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communistes unitaires. Quelle organisation ?

Mercredi 27 décembre 2006

La proposition de création d’un espace des " communistes  unitaires " où pourront se rencontrer tous ceux qui se réclament de la culture communiste (membres ou non du parti), et qui ont travaillé à ce rassemblement unitaire antilibérale est très attendue.

Quelle forme peut prendre cet espace ?

Quel mode de fonctionnement ?

Construisons le ensemble... Echangeons, discutons ! 

Faites vos remarques et propositions sur ce blog dans les commentaires ou par mail rencontre.saintdenis@yahoo.fr


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Samedi 30 décembre 2006

Vous êtes nombreux à nous adresser suggestions, remarques et contradictions, nous les publierons toutes ici.

Je suis très soulagé de voir que des camarades ont décidé de se désolidariser ouvertement de l’erreur historique que la direction du PCF est en train de commettre en trahissant les espoirs de tous ceux qui souffrent (ou qui, tout simplement, s’inquiètent) de ce capitalisme de plus en plus débridé et de plus en plus destructeur.

 Cette erreur apparaît tellement énorme et tellement contraire à l’intelligence politique la plus élémentaire que je me demande aussi quel impératif secret à pu la motiver. Marie-George Buffet ne nous avait pas habitués à se laisser guider par un sectarisme borné et l’hypothèse d’un accord avec le PS m’est aussi venue à l’esprit, mais je vois mal les raisons qui pourraient le justifier. Je constate seulement que depuis plusieurs mois, François Hollande parle d’une candidature PCF aux présidentielles (et la souhaite), et jamais d’une candidature du collectif antilibéral. Il savait comment les choses allaient se terminer. Une seule chose me paraît vraiment certaine : depuis le début de ce rassemblement, la direction du parti avait décidé que, de toutes façons, MGB devait en être la candidate.

 Avec tous les ‘antilibéraux’ (je préfèrerais ‘anticapitalistes’) unitaires, nous avons pu créer une dynamique très prometteuse, même si cet élan a été brisé pour les présidentielles, nous devons aller de l’avant pour structurer un rassemblement en vue des batailles futures contre les forces du capital. Mon avis est que les communistes unitaires doivent eux-mêmes s’organiser, ce qui est apparemment en cours et un site internet est un bon début. Mais il faut aussi demander au collectif national antilibéral de commencer à mettre en place, dès sa prochaine réunion le 20 janvier, un mouvement structuré qui peut préfigurer une recomposition politique capable de représenter et de coordonner toutes les énergies unitaires.

Nous ne devons pas laisser le rassemblement se dissoudre et disparaître, il doit devenir le ciment d’une recomposition politique que les directions du PC et de la LCR ont rendue indispensable.

Jean-Claude Bregliano

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En tant que socialiste dissident et repenti, membre du Collectif de Neuville de Poitou, je suis heureux de votre réaction.
Il y a donc des hommes de courage au PC qui peuvent sauver la situation du Collectif.
 
Il existe une porte étroite par laquelle les dissidents venus de tous horizons peuvent passer. Elle mène à une sorte d' asile politique pour les SDF de la Gauche.
Nombreux sont les militants actuels du PS qui se demandent: que faire ?., où aller ? Ils sont à PRS ou à RM tendance Moglia ou à FM-D&S ( Filoche, Dolez)
Nombreux sont ceux qui ont été déçus par le fonctionnement du PS et qui l' ont quitté ces dernières années.
La LCR est coupée en deux parts égales parait-il et la ligne OB n'est pas si forte !
Et puis il y a tous les "électrons libres" du mouvement associatif qui ne trouvent aucun parti auquel ils peuvent se fixer.
Communistes unitaires, attention à votre titre ! Cela rappelle le PSU. Unitaire quand on fait sécession, c' est pas facile à expliquer. Quant au label " Communiste", devez-vous le conserver ?N'est-il pas source de confusion et lourd à porter en ce moment ?
L' important est votre démarche. Elle est juste. Elle est courageuse.
Le Collectif pourrait être le point de départ d'un nouveau parti résolument à gauche, résolument démocratique, résolument écologique. La présidentielle pourrait en être le déclencheur.
 
Amitiés et tous mes voeux à base de courage et de rectitude pour 2007 et la suite....
 
