, considérant qu’il s’agit, pour les initiateurs de cette réunion, de travailler essentiellement « à la création d’un espace ou d’une force nouvelle à gauche » s’oppose à sa tenue. « Nous ne nous opposons pas à ce que des gens se réunissent, précise Patrice Cohen-Séat. Mais ça ne sera pas une réunion
nationale des collectifs ». Dans une contribution, Claude Debons rappelle que dans le texte sur la stratégie, on évoque « la perspective de changer la donne à gauche » et d’un « rassemblement durable ». « Vers quoi cela peut-il bien conduire sinon à une nouvelle construction politique regroupant plus solidement les forces antilibérales ? s’interroge le syndicaliste. C’est bien cela qui devrait être la perspective. » Il s’interroge sur « la forme concrète » de ce « nouvel espace politique », « mouvement » ou « confédération », et sur son « périmètre » : « Pense-t-on qu’il puisse inclure aujourd’hui en totalité le PCF et la LCR ? ». Ces réflexions sur une recomposition ne sont pas les seules. De leur côté, les communistes qui se disent « unitaires », autour de Pierre Zarka notamment, convoquent le 13 janvier une rencontre pour réfléchir à ce que « peut être une nouvelle structure ».  

 

Concernant la présidentielle, certains ont engagé une démarche pour réactiver une candidature Bové. Une pétition a recueilli 5 000 signatures (voir l’Humanité d’hier). Elle est signée notamment par des personnalités telles qu’Étienne Chouard, Jean Ferrat et Siné. « Ce n’est pas un geste contre le PCF, mais l’offre de Marie-George Buffet et Olivier Besancenot ne correspond pas aux attentes actuelles, explique Jacques Perreux, conseiller général communiste et l’un des initiateurs. Il faut recréer les conditions d’une candidature commune et j’y crois : en politique, les dynamiques peuvent tout bousculer. » S’il ne s’inscrit pas dans cette pétition, Éric Coquerel estime « qu’il faut tout tenter jusqu’en mars pour une candidature unitaire, mais pas pour une troisième candidature ». Et Claude Debons réfléchit « à une candidature de substitution », qui « donnerait un point d’appui pour entrer en campagne », empêcherait la captation de l’héritage unitaire antilibéral » et « ne se maintiendrait pas jusqu’au bout ».  

 

Enfin pour les législatives, le Parti communiste souhaite poursuivre au sein des collectifs la démarche pour des candidatures unitaires. Claude Debons veut « au contraire affirmer d’abord les candidatures issues des collectifs unitaires engagés dans la construction d’un nouvel espace politique et négocier collectivement avec le PCF et la LCR » un accord électoral. Éric Coquerel parle de 150 ou 200 candidats que les collectifs pourraient présenter. Ces débats sont, pour l’instant, cantonnés au sommet. Il est difficile de savoir à ce jour quelles opinions se dégagent des collectifs locaux et des militants sur le terrain.  

 

Olivier Mayer - L’Humanité – 11 janvier 2007

Précision de l'administrateur du blog : La démarche des communistes unitaires ne se fait autour d'aucune personnalité comme indiqué dans cet article.

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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /2007 07:38

En ce week-end monopolisé par le Sarko-show, la vie des autres partis ne s'arrête pas pour autant. En témoigne l'Appel lancé par les nouveaux communistes unitaires hier à Saint Denis.  

 

Une centaine de militants et d'élus communistes déçus par la ligne Buffet ont lancé hier soir un appel (voir ci-dessous) pour la création d'un nouvel « espace communiste » qui devrait probablement prendre la forme d'une association regroupant les « communistes unitaires ». « Il s'agirait d'une d'organisation ouverte à tous permettant à des communistes de cœur ou des communistes non encartés de réfléchir ensemble à faire émerger une force politique moderne et contemporaine » a confié Patrick Braouezec à Marianne2007.info, à l'issue de la réunion qui se tenait hier à la Bourse du travail de Saint-Denis.  

 

Vers un ticket Bové-Autain ? 

Quelques heures plus tôt, les partisans d'une candidature José Bové annonçaient avoir dépassé les 10 000 signatures de soutien. Ce qui a poussé de nombreux intervenants à donner leur sentiment sur l'initiative du leader altermondialiste. Ainsi le communiste refondateur Roger Martelli a t-il estimé que « l'ampleur de la pétition rend la candidature de Bové légitime mais pas consensuelle ». Or « seule la logique du consensus peut fonctionner» a t-il objecté. Pour le député de Seine-Saint-Denis, François Asensi, ce succès exprime avant tout un « désarroi. Mais je dis : pourquoi pas ? Je ne ferai rien contre cette candidature mais je ne signerai pas la pétition tant que je n'aurai pas un certain nombre d'éclaircissements ».  

 

La formule de Catherine Tricot, rédactrice en chef du magazine Regards qui s'est dite prête à « voter Bové » mais pas forcément « à militer pour lui » a emporté l'adhésion de la salle : « Je crois qu'il faut être agnostique sur ce sujet sinon on va être divisé » a t-elle proposé. 

 

A la sortie de la réunion, Patrick Braouezec s'est dit partisan « d'exiger de Bové un travail collectif. Et moi je serais pour qu'on ait quasiment une sorte de duo "Bové-Autain", avec la possibilité qu'Yves Salesse et moi-même, Besancenot et Buffet s'ils enlèvent leurs candidatures, puissent "en être" pour une candidature qui soit réellement collective ».  

 

Ni scission, ni courant

Après quatre heures et demi de débats, les militants se sont mis d'accord sur un texte appelant à « imaginer un espace autonome dont le nom reste à décider ensemble ». Ces communistes qui disposent déjà d'un site internet (http://communistesunitaires.over-blog.com) souhaitent privilégier un fonctionnement en réseau, dont Patrick Braouezec a fixé le cahier des charges : « Nous devons réfléchir à une structuration qui permette de prendre des décisions et de parler d'une même voix. Mais nous ne pouvons plus fonctionner à un niveau pyramidal car la forme de parti est aujourd'hui dépassée » a-t-il constaté. Si cet espace s'annonce ouvert « à la LCR unitaire au niveau militant, il ne s'agit pas d'un cartel de partis » a précisé François Asensi. Au même moment, d'autres déçus de la candidature Buffet étaient réunis dans plusieurs autres villes, comme à Grenoble ou à Saint-Gauden, en Haute-Garonne.  

 

La direction du PC se veut aussi unitaire

Interrogé la veille sur la constitution d'un mouvement communiste unitaire, Olivier Dartigolle, porte-parole du Parti communiste, a estimé que la candidature de Marie-George Buffet « était tout aussi unitaire». Il a regretté que les « autres personnalités du mouvement n'aient pas donné suite aux propositions de Marie-George Buffet » qui avait imaginé un état-major de campagne incluant de nombreux leaders antilibéraux. Il a aussi annoncé qu'au vue des « 400 procès-verbaux dépouillés [suite à la nouvelle consultation lancée au lendemain de l'échec de la réunion de Saint-Ouen] plus de la moitié des collectifs locaux ont exprimé le souhait de partir en campagne pour Marie George Buffet ». 

 

Par ailleurs, ce dernier promet le 23 janvier, date du prochain meeting de Marie-George Buffet, les « interventions de représentants des collectifs locaux qui ne sont pas encartés au PCF et de personnalités du mouvement social » et renvoie ses camarades à la « Lettre à un ami communiste amer et déçu », rédigée par Patrice Cohen-Seat. Toutefois le PCF ne participera pas à la prochaine réunion des collectifs locaux les 20 et 21 janvier. Contrairement aux opposants à la ligne Buffet qui répondront présents. Ces derniers appellent d'ici-là à « la mise en synergie et en mouvement de tous les communistes unitaires »(...) « en articulation avec celle du mouvement [antilibéral] dans son ensemble.» 

 

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 Marianne 2007.info - Les élections françaises de 2007 vues par la rédaction de Marianne - actualités, analyses, débats, réactions 

 

 

 

 

 

 

Malika Zediri : «C'est terrible de ne pas faire la campagne de Buffet»  

 

Membre du Conseil national du PCF, élue communiste au Conseil régional d'Ile de France et porte-parole de l'association de chômeurs Apeis, Malika Zediri explique la démarche des communistes unitaires.  

 

Marianne2007.info: Pourquoi ne ferez vous pas la campagne de Buffet ? 

Malika Zediri : D'abord, pour moi, c'est terrible de ne pas faire campagne pour Marie-George Buffet. Je suis au PCF depuis 1976, c'est la première fois que je ne fais pas campagne pour un des candidats du parti. C'est une vraie douleur, mais je veux dire que je ne suis pas dans le règlement de compte personnel. Les décisions qui ont été prises par la direction sont graves et c'est parce qu'elles vont avoir des conséquences directes sur la vie des gens que je ne soutiens pas cette campagne. Je crois qu'on s'est trompé dans le Parti et en tant que communiste j'essaie d'être le plus cohérent possible avec moi-même.  

 

Qu'attendez-vous de ce mouvement communiste unitaire ?

Il ne s'agit pas d'être un Parti communiste bis, mais de s'inscrire dans cette mouvance communiste et de réfléchir ensemble à ce qu'est être communiste. On n'est pas simplement que des antilibéraux, on a besoin d'être des partisans, des partisans d'un certain nombre de choses. C'est cela qu'on a besoin de faire voir pour demain. 

 

Ne craignez-vous pas une rupture avec la direction ?

Il y a eu une attitude de la direction et beaucoup sont déçus. C'est un gros paquet de militants et de militantes qui va manquer. Pour moi, il est encore temps pour le parti de changer, il est encore temps de faire autremenent. 

 

Soutiendrez-vous la candidature Bové ?

Je suis agréablement surprise du poids de la pétition, elle va continuer à grandir. Autour de moi et y compris chez des gens qui ne sont pas très politisés, on en parle. Donc, il faudra refaire le point. On n'a pas besoin d'être partout pour que les choses avancent, on n'est pas obligé de répondre à toutes les pressions. Pour l'instant, l'urgence pour nous c'est de travailler à changer les choses. C'est de travailler pour demain, pour changer la société.  

 

Dimanche 14 Janvier 2007

Propos recueillis par Octave Bonnaud 

Par administrateur - Publié dans : presse
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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /2007 20:05

 
Bové maintient le suspense, Buffet ira jusqu'au bout
 
PARIS (Reuters) - Fort d'une pétition comptant plus de 15.000 signatures, José Bové maintient le suspense sur son éventuelle candidature à l'élection présidentielle et assure qu'il se prononcera fin janvier.
 
Mais le Parti communiste affirme que Marie-George Buffet, que le militant altermondialiste a invitée à se désister, de même qu'Olivier Besancenot (LCR), ira jusqu'au bout de sa candidature pour "une gauche populaire et antilibérale".
 
"Il n'y a rien de neuf de la part de José Bové si ce n'est de rajouter la division à la division", a dit mardi à Reuters Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
 
"Le meeting du Zénith (le 23 janvier) montrera que la candidature de Marie-George Buffet est une candidature ouverte et que nous allons jusqu'au bout", a-t-il ajouté.
 
La dirigeante communiste a confirmé sur France 2, en marge de ses voeux à la presse, que "le temps n'est plus au débat sur les candidatures" en vue d'un candidat unique de la gauche antilibérale car "il faut se rassembler".
 
Elle a ajouté, à l'adresse de José Bové : "Je lui dis qu'il y a des ouvriers qui souffrent, qui attendent de nous qu'on fasse bouger les choses à gauche. Donc, vraiment, le temps n'est plus à ces questions internes".
 
Dans une lettre aux militants, José Bové avait souligné qu'il restait disponible à condition que sa candidature soit entérinée par une "votation citoyenne" d'au moins 10.000 signatures et rassemble toutes les forces de gauche du non.
 
APPEL A UNE CAMPAGNE UNITAIRE
 
La pétition lancée sur le site Unisavecbove.org ayant dépassé plus de 15.000 signatures en neuf jours, le militant altermondialiste a lancé lundi un "appel à l'espérance" laissant entendre qu'il n'avait pas renoncé.
 
"Notre objectif doit désormais être de plusieurs dizaines de milliers de signatures avant la fin du mois de janvier", écrit-il, soulignant que "la dynamique populaire est en marche" et que "la démarche unitaire reste un combat".
 
Il demande en outre à tous les élus antilibéraux d'offrir publiquement leur parrainage pour une candidature unitaire à la gauche de la gauche.
 
Il appelle Olivier Besancenot et Marie-George Buffet à "construire ensemble une campagne unitaire" et leur propose une rencontre "dans les meilleurs délais pour examiner toutes les dispositions pratiques d'une telle campagne".
 
"Ce n'est pas juste de renvoyer Olivier Besancenot et Marie-George Buffet dos à dos", rétorque Olivier Dartigolles, soulignant que le porte-parole de la LCR s'était déclaré avant la tentative de rassemblement antilibéral, contrairement à la candidate communiste.
 
En tout état de cause, José Bové dit qu'il se prononcera sur sa propre candidature "au vu de la poursuite de la mobilisation populaire et unitaire".
 
"Je dirai, à la fin du mois de janvier, si je reste disponible pour l'incarner sur le bulletin de vote", précise-t-il.
 
 
 
Candidature antilibérale : Mme Buffet ne répond pas à l'appel de José Bové
 
LEMONDE.FR avec AFP | 16.01.07 | 16h33 • Mis à jour le 16.01.07 | 17h23
Marie-George Buffet, candidate communiste à la présidentielle, a implicitement refusé de répondre à l'appel de José Bové, qui réclame une "rencontre" avec le PCF et la LCR sur une nouvelle candidature antilibérale "unitaire".
 
"Aujourd'hui, le temps est au combat contre Sarkozy, le temps est au combat contre Le Pen, le temps est à faire grandir les propositions d'une gauche populaire, antilibérale, le temps n'est plus au débat sur les candidatures", a déclaré Mme Buffet, en marge de ses vœux à la presse, mardi 16 janvier. Elle a décrit le candidat de l'UMP comme un "loup qui se déguise en agneau", incohérent selon elle car il se dit favorable aux logements sociaux sans en construire dans sa commune, Neuilly-sur-Seine.
 