Jacques Terracher
 
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J'habite les Hautes Alpes.
Je suis membre du Parti Communiste depuis 1974.
J'ai été exclu en 1984 par des dirigeants de l'appareil local du Parti.
J'ai réadhéré en 1987 croyant que le Parti avait changé.
Las, toujours les mêmes s'arrangent avec les statuts et la confiance des adhérents pour conserver le pouvoir fédéral.
 
Leur engagement dans les collectifs, n'était pas sans arrière pensée.
Il s'agissait en fait pour eux de canaliser un mouvement démocratique réel pour l'utiliser à des fins partisanes, pour tenter de sauver un appareil politique qu'ils contribuent à détruire depuis des décennies, par leurs comportements sectaires et/ou leurs actions politiques contradictoires avec les finalités communistes.
J'ai reçu de la fédération, comme tous mes camarades, après le premier vote des militants désignant MGB comme candidate PCF à la candidature, un courrier nous demandant d'imposer la candidature de MGB dans les collectifs...
Il semble que les "dirigeants" de cette fédération, qui ne regroupe plus que 130 communistes, soient toujours et encore plus intéressés par le devenir politique de leur groupe d'amis et la récupération des mandats que l'état distribue aux politiciens, que par un rassemblement des citoyens destiné à faire réellement changer la société.
 
Faire de la politique autrement !
Après cet épisode minable où l'on voit que les intérêts claniques prédominent. Comment les citoyens qui ont réellement envi que la République change ou qui ont besoin qu'elle change parce qu'ils sont en difficulté, puissent encore croire que MGB est différente de Royale, de Sarkozy ...?
Quelle belle pièce de théâtre pour une chute aussi décevante.
 
Le PC présente donc à nouveau un candidat.
La seule différence avec les précédents c'est que cette fois c'est une femme.
Madame a déjà tenté de récupérer l'image des collectifs, habituée qu'elle est, semble-t-il, des coups de forces d'appareil et des compromissions politiciennes, mais les collectifs l'ont disqualifié. Vous n'êtes Madame que la candidate du seul PC lui ont-ils dit et à ce titre, et vous êtes l'héritière d'une image stalinienne que vous ne méritez pas mais que vos prédécesseurs ont contribué à vous donner.
A quoi cette candidature va-t-elle parvenir ?
A sauver son groupe parlementaire ?
Demandera-t-elle au PS des circonscriptions ?
En échange de quelles nouvelles compromissions avec l'appareil du PS ? avec le capital ?
Besancenot avait-il raison ?
Bové avait-il raison ?
 
Les jeunes s'inscrivent en masse sur les listes électorales.
A quoi à qui cela va-il servir ?
Combien d'abstentionnistes au prochain premier tour ?
Combien de citoyens déçus vont renoncer à s'engager pendant la campagne ?
Pour qui devra-t-on voter au deuxième pour sauver les meubles ?
 
Alors une nouvelle échéance de perdue ?
5 ans  supplémentaires de galère pour les plus démunis. 5 ans de gagner pour les riches et les politiciens qui les servent.
Les dirigeants  PC ont fait voler en éclat l'espoir d'une nouvelle offre politique. Ils contribuent encore à la mort d'un Parti dirigé par des aveugles qui ne voit pas l'évolution des comportements citoyens. Une partie d'entre eux se confond dans la mouvance des dirigeants de tous poils dont la vie est orientée par le dogmatisme et la soif de pouvoir...
Les dirigeants du PC croient toujours qu'ils sont les seuls propriétaires des idées communistes, que d'ailleurs un certain nombre d'entre eux contribuent à discréditer en trahissant cette pensée pour leur profit ou le profit du clan.
Les dirigeants du PC pensent qu'ils sont encore l'avant garde.
 
 
L'appareil du PCF ne changera pas.
Il fonctionne comme les autres partis par népotisme et cooptation. Par une sorte d'hermaphrodisme.
 