"COMPLÈTEMENT OUVERTE"
La candidate, investie par le PCF après avoir échoué à créer le consensus au sein des collectifs unitaires, a dit souhaiter qu'il y ait "le plus large rassemblement autour de ce qu'[elle veut] porter", c'est-à-dire "tout le travail fait pendant des semaines et des semaines par les collectifs sur des propositions alternatives".
 
S'appuyant sur une pétition en ligne signée par plus 15 000 personnes, José Bové s'est déclaré lundi toujours "disponible" pour être le candidat des antilibéraux à la présidentielle. Le syndicaliste annoncera sa décision pour 2007 fin janvier. Il a laissé entendre qu'il se présenterait si Mme Buffet et M. Besancenot se retiraient, fait improbable. Lundi, il a proposé à ses deux concurrents de mettre au point une campagne "unitaire" avec meetings communs et partage des temps de parole.
 
Renversant cette logique, la candidate communiste, se disant "complètement ouverte", a affirmé que "tous ceux qui veulent prendre la parole le 23 janvier au Zénith seront les bienvenus". Elle présentera ce jour son programme antilibéral.
 
Contre les "shows médiatiques" de M. Sarkozy et Mme Royal
 
"Notre démocratie va-t-elle encore descendre de quelques marches dans le soi-disant débat politique fait de petites phrases, de shows médiatiques, qu'ils soient à la porte de Versailles ou sur la Muraille de Chine, ou va-t-elle trouver une porte nouvelle dans un grand débat populaire citoyen ?", a ironisé Marie-George Buffet mardi.
 
La candidate communiste a ainsi choisi de renvoyer dos à dos Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. "Je me bats [...] pour une nouvelle majorité à gauche. Je regarde le programme que présente Ségolène Royal. Je n'ai pas l'impression que cette politique soit vraiment apte à changer les choses dans notre pays, à faire en sorte que cette fois-ci la gauche réussisse", a-t-elle dit. - (Avec Reuters)
 
Buffet et Besancenot envoient paître José Bové
Fort de 16.000 signatures de soutien, le syndicaliste paysan souhaitait «une campagne unitaire» • Encore raté •
 
Par Pascal VIROT
LIBERATION.FR : mardi 16 janvier 2007
 
En termes policés, cela s’appelle une fin de non-recevoir. Plus trivialement, c’est non. Non à une rencontre avec José Bové, car «le temps est au combat contre Sarkozy, Le Pen, (…) le temps n’est plus au débat sur les candidatures».
 
C’est en ces termes que Marie-George Buffet a répondu mardi au syndicaliste paysan, qui a proposé lundi un rendez-vous à la candidate communiste ainsi qu’à son homologue de la LCR, Olivier Besancenot. Il leur suggérait de «construire ensemble une campagne unitaire». Fort des quelque 16.000 signatures engrangées en faveur de sa candidature à l’Elysée (unisavecbove.org), il leur demande ni plus ni moins de se désister et de lui laisser le champ libre pour représenter le camp antilibéral lors de cette campagne.
 
Côté LCR, la réponse est la même qu’au PCF: «Ce n’est pas un événement, argue, goguenard, Alain Krivine. José Bové était déjà candidat il y a quelques semaines…» Avant de se retirer de la course à la candidature antilibérale. Plus sérieusement, le porte-parole de la Ligue exprime «le même désaccord qu’avec Buffet: nous n’avons pas de réponse de la part de Bové sur la participation gouvernementale». Une participation dont la LCR ne veut pas entendre parler avec un gouvernement «social-libéral». Quant à «la méthode», Krivine appelle à «se méfier des clics»: «Il y avait les éléphants au PS, maintenant, il y a les souris Internet…»
 
Ni Besancenot, ni Buffet n’entendent donc décrocher. Et la responsable communiste a fait savoir, une nouvelle fois, qu’elle ne refusera pas une participation gouvernementale. «La gauche doit être portée au pouvoir (…) Mais dans le même temps, rien ne sera possible, au pouvoir, sans le courage de faire tomber les Bastilles libérales qui sont à l’origine de toute cette mal-vie. Toute autre posture ne conduirait qu’à l’impasse». Une différence de plus avec les autres antilibéraux.

Lu pourtant vendredi...  

 

Besancenot : « Vigilance avec les moulins à parole »   

Paris Normandie du 12 janvier 2007 

Des militants antilibéraux de Marseille ont relancé une pétition - près de mille signatures - pour une nouvelle candidature de José Bové, rassemblant toute la gauche du non. 

Qu'en pensez-vous et à quelles conditions seriez-vous prêt à discuter d'une candidature unique de la gauche du non ? O. B. : « Ce n'est pas une nouveauté. José Bové le répète depuis des mois. Son appel est clairement en direction du PCF. J'ai déjà dit que j'étais prêt à retirer en cas d'accord unitaire ma candidature à la présidentielle pour un autre candidat sachant que José n'est pas le plus mal placé. Mais il faut pour ça l'engagement ferme de ne pas participer à une gauche plurielle numéro 2 que le PS semble vouloir reconstituer. Le PCF a dit non à cette exigence comme il a refusé de se retirer en faveur de José Bové. J'ai bien peur que cet appel en direction du parti communiste ne soit pas fructueux. La direction du PCF n'a jamais imaginé dans le cadre des discussions des collectifs qu'une éventuelle candidature unitaire puisse échapper à son contrôle pas pour des affaires d'égo mais des raisons politiques. Depuis le début des négociations, que ce soit avec nous LCR ou José Bové, la direction du PCF ne veut pas d'un accord susceptible de la couper durablement de son rapport avec le PS dont elle a besoin pour les élections législatives et municipales. C'est une divergence suffisamment importante pour ne pas en rajouter. Je ne me trompe pas de cible. Je souhaite que la discussion continue et il ne faut pas compter sur moi pour mener une guéguerre à Marie-Georges Buffet pour qui je garde de l'estime ».  

Vous continuez à exclure tout accord avec le PS ? O. B. : « Je ne serai pas dans un gouvernement qui bloquerait les salaires alors que je réclame une augmentation des revenus, qui va continuer à subventionner des groupes industriels qui font des bénéfices et continuent à licencier. Je ne participerais pas à un exécutif où je devrais faire le contraire de ce pourquoi je lutte tous les jours. Ce n'est pas une question de morale mais d'efficacité. Sans se tromper de cible qui sont pour nous le Medef et Sarkozy, nous revendiquons une indépendance totale vis-à-vis de la direction du PS. C'est ce qu'il y a de plus efficace pour faire avancer l'ensemble des discussions politiques à gauche. Le PS, et c'est le sens de ma candidature à la présidentielle, aura dans cette campagne un interlocuteur qui ne sera pas lié par des accords politiciens. Ca me donne une liberté de parole et de propositions qui permette de faire avancer les discussions à grand coup de pied dans le derrière s'il le faut. De nombreux électeurs de gauche, y compris ceux qui ne voteront peut-être jamais pour nous, pensent que la LCR est la plus indépendante de la direction du PS. donc la plus libre ». 