Il faut créer quelque chose de neuf.
Ceux qui ont contribués à l'émergence des collectifs ont vu juste.
Ces rassemblement citoyens préfigurent la renaissance de la république qu'ont confisqués les dirigeants des partis.
Par analogie, ne pouvons-nous pas dire qu'il s'agit-il de sortes de Soviets ressemblant à ceux qui ont été détruits ou récupérés par Staline et son appareil d'état, suivant qu'ils étaient dociles ou réfractaires aux idées des dirigeants "communistes" ? 
Il me semble que cette voie est féconde.
Il faut poursuivre cette expérience citoyenne.
Le Parti n'est pas le propriétaire des idées communistes. Il les a d'ailleurs souvent trahies.
Il faut rassembler tous ceux qui refusent le système capitaliste, s'engager vers l'autogestion, faire de l'éducation populaire un levier révolutionnaire, des médias le vecteur libertaire de cette éducation...
 
Il faut que les collectifs présentent aux citoyens des candidats anticapitalistes (pas seulement antilibéraux) aux législatives, partout où c'est possible.
Malheureusement, nous constatons à nos dépend qu'il faut exclure tous les partis de cette expérience car c'est une affaire de citoyens, pas de dirigeants politiciens attirés par les ors de la 5ème République.
François Roux
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Vous vous prétendez communistes et vous envisagez:  

 

-        de saboter la campagne de la candidate communiste  du rassemblement de la Gauche antilibérale élue à la majorité des votes des collectifs et à la majorité des votes des communistes !!  C'est  ça votre conception de la démocratie ???  

 

-        de fonder un mouvement scissionniste  organisé avec  des "non-communistes"   pour contrer le PCF !!  C'est ça votre "vision communiste" ???  

 

C'est méprisable, mais de toute façon vous vous casserez  les dents !!!

D'autres avant vous ont essayé de briser le PCF de l'intérieur et ils se trouvent maintenant dans les poubelles de l'histoire. 

 

J'espère, j'en suis même sûre,  que certains d'entre vous se reprendront très vite,  quant aux autres....

Nora Pettex

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Je trouve détestable de prendre ceux qui ne sont pas de votre avis, comme une vulgaire bande de demeurés, obéissants aux doigts et à l’œil à la « Direction » - Vous avez faits des choix, d’autres diraient des postulats – Ceux-ci méritent le Respect – Il y a eu débats la majorité des communistes ont tranchés – Comment faire autrement ???
Votre comportement n’est pas nouveau, la tendance naturelle quand la majorité n’adopte pas vos postulats
 c’est de considérer que ceux-ci sont manipulés – sous informés, etc… ALORS QU’ILS ONT FAIT TOUT SIMPLEMENT UN AUTRE CHOIX – D’ailleurs dans votre démarche je considère à mon tour qu’il y a manipulation – Vous êtes de fait dans la recherche d’une construction d’état-major d’organisations – D’ailleurs significativement tout cela vient de ce qu’il faut bien considérer comme une espèce de nomenklatura – Comme si des communistes devaient avoir un pouvoir (en l’occurrence des élus) supérieur à d’autres – Dans le PCF et dans les collectifs chacun doit compter pour UN.Notre histoire est traversée par une succession de demande faite au PCF de passer sous la table, de jouer les bourgeois de CALAIS.

Par 2 fois pour ma part je me suis trouvé dans des circonscriptions où le candidat du PCF c’est désisté pour le PS bien qu’arrivé EN TETE – Et bien moi, je ne marche plus, quand on veut l’union, on n’a la délicatesse d’accepter le partenaire tel Qu’il est ?

Bernard Trannoy

Par administrateur
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Mardi 2 janvier 2007


Bonjour,
Je suis tellement tellement déçue du résultat de la gauche anti-libérale que j'appelle maintenant la
: "tout ça pour ça !" que après 10 ans de militantisme acharné je cesse de militer.
Je sors de cette chienlit qui fait trop mal où l'on laisse crever la foi des plus honnêtes et des plus
de "bonne volonté" pour laisser en plus une situation pourrir jusqu'à la lie... Pour quoi ? Conserver
leur petits pré carrés de merde sans penser une seconde au Pays au Peuple.
C'en est trop ! Je pars et vais m'occuper de ma vie privée, des miens que je n'ai que trop souvent
malmenés par cette foi viscérale en la politique nouvelle que je ne vois pas venir.
je coupe la télé (c'est du n'importe quoi) j'écouterai peu la radio (marre des lobbies publicitaires)
et ne lirai quasiment plus la presse (marre du consensus du fric).
Ils ont fait le pire ce qu'il ne fallait pas faire, nous laisser encore croire un tout petit peu à un espoir
lors du meeting du Mans et nous enculer à sec comme ils viennent de le faire.
Sans moi.
Bon courage.
Sophie Renault - socialiste du NON en colère - section de Rouen
PS. : La supranationalité libérale de merde que prône Giscard sera-ce un politique ou une politique
de gauche qui s'en fera également complice ??!
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Militant actif du PCF et d'un comité, c'est avec un grand soulagement que je m'aperçois que des camarades
me rejoignent dans mon analyse de la situation actuelle.
Des accords avec le PS : évidemment, venez dans l'Aude et vous verrez que c'est une tradition locale.
L'idée de créer une nouvelle force politique, ne peut se faire sans combattre le PCF.....
L'idéal ne serait-il pas de lutter à l'intérieur de celui-ci ?
Bref, comme vous je me pose beaucoup de questions, mais une chose est sure le PCF n'est pas le seul
responsable de l’échec de l'Union.
PRS,MRC,Alterekolos,Bové,la LCR ne sont pas plus motivés....
En fait, à travers mon militantisme je me suis aperçu qu'unis, l'espoir grandissait, désunis nous ne représentons
que nos propres intérêts de boutique pour reprendre l'expression d'un viticulteur local.
Je pense donc que le défi qui se pose à nous, n'est pas de s'enfermer dans une guerre fratricide avec
le parti mais de continuer à chercher avec d'autres les conditions d'un réel rassemblement antilibéral.
Il nous faut agir pour que la dynamique populaire puisse trouver un espace d'expression politique, qu'elle se structure
avec les Hommes et les Femmes motivés, quel que soit leur famille politique, il est tant que les appareils politique
qui se réclament de gauche deviennent les outils de l'alternance politique, C'est en mettant les organisations face à
leur responsabilité que le changement deviendra possible....
G Brassens disait la révolution commence par soi-même, le défi est bien là, révolutionnons la Gauche, dénonçons tous
ceux qui ont trahi l'espoir ou joué sur la souffrance de notre peuple et qui font le lit du FN. L'histoire est cruelle, la désunion
des forces de gauches a bien aidé grand nombre de dictateurs d'extrême droite à accéder au pouvoir, dont le plus connu se nomme Hitler...Faudrait pas recommencer!!!!
Jean Michel BONNINGUE
 
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Bonjour camarades,
Nous avons tous une position différente face au coup de force de la direction du PCF, en ce qui me
concerne, je quitte ce parti qui ne représente plus pour moi le socle des valeurs fondamentales de
la République pour lequel je me suis toujours battue et veux continuer à me battre.
La réunion de Saint-Ouen m'avait fait mal mais le "vote pour le maintien" des communistes est, à mon
sens, beaucoup plus grave car il tente à impliquer tous les communistes dans une manœuvre politicienne
de grande envergure.
Je suis prête à rejoindre une nouvelle force politique mais pourquoi pas les CUALS. Ils sont pluralistes et
nous protégeraient de la tentation d'une scission du parti au bénéfice d'une faction encore plus dogmatique et
doctrinaire. Je ne suis pas pour des alliances honteuses avec le PS mais je pense que Gremetz et Gérin se
trompent encore plus.
Camarades, le parti communiste pourrait disparaître aux prochaines élections présidentielles. faisons en sorte
que l'idéologie communiste ne parte pas avec l'eau du bain.
Souvenons-nous de la phrase de Seillière, alors patron des patrons français: "Ce n'est pas la même chose, un
parti communiste à 3% et un parti communiste à 15%".
Autrement dit, les patrons n'ont peur de personne sauf des communistes car il n'existe à ce jour
aucune idéologie de rechange au capitalisme si ce n'est le marxisme.
D'ailleurs, je conseille à ceux qui croient que cette idéologie est mortifère de relire le jeune Marx dans
ses cahiers de 1848.
Je reste à l'écoute d'Internet, comme les résistants pendant la guerre.
Vous me pardonnerez cette analogie mais personnellement, je suis entrée en résistance, hier.
Geneviève
 