 PROPOS RECUEILLIS PAR CHRISTOPHE PRETEUX 

  
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /2007 20:56

Beaucoup de discussions animées pour ce premier jour de rassemblement des collectifs nationaux à Montreuil où nous sommes présents de manière individuelles et la presse en parle : 

 

Candidature 2007: Bové, qui en a "envie", se donne jusqu'au 1er février  

 

MONTREUIL (AFP) - L'altermondialiste José Bové a affirmé samedi avoir "envie" d'être candidat à la présidentielle pour les anti-libéraux, et fixé le 1er février comme date-limite pour dire: "on y va". 

"Quelque chose de tout à fait étonnant est en train de se passer", a-t-il déclaré devant quelque 700 membres des collectifs anti-libéraux créés dans la foulée de la victoire du non au référendum européen, réunis à la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis). 

Auparavant, nombre de participants lui avaient demandé d'être leur candidat. La féministe Hamida Ben Sadia parlait de "formidable mobilisation", observant qu'"il y a plus de gens qui signent la pétition demandant à Bové d'être candidat que dans les collectifs anti-libéraux". 

"José Bové ne sera pas un candidat de plus, mais un candidat unitaire", lançait Sylvie, d'Aubagne. "Nous devons être à la hauteur de ce que nous avons semé", soulignait Alain Berto (PCF). "Unité, unité, unité !", criait l'assistance. Jacques Perreux, vice-président PCF du Val-de-Marne, appelait à "créer l'électrochoc" pour "déranger le scénario des présidentielles". 

Les responsables de la pétition, lancée il y a deux semaines pour demander à José Bové de se lancer, annonçaient 25.000 signatures. Selon eux, Bové, "la voix de ceux que l'on n'entend jamais", serait capable d'entraîner une partie des abstentionnistes de 2002. 

"J'ai un picotement dans le ventre. Si vous avez envie d'y aller, moi aussi j'ai envie d'y aller, on a envie d'y aller ensemble", a lancé M. Bové, qui a renoncé à se rendre à Nairobi au Forum social mondial.

"Même si Olivier Besancenot n'a pas voulu l'entendre", le projet des altermondialistes n'est pas, selon lui, "compatible avec le projet socialiste". L'adversaire est "le projet libéral, qu'il soit social-libéral ou de droite". 

Bové a semblé vouloir ainsi donner des gages au leader LCR qui avait expliqué sa propre candidature par l'absence d'engagement clair des altermondialistes à ne pas se rapprocher des socialistes au pouvoir. 

"Si on ajoute les collectifs à ceux qui ont signé la pétition, un sacré mouvement s'est mis en marche", selon M. Bové. 

"Je veux rester prudent, il faut qu'on soit sûrs d'être capables de mener ce travail jusqu'au bout, il faut vérifier dans la semaine que tous les paramètres sont réunis et être capables de dire le 1er février : on y va", a-t-il dit. 

Quelques responsables du collectif national ont émis des réserves, sous les huées de l'assistance, notamment Yves Salesse (ex-Copernic), favorable à une campagne pour le retrait préalable des candidatures de Marie-George Buffet (PCF) et Besancenot. 

"Ca ne va pas de soi de dire qu'on va soutenir un candidat supplémentaire quand on a défendu l'unité auparavant", observait Clémentine Autain (app. PCF).

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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /2007 07:43
dimanche 21 janvier 2007, 17h59
 
José Bové en route "tranquillement" vers la présidentielle
Par Christine COURCOL             
 
MONTREUIL (AFP) - Porté par l'ardeur d'altermondialistes réunis ce week-end à Montreuil, José Bové a fait un grand pas en avant vers sa candidature à l'élection présidentielle, sans l'annoncer tout à fait, mais en affirmant qu'il le ferait le 1er février.
Le leader altermondialiste se donne ce petit délai avant une annonce formelle de sa candidature, afin d'estimer la "dynamique" provoquée par ses déclarations de ce week-end.
 
Son instrument de mesure principal : le nombre de signatures de la pétition l'appelant à être candidat. A ce jour, la pétition a obtenu 25.000 signatures. Beaucoup plus que les 10.000 avant le week-end.
Il s'agit de "montrer véritablement qu'il y a un mouvement et une dynamique", a dit Bové.
Mais d'ores et déjà, devant les quelque 600 membres ou délégués de 300 collectifs altermondialistes, créés dans la foulée de la victoire du non au référendum européen, il a manifesté fortement l'envie de partir en campagne.
"J'ai un picotement dans le ventre. Si vous avez envie d'y aller, moi aussi j'ai envie d'y aller, on a envie d'y aller ensemble", avait-il lancé samedi. Une envie réitérée dimanche: "j'annoncerai ma candidature le 1er février".
"Les choses se mettent en route, tranquillement, on verra le 1er février", a-t-il indiqué encore.
Mais il a commencé à "construire cette campagne".
Alors qu'il avait, lors d'un premier tour de piste, conditionné son entrée en campagne au retrait des champions PCF et LCR, il a demandé aux militants d'aller dès maintenant à la recherche des parrainages, "qui vont matérialiser de façon concrète qu'on ira jusqu'au bout".
Les alter-mondialistes présents à Montreuil ont soutenu par acclamations un texte lui demandant d'être candidat.
Ils ont souhaité que toutes les forces engagées "pour le non de gauche se retrouvent", et appelé PCF et LCR à "renoncer à des candidatures séparées".
Quoi qu'il en soit, des meetings seront organisés à bref délai, et le mouvement se dotera de porte-parole "représentant toutes les sensibilités du rassemblement".
Une nouvelle réunion nationale se tiendra début mars pour vérifier que l'action engagée suscite "une dynamique populaire et décider des suites à lui donner".
Yves Salesse, de la fondation Copernic, a insisté sur la nécessité de vérifier la "dynamique". Comme Claude Debons, coordonnateur des collectifs, il s'est montré inquiet d'un tout petit score dans les sondages, équivalant à ceux d'Olivier Besancenot (LCR) et Marie-George Buffet (PCF). "Ca ne peut pas être une candidature à tout prix", selon Salesse.
Bové a précisé qu'un bilan serait fait "toutes les semaines", "pour savoir si on continue ou pas".
Le député PCF de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec a estimé qu'"il faut y aller", pour "réenchanter notre pays et la politique".
Deux composants des collectifs anti-libéraux, MARS (Mouvement pour une alternative républicaine et sociale) et Gauche républicaine se sont mis en retrait, devenant "observateurs".
En revanche, les Verts du courant "Alter-ekolo" ont réintégré les collectifs.
Francine Bavay, membre du collège exécutif des Verts, s'est réjouie que Bové ait "entendu l'appel citoyen".
Le PCF a affirmé d'emblée qu'une candidature Bové ne ferait qu'ajouter "de la division et de la confusion", celle de Buffet ayant "pour ambition de rassembler".
 