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Au bout de mes 42 ans de parti communiste, force est de constater que celui-ci se trouve gangréné par les
"camarades" ivres de pouvoir sans le savoir, ou tout en le sachant.
C' est une bonne façon pour eux, comme pour tout ceux qui sont ivres de pouvoir, de s' acheter à bon prix l' éternité.
Bien sûr tout le monde ou presque rêve d' immortalité. N' est-il pas révoltant de falloir mourir. Qui l' envisage
sereinement; bien peu de monde en vérité.
D' autre part, une autre gangrène a son origine dans le réflexe primaire de la meute choisissant son chef de meute.
Qui n' est pas ébloui par le roi soleil et sa cour.
Et bien ici en Haute-Garonne comme en bien d' autres endroits hélas nous avons une armée de "petits soldats"
qui, s' ils ne se sentent pas du côté de ce qu' ils considèrent comme la majorité (donc : le pouvoir) ont l'impression
de perdre leur âme, voir leur identité!!
C' est ainsi que près de 50% des communistes en Haute-Garonne ont instrumentalisé leur secrétaire fédéral
et ses proches, à la faveur d' un véritable putsh organisé lors du dernier congrès départemental.
Une bonne majorité d'entr'eux font partie des meilleurs ennemis de Marie George Buffet qu' ils soutiennent
comme la corde soutient le pendu.
Une fois MGB "écartée" , "grillée", c'est le symbole d'ouvertures aux autres qui sera marginalisé.
Symbole fort gênant pour qui veut perpétrer les alliances avec le PS comme on l' a vue chez nous
avec les dernières élections régionales, ou encore comme récemment à Bordeaux
Alliances avec le PS qui là encore peut satisfaire quelque part cette ivresse du pouvoir dont je
parlais. Voilà l'enjeu majeur
Alain Rivière, membre du comité départemental du PCF31
 