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dimanche 21 janvier 2007, 16h52
 
Présidentielle: "j'annoncerai ma candidature le 1er février", déclare José Bové
 
PARIS (AP) - "J'annoncerai ma candidature le 1er février", a affirmé dimanche José Bové en soulignant qu'"une dynamique est en train de se mettre en place", alors qu'une pétition destinée à l'encourager à se présenter a recueilli 25.000 signatures en deux semaines.
"J'annoncerai ma candidature le 1er février. Aujourd'hui on est dans une dynamique pour créer un élan collectif, pour que les gens se mobilisent, que les collectifs se mettent en marche, pour que de plus en plus de personnes s'engagent", a-t-il déclaré à France Info.
"J'étais le premier étonné: 25.000 signatures en quelques jours, beaucoup de personnes qui rejoignent les collectifs (antilibéraux), ça donne envie collectivement de faire quelque chose", avait déclaré dimanche matin sur RTL le leader altermondialiste.
José Bové participait ce week-end à Montreuil (Seine-Saint-Denis) à une réunion de ces collectifs. Réunion au cours de laquelle il a "appelé l'ensemble des responsables qui sont ici, qui viennent des quatre coins de la France à collecter les signatures ". Il faut "se rapprocher des maires afin que très rapidement nous ayons les 500 signatures qui vont matérialiser de manière concrète que l'on ira jusqu'au bout", a-t-il dit.
"Nous allons continuer le travail collectif, les choses se mettent en route tranquillement et on verra le 1er février maintenant", a poursuivi l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne. Selon lui, "se lancer dans une campagne comme celle-ci, ce n'est pas quelque chose qui se fait par dessus la main".
"Je pense qu'il faut qu'on se mette en ordre de bataille, qu'on analyse, que tous les collectifs soient prêts, que les élus qui disent vouloir lancer cette campagne avec nous puissent aussi se lancer, parce que si on démarre la campagne, ce n'est pas pour l'arrêter 15 jours après en se disant qu'on n'a pas les moyens d'aller jusqu'au bout", a-t-il expliqué.
A ses yeux, à côté du programme "plutôt social libéral" du Parti socialiste, "il y a une tentative d'un certain nombre de partis politiques de récupérer un mouvement collectif". Après avoir "essayé de l'infiltrer, de le contrôler", "ces appareils ont décidé pour finir de partir seuls à la bataille, ce qui fait qu'aujourd'hui il ne peuvent pas représenter cette diversité", a-t-il fait valoir.
Quant à Nicolas Hulot, qui doit faire connaître lundi sa décision de se présenter ou pas à l'élection, il n'inquiète pas José Bové. "Il a mis en place son pacte écologique, tout le monde l'a signé. Qu'est ce que Nicolas Hulot va venir dire de plus dans cette campagne?", s'est interrogé le leader altermondialiste.
La question est, selon lui, de savoir si l'animateur écologiste, "qui ne s'est pas engagé pour remettre en cause la logique des multinationales qui sont responsables globalement de la pollution de la planète", "va être capable d'aller jusque-là". Pour José Bové, "sa ligne de conduite, c'est plutôt de dire aux gens: tirez un petit moins la chasse d'eau et mettez du carburant vert dans votre moteur".
Dans un communiqué diffusé dimanche, le Parti communiste a jugé que "la candidature supplémentaire de José Bové ne ferait qu'ajouter de la division et de la confusion", estimant "très regrettable qu'on n'ait pas pu aboutir à une candidature unitaire à l'élection présidentielle". Et ce, alors que, selon le PCF, "plus de 60%" des collectifs locaux s'étaient prononcés pour la candidature de Marie-George Buffet, qui s'est lancée dans la course à la présidentielle. AP
 
Bové, un retour très net
Samuel Laurent (lefigaro.fr).
 Publié le 21 janvier 2007
Actualisé le 21 janvier 2007 : 16h26
 
Les partisans du leader altermondialiste ont réussi à mobiliser, par le biais d’Internet, des dizaines de milliers de signatures en faveur d’une candidature Bové à la présidentielle. Alors qu’il s’était retiré de la course, Bové a saisi cette chance pour annoncer qu’il serait candidat. Enquête.
 
Bové revient… sur Internet. Le leader paysan, qui a annoncé sa candidature dimanche, s’était retiré le 23 novembre dernier de la course à une investiture unique de l’extrême-gauche. Raison invoquée : le refus du PC et de la LCR de retirer leurs propres candidats. Une attitude qui, selon Bové rendait caduque toute idée de candidature unique des «collectifs unitaires» de gauche radicale.
 
Mais les militants à la base de ces collectifs ne l’entendaient pas de cette oreille. Et le web s’est très vite fait l’écho de leur volonté, bousculant les certitudes des communistes et des trotskistes. Comme l’expliquait en novembre au figaro.fr Guilhem Fouetillou, chercheur et concepteur de la Blogopole, un outil d’analyse des blogs politiques, «la communauté altermondialiste est la plus puissante du web français».
 
«Créer du réseau»
 
Le 24 novembre, dès le lendemain du retrait du fondateur de la Confédération paysanne, un message apparaît sur le site Indymedia Marseille, l’un des relais de la mouvance altermondialiste : «Faisons appel à tout ceux qui croient en la victoire de Jose Bové, formons des comités de soutien».
 
Aussitôt dit, aussitôt fait. Yannis Youlountas, philosophe et poète, «vit mal» le retrait de Bové. Il décide de créer un «réseau» pour relancer l’idée de sa candidature, explique-t-il au figaro.fr. Pour cela, plusieurs outils sont mis en place : une mailing liste, un forum…. Dès le 25 novembre, il lance avec quelques autres un premier appel, diffusé sur le site militant Calle Luna. «On a recueilli 600 signatures avec ce seul appel», raconte-t-il.
 
Les 10 et 11 décembre, les partisans de Bové organisent une réunion à Saint-Ouen. Le leader paysan s’explique : il souhaite une «votation citoyenne» pour donner du poids à sa candidature. Pendant les fêtes, Yannis Youlountas et «40 coordinateurs» travaillent donc à la mise en place d’une pétition et d’un site dédié. Le 6 janvier, le texte est diffusé sur Internet : «José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche !». Bové y répond, posant une condition : «une dynamique populaire» qui associe les citoyens au choix de notre candidat».
 
«2.500 signatures en un week-end»
 
La pétition est un succès. «En un week-end, on a eu 2000 à 2500 signatures», raconte Yannis Youlountas. Relayée par voie de mails, repris sur blogs et forums, elle bénéficie aussi d’une intervention de Bové sur Canal Plus, qui fait connaître l’initiative. Face à cet engouement, Bové publie une nouvelle lettre le 15 janvier. Il y explique qu’il se décidera en fonction «de la poursuite de la mobilisation populaire et unitaire». Et il lance un nouvel appel au PC et à la LCR.
 
Mais cette popularité persistante n’est pas du goût des deux partis. Guillaume Liégard, dirigeant national de la LCR, interrogé mercredi par Lefigaro.fr, minimisait l’effet de la pétition. «Il suffit d’aller sur le site pour la signer. Il n’est dès lors pas étonnant, au vu de la popularité de Bové, qu’il récolte autant de signatures».
 
Dimanche 21 janvier, «nous en sommes à 25.500 signatures, plus 2.800 en attente, et 1.300 signatures papier», se félicite Yannis Youlountas, convaincu que cette mobilisation spontanée «de la dernière chance» a rendu possible le retour de José Bové dans la course. Le leader altermondialiste a annoncé dimanche qu’il serait officiellement candidat le 1er février prochain.
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José Bové sera officiellement candidat le 1er février
NOUVELOBS.COM | 21.01.2007 | 15:49
 
L'altermondialiste annoncera officiellement sa candidature le 1er février. Il demande aux militants antilibéraux d'aller à la chasse aux parrainages. (c) Reuters
Le leader altermondialiste José Bové a déclaré dimanche 21 janvier à Montreuil (Seine-saint-Denis) qu'il annoncerait officiellement sa candidature à la présidentielle le 1er février, et a demandé aux militants d'aller d'ores et déjà à la chasse aux parrainages.
"J'annoncerai ma candidature le 1er février", a-t-il déclaré devant la presse.
Auparavant, devant les membres des collectifs unitaires rassemblés à Montreuil, il avait indiqué que le 1er février "sera le jour de l'annonce officielle".
"On est entré dans une dynamique, on est déjà en train de construire cette campagne", a-t-il souligné, demandant que les militants aillent d'ores et déjà à la recherche des parrainages, "qui vont matérialiser de façon concrète qu'on ira jusqu'au bout".
 
Bilan hebdomadaire
 
Il a indiqué aussi que le bilan de la campagne sera fait "toutes les semaines, pour savoir si on continue ou si on continue pas".
Les participants à cette réunion ont décidé en outre de tenir une nouvelle réunion début mars, pour "faire le point" de l'action engagée et "vérifier qu'elle suscite une dynamique populaire".
Déjà samedi José Bové avait fait connaître son envie de se présenter à cette élection. "J'ai un petit picotement dans le ventre qui me dit que si vous avez envie d'y aller, moi aussi j'ai envie d'y aller", avait-t-il déclaré devant plusieurs centaines de participants.
 
23.000 signatures
 
L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne, qui devait initialement se rendre au 7e Forum social mondial (FSM) qui se tient jusqu'au 25 janvier à Nairobi au Kenya, s'est en fait rendu à Montreuil, près de Paris, pour jauger sa popularité.
Depuis que la dirigeante du PCF Marie-George Buffet et le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot ont annoncé chacun de leur côté leur candidature, une partie des collectifs espère toujours s'entendre sur un candidat de la gauche radicale.
José Bové, qui s'était déclaré disponible si Marie-George Buffet et Olivier Besancenot renonçaient, s'appuie aujourd'hui sur une pétition qui a recueilli plus de 23.000 signatures sur un site internet.
 
Seulement le temps du débat ?
 
"Aujourd'hui, la véritable question, c'est: est-ce qu'il existe une dynamique, est-ce qu'on peut construire collectivement quelque chose qui permette de changer la donne, de redonner espoir aux millions de Français qui sont aujourd'hui dans la déprime ?", avait-t-il dit aux journalistes.
Marie-George Buffet et Olivier Besancenot ont déjà répondu qu'ils ne se désisteraient pas en faveur du militant altermondialiste. Plusieurs chefs de file du mouvement antilibéral ont exprimé de leur côté leur scepticisme, soulignant que la gauche de la gauche risquait d'apparaître plus divisée que jamais.
Outre le PCF et la Ligue communiste révolutionnaire, Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) et Gérard Schivardi (parti des travailleurs) se présentent également.
Certains délégués présents à Montreuil voulaient proposer la candidature de José Bové mais uniquement le temps de la campagne officielle, "afin d'être présent dans le débat". 
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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /2007 20:05

Un article paru dans Le Monde du 1er février 2007

 

Trois candidats pour un seul programme : quelle incroyable chance ! L'un s'est engagé à ne pas gouverner avec les socialistes. Mais l'autre, forte de son expérience, est bien placée pour dire qu'on ne l'y reprendra pas de sitôt. Quant au troisième, on sait qu'il retournerait plutôt en prison.
 
La seule chose raisonnable serait maintenant qu'ils fassent campagne commune, réunis sur les mêmes tribunes. Le public se multiplierait par dix. Les communistes apporteraient leurs finances et leur militance. Les trotskistes assureraient la connexion aux médias. Et les josébovistes, la dimension intergalactique. Les uns connaissent mieux les abords des usines, d'autres les couloirs de fac et les amphis, d'autres encore la France profonde. Une sacrée bousculade en perspective, trois candidats pour un programme... Mais sans éliminer personne. Trois places sur le podium et un seul vainqueur : l'équipe.
 
Une belle ruse de l'histoire. Le peuple, ayant décidé de ne pas se laisser dissoudre, amènerait ses chefs à s'entendre ! Et les gens d'appareil se sentiraient, tout soudain, un peu perdus dans la foule. Cela voudrait dire qu'il y a, face aux deux partis dominants, celui du fric et celui de "l'élite", un troisième pôle qui refuse ces deux hégémonies conniventes : une force populaire moderne, imprévisible et diverse, mais qui a pris de soi qu'elle refuse qu'on la divise au nom de clivages issus d'histoires anciennes.
 
Une force rassemblée sans doute par quelque chose de bien réel dans l'épaisseur de la société, mais que nous ne savons pas encore déchiffrer. Le capitalisme flexible, qui livre la population à l'incertitude du lendemain, suscite, dans les conditions actuelles de la technique et de la culture, de nouvelles capacités de résistance et de retrouvailles. Voilà bien, semble-t-il, le sens de ce mouvement à la base, qui, pour la première fois dans ce pays, rassemble des minorités actives au sein du PC, de la LCR, des Verts, voire du PS. Un lot de fratries politiques et une cohorte indéfinie d'associatifs sans appartenance. On a ordonné la dispersion. Mais ils refusent de se quitter. Ils se sont trop aimés.
 
Ce qui est inédit, c'est la rencontre entre la gauche de parti et la gauche de mouvement. Reconnaissance mutuelle, un peu méfiante il est vrai, entre ceux qui descendent dans la rue ou dans les urnes au coup par coup, et les militants fidèles, organisés. Il y a au sein du peuple de gauche quelque chose qui résiste au populisme et à la politique spectacle. Le vrai débat passe désormais ailleurs loin des éclairs cathodiques, par les heures acharnées de connexion à Internet, par les collectifs politiques au hasard des lieux. Et l'on a vu récemment que des foules inattendues pouvaient se défouler sur des mots d'ordre mûrement réfléchis, comme autour du contrat de travail.
 
Nous commençons lentement, avançant comme à reculons, à découvrir que nous faisons partie d'un grand parti avec un petit p, dont personne ne pourra nous exclure. Il est vrai que celui-ci reste à construire, et que nul ne sait encore comment faire du solide dans une situation si fluctuante. Déjà pourtant cette introuvable coalition ouvre une perspective, vers une expérience historique peut-être.
 
Dans une conjoncture dont rien ne dit qu'elle reviendra. Que nos trois candidats fassent donc campagne commune ! Il se pourrait, bien sûr, qu'elle se termine par le retrait de deux d'entre eux en faveur du plus rassembleur, ou de la plus rassembleuse... Un beau risque à courir.
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 20:25
Devant les difficultés de la candidate à convaincre de l'utilité de sa candidature, des critiques commencent à se faire entendre au sein du parti. Et les partisans de Robert Hue s'organisent.
Le Monde daté du 8 mars 2007
 
 
Marie-George Buffet le sent bien, sa campagne est " difficile ". Parce que la gauche demeure minoritaire, à 40 % dans les intentions de vote, et que Ségolène Royal " ne tient pas un discours de gauche ". Mais aussi parce qu'elle-même a du mal à convaincre de l'utilité de sa candidature. " Les hommes et les femmes de gauche que je rencontre adhèrent à mon programme mais se demandent s'ils ne devraient pas se rassembler derrière Ségolène Royal. J'en vois même qui hésitent entre moi et Bayrou ! ", reconnaît-elle les traits tirés. Ce mardi 6 mars, quelques heures avant un meeting tenu devant quelque 600 personnes à Brest, la candidate du PCF semble presque lasse. " Allez, un meeting de plus... ", lâche-t-elle.
Ici, comme ailleurs, le parti tente de se mobiliser mais la conviction manque parfois. " La campagne se fait mollement ", assure Michel Maso, membre du conseil national et proche de Robert Hue. Le constat est sévère mais a été assez partagé par les cadres du parti, lors du dernier conseil national, le 26 février. Alors Mme Buffet se démène et tente de " coller " au plus près de l'actualité sociale.
 
" FLOTTEMENT "
 
Mardi matin, la secrétaire nationale avait chamboulé son emploi du temps pour assister à la manifestation des salariés d'Airbus, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Mercredi, elle se rend sur une exploitation agricole puis auprès de salariés d'Alcatel-Lucent, avant de filer sur Lorient et Saint-Brieuc. Deux jours passés en Bretagne pour remobiliser ses troupes sur des terres tenues par des opposants, les partisans de Robert Hue. Dans ce Grand Ouest, les critiques se taisent encore publiquement mais il n'en faut pas beaucoup pour les entendre. " Marie-George a des difficultés à élargir la campagne. Les militants la font par discipline mais ne comprennent pas le flottement dans la stratégie du parti ", constate Michel Rica, secrétaire fédéral de Loire-Atlantique. " On paye le flou entretenu depuis des mois ", renchérit Christian Saulnier, président du groupe communiste de Saint-Nazaire. " Le discours sur le contenu de ce que devrait être une politique de gauche n'est pas à la hauteur ", juge Wilfried Lunel, secrétaire fédéral d'Ille-et-Vilaine. La tentative, mise en échec, de rassembler les antilibéraux derrière une candidature communiste, serait ainsi la cause d'une campagne qui patine. Une critique que Mme Buffet ne veut pas entendre : " Y a pas de souffle ? Mais une candidature communiste - comme le proposaient les opposants - , ça aurait été pareil ! C'est les 3,37 % de 2002 qui ont porté atteinte à la crédibilité du parti ", s'emporte-t-elle. En clair, la responsabilité en incombe à M. Hue, candidat en 2002, pas à elle. Il n'empêche : à mots couverts, le débat sur l'" après " est lancé.
Longtemps silencieux, les " huistes ", qui tiennent une dizaine de fédérations et ont la responsabilité de la trésorerie du parti, s'organisent. Leur objectif : obtenir un bilan de la ligne de la direction accusée d'avoir mis le parti " hors jeu ". Ils auront sur ce point l'appui des autres opposants, " orthodoxes ", qui attendent eux aussi le 22 avril au soir.
 
Sylvia Zappi
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /2007 07:33

PARIS (AFP) - A trois semaines de l'élection présidentielle, la candidature de Marie-George Buffet plafonne à 1.5% dans les sondages et fait craindre au Parti communiste français une descente aux enfers, après son cuisant échec de 2002. C'est pour éviter la réédition du scénario du 21 avril 2002 - Robert Hue recueillant 3,37% 4% des voix derrière deux candidats d'extrême gauche - que le PCF <http://fr.news.yahoo.com/p/pc.html>  avait tenté, en décembre 2006, en vain, de convaincre ses partenaires antilibéraux de soutenir une candidature unique à la présidentielle.

Hier soir Marie George Buffet, Olivier Besancenot et deux représentants de José Bové se sont retrouvés dans un restaurant chic de Montreuil le 9-3 pour envisager une fin de campagne commune. Car la stratégie adoptée jusqu'à présent a rendu quasi illisible la campagne des trois candidats antilibéraux, tous pénalisés par leur division et par le vote utile auquel appelle le Parti socialiste.

Marie George Buffet devrait faire une importante déclaration devant les militants communistes aujourd'hui à
Bercy
et annoncer un revirement dans la campagne. Son fidèle bras droit Patrice Cohen Seat aurait déclaré "on ne peut pas continuer comme cela... Nous allons droit dans le mur.."Pierre Cours Salies présent à ce repas s'est réjoui de la tournure des événements, rejoint dans l'analyse par Christian Piquet et Daniel Bensaïd présents au côté d'Olivier Besancenot. Les invités ont pris le même menu pour montrer leur détermination à aller dans le même sens. ils ont choisi un saumon en croute sur coquille st Jacques arrosé d'un Chassagne Montrachet 1999...Dans les jours qui viennent une conférence de presse commune devrait avoir lieu dans la salle des fêtes de la Mairie de Montreuil.

dimanche 1er avril !!!!

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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 20:24

Sylvia Zappi, Le Monde du 11 avril 2007

 

 

 

LA FONDATION COPERNIC a décidé, à son tour, de tenter de contrer " l'effet Bayrou " à gauche. Le cercle de réflexion antilibérale s'inquiète de l'attraction que le centriste exercerait sur une partie de l'électorat socialiste.

 

Il a donc publié sur son site Internet (fondation-copernic.org) une note intitulée " L'effet Bayrou ou le retour de la République du centre ", livrant une analyse du programme du candidat de l'UDF. " Nous essayons de déconstruire cette image d'homme hors système et de prouver que finalement Bayrou est un libéral ", explique Evelyne Sire-Marin, coprésidente de la fondation.

 

 

 

Constatant que M. Bayrou capte une frange d'électeurs " déçue par la campagne menée par le Parti socialiste et les autres composantes de l'ex-gauche plurielle " qui voit en lui un " recours possible ", l'auteur, Julien Bach, pseudonyme d'un haut fonctionnaire, explique qu'" il suffit de regarder d'un peu plus près ses (rares) propositions pour mesure à quel point sa vision du monde demeure clairement ancrée à droite ".

 

 

 

" PLUS LIBÉRAL QUE SOCIAL "

 

 

 

La note souligne le parcours politique de l'homme, ministre de l'éducation du gouvernement Balladur, qui a ainsi " participé à la thérapie de choc néolibérale infligée à la France de 1993 à 1997 ".

 

 

 

Son programme actuel n'est pas celui d'un " rebelle " et n'a rien de " social-libéral " comme le prétend le candidat, dénonce la Fondation. Ses principales propositions dévoilent un projet " nettement plus libéral que social ", assure M. Bach. Ainsi, de sa volonté de faire de la France " un pays pro-entreprises ", de la rigueur budgétaire " érigée en dogme " par sa proposition d'inscrire dans la Constitution l'interdiction pour un gouvernement de présenter un budget déficitaire, " la refonte universelle " des retraites vue comme " un projet de nivellement par le bas ", ou encore l'allégement de l'impôt sur la fortune... autant de sujets que l'auteur stigmatise comme étant " la poursuite des politiques néoclassiques " de la droite.

 

 

 

Le projet de société du candidat de l'UDF " est un projet faussement humaniste et authentiquement réactionnaire ", dénonce Copernic. " Recyclage " de la théorie du moins d'Etat, rejet de l'immigration parce que le pays " compte quatre millions de chômeurs ", remise en question du droit de grève " sous couvert d'un service garanti dans les transports ", proposition " aux relents sécuritaires évidents " de mise sous tutelle des allocations familiales quand il y a abandon de responsabilité des parents... les réformes centristes démontrent " l'ambition de parvenir à convertir la France à la démocratie chrétienne ", conclut la note.

 

 

 

Pour la Fondation, la preuve est ainsi faite que le programme présidentiel du centriste s'inscrit " dans la grande tradition libérale et réactionnaire " dont M. Bayrou ne serait qu'" une variante actualisée ". Un leurre qui, " par sa négation des divergences d'intérêts et l'occultation du conflit social " au profit d'une " régulation paternaliste de la société ", pèserait dangereusement sur la vie politique française.

 

 

 

La note rappelle ainsi en exergue la citation du philosophe Alain en 1930 : " Lorsqu'on me demande si la rupture entre les partis de droite et les partis de gauche (...) a encore un sens, la première idée qui me vient est que celui qui demande n'est pas un homme de gauche. " Une citation qui tourne déjà sur Internet pour mieux prouver qu'être " au-dessus, c'est être de droite

 

 

 

 

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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 20:28

Michel Soudais, Politis du 05 avril 2007

 

 

 

 

 

Il y a la campagne et «l'après». Certains y pensent et posent des jalons. C'est le cas d'Olivier Besancenot, qui rêve de rassembler la gauche anticapitaliste, mais aussi d'un groupe de hauts fonctionnaires «sympathisants ou militants socialistes» qui, sous le pseudonyme collectif «Les Gracques», appellent à une «alliance» du PS avec François Bayrou pour «une coalition de progrès». «Il faut rassembler sans sectarisme les forces anticapitalistes de ce pays», affirme le candidat de la LCR, qui veut former «une opposition politique crédible en cas de victoire de la gauche molle». Le plus connu des facteurs de France a profité d'un meeting à Nantes, le 27 mars, pour faire cette «proposition unitaire» à Ariette Laguiller, José Bové et Marie-George Buffet. «Si Ségoïène Royal est au pouvoir», il veut qu'«elle ait, à la différence de Jospin, une opposition politique crédible pas simplement à sa droite mais aussi à sa gauche». «Une opposition politique, pour l'instant on en est très loin», admet-il, mais «il n'est jamais trop tard pour bien faire, et on ne part pas de zéro». Que n'y a-t-il songé plus tôt!

 

 

Si la LCR n'avait pas refusé de s'engager dans le processus unitaire des collectifs antilibéraux, la gauche antilibérale ne présenterait peut-être pas trois candidats. Et, comme le dit crûment Francine Bavay, «Besancenot ne manque pas d'air. Après avoir été un des diviseurs, il prend dans la dernière ligne droite une posture de rassembleur. Aucun de ceux qui ont tenté de bâtir une candidature unitaire ne sera dupe». La porte-parole de José Bové a péché par optimisme. Michel Onfray, signataire de la pétition en faveur d'une candidature du leader paysan «trait d'union entre les différents courants politique de la gauche antilibérale», applaudit à la proposition de Besancenot. Sur son blog, le philosophe assure que le candidat de la LCR fait «la meilleure campagne à la gauche de la gauche». Les sondages ne le placent-ils pas «en tête du peloton antilibéral»? Désespérant «de découvrir les fins de non-recevoir», il veut croire que la proposition de Besancenot vaut pour les législatives et conclut qu'il n'oubliera pas «ce geste (...). Y compris dans l'isoloir». Ce revirement est critiqué dans l'espace tribune de notre site Internet par Yannis Youlountas, qui avait cosigné avec lui un appel aux libertaires à s'engager dans la campagne de José Bové (Politis, n° 937). C'est aussi à une «recomposition politique» qu'appellent les Gracques dans le Point, les 22 et 29 mars. Celle-ci devrait se faire, selon eux, autour de deux pôles, l'un conservateur, l'autre social-démocrate, allant des Verts à L'UDF. Ils y voient la condition du «salut de la France». «Si on veut un PS qui tienne la route, il faut qu'il se réforme» et coupe les ponts avec l'extrême gauche, PCF compris, «car ce n'est pas avec l'extrême gauche que l'on aura une base législative pour entreprendre les réformes à faire», explique Roger Godino, porte parole du groupe. «Il est plus facile de travailler avec certains de l'équipe Bayrou qu'avec l'extrême gauche», poursuit ce rocardien de 67 ans, pilier des clubs «La Gauche, en Europe», qui rassemblent les proches de Dominique Strauss-Kahn. La plupart des quelque vingt hauts fonctionnaires qui composent ce groupe exercent désormais dans le privé: Denis Olivennes, patron de la Fnac, Mathieu Pigasse, vice-président de la banque Lazard, Ariane Obolensky, directrice générale de la Fédération bancaire française, Guillaume Hannezo, associé de Rothschild & Cie, François Villeroy de Galhau, Bernard Spitz, Gilles de Margerie... Sans oublier Jean-Pierre Jouyet, ami depuis L'ENA du couple Hollande-Royal, qui fut un des membres des très deloristes clubs Témoins. Ces «Gracques 40», comme les moque le fabiusien Guillaume Bachelay, fondent leur proposition d'alliance avec le centre sur un constat: la candidate PS n'a «pas de majorité» au regard du faible niveau de la gauche dans les sondages (35 à 39%). Pour l'heure, Ségolène Royal estime qu'ils ne sont «pas les mieux placés» pour prôner le changement. Sans répondre sur le fond. Dommage, car cette recomposition, qui a ses partisans à la tête du PS - on se souvient des appels du pied de DSK à Bayrou dans le Monde, le 10 mars -, serait une décomposition de la gauche. Elle validerait certes les analyses d'Olivier Besancenot, mais renverrait pour longtemps la gauche, la vraie, aux marges de la politique.

 

 

 

 

 

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