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POUR RENDRE COMPLEMENTAIRE ET NON OPPOSER
Toute ma vie de militant, de mes 16 ans à mes 63 ans d’aujourd’hui, j’ai vu opposer " politiques "
et " gestionnaires ", " luttes ouvrières " et " réflexions théoriques ", " action quotidienne " et
" projet de société "….
Exclusions et échecs en sont issus, la dernière mise en opposition entre les uns et les autres,
au lieu de les faire travailler ensemble, vient de se manifester sur la question des présidentielles
et de la candidature unitaire.
La tâche urgente, s’il en est une, c’est de faire vivre des courants de pensée qui ne s’opposent
pas mais, en représentant des idées et des actions multiples issus de milieux divers, se rendent
complémentaires et efficaces.
C'est aussi le problème de se trouver démuni devant une autre culture, qu'elle soit politique ou
autre. Ne pas savoir comment l'aborder, comment coopérer avec.
Pour cela il ne faut pas une note d’une partition et une note d’une autre partition, ça ne peut
donner qu’une cacophonie, et une cacophonie ce n’est pas une création originale.
Il faut un chant, un accompagnement, ne pas se réserver autoritairement une partition, ou pour
être plus " musique moderne ", de toute façon, il faut un ensemble de sons organisés.
Sans courants de pensée, il ne peut y avoir qu’un consensus mou ou au contraire autoritaire.
Mais des courants, ça demande des règles de fonctionnement, sans lesquelles tout consensus
pourtant nécessaire sera de l’ordre de vœux pieux, un " accord " sans cohérence. Et dans un
monde où la cohérence s’est affaiblie, une cohérence de l’opposition au libéralisme serait d’une
grande efficacité, d’une efficacité qui pourrait contrebalancer la faiblesse de moyens.
A nous de les inventer. Ni tendances stérilisantes, ni mono tendance " à l’écoute ".
Après cela, nous aurons non un nouveau "parti", mais une renaissance du " parti du travail ", un,
des outils pour analyser et répondre à la réalité en fonction des besoins humains, qu’on ne peut
pré définir arbitrairement, mais que la vie expérimente.
Un outil, ça ne veut pas dire qu’avec on fait ce qu’on veut, mais ce qu’on peut.
Il faut pour pouvoir, que la réalité offre des possibilités, que des conditions aient mûries, avec
notre intervention.
Mais pour ce qui est du mûrissement des conditions, il semble à peu près évident que le
système social dans lequel nous vivons est arrivé à épuisement sans que nous sachions si
un autre arrive où quand il arrivera à déhiscence. Il faut en tout cas l’intervention humaine dans
les deux cas, et tenir les deux bouts, sans les opposer, mais en jugeant lequel prend le plus
d’importance dans un moment historique. Tenir les deux bouts, agir sur ce qui est possible
dans les conditions du moment (y compris par la " moindre chose " qui soit), et pour intervenir
sur le devenir (en " incluant " cette " moindre chose " dans le projet global).
Espérons qu’une construction de l’organisation de résistance, de construction et de libération
du travail prenne de vitesse celles du libéralisme mondialisé.
" …Le courage, c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe... ".
Ainsi parlait Jean Jaurès dans un discours à la jeunesse en 1903. L’actualité de ce discours est
devenue brûlante. Tachons de nous y chauffer.
Pierre Assante, militant syndicaliste T.O.S.
Marseille, le jeudi 28 décembre 2006
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Bonsoir,
Je ne suis pas au parti communiste, j'ai participé au collectif 63, je suis abonnée à l'Huma Dimanche,
c'est récent et je le regrette aujourd'hui, j'aurais dû préféré Politis!
Ce que vous faites est intéressant et courageux, mais comment rebondir après cet échec?
Quoi faire à l'élection présidentielle? Il me semble impossible, au jour d'aujourd'hui, d'aller voter,
pour qui? et ce aux deux tours.
J'en ai assez de me faire un peu plaisir au premier tour puis de voter pour le moins pire au second.
Certes, je pense qu'il y a quelque chose à construire et beaucoup disent que ce sera plus facile
pour les législatives. Mais là, je ne vois pas comment, la campagne très médiatisée des présidentielles
va laisser des traces. On n'a jamais autant parlé des collectifs anti-libéraux depuis leur échec à trouver
un candidat.
Ici dans le Puy de Dôme, le collectif auquel j'appartiens a prévu de se retrouver le 17 janvier pour "faire
le point", franchement je ne suis pas optimiste, mais c'est peut-être parce que je n'ai pas l'habitude de
faire de la politique et ma naïveté avait été de croire en l'honnêteté d'un parti pour lequel je votais confiante
auparavant!! Mais pour sûr je suivrai ce qui se passe!
K Chomette
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J'ai lu comme tout le monde le compte rendu de la réunion du comité national unitaire avant le vote des
membres du parti.
La question a été posée : que pensez vous de la candidature Wurtz? Pas de consensus. Seuls
MARS et la Gauche républicaine ont dit oui.
J'ai lu Raoul Marc jennar qui appelait les partenaires du PCF à se "rallier", c'est son mot, à la
candidature Wurtz. Pourquoi ne l'ont ils pas fait?
Est ce cela, des attitudes unitaires?
On peut alors casser du sucre sur la direction du parti, mais je vois qu'à aucun moment, les
autres partenaires n'ont pu se mettre d'accord sur une candidature, quelle qu’elle soit.
Prenons acte de cela au lieu de taper toujours sur les mêmes.
Et maintenant? Il va y avoir une réunion le 3 janvier du collectif national.
Que faut-il faire? Continuer les comités en y excluant les "communistes non unitaires" ou plutôt
ceux que vous avez baptisé non unitaires?
Il existe une discussion dans le parti au sujet d'une recomposition de la gauche. Pourquoi, au lieu
de mener au grand jour ce débat, voulez vous le justifier en incriminant la directon du PCF et la
qualifiant de non unitaire?
Si une perche n'avait pas été tendue in extremis avec la candidature Wurtz, je ne serais pas loin
de vos conclusions, mais la perche a été tendue et PERSONNE chez les partenaires n'en a voulu,
sauf les deux orgas que j'ai citées.
Ne vous drapez pas du mot unitaire, unilatéralement.
Quant à moi, je vais continuer à militer dans mon parti, mener la campagne pour la présidentielle
avec la candidature de MGB et vais tout faire pour que les collectifs continuent avec TOUT LE
MONDE, sans y exclure personne, sans taxer personne de sectaires ou d'unitaires.
Salutations communistes et unitaires
Henri Génard
cellule les Aygalades
section 15e sud
membre du conseil départemental des BDR du PCF
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Aux "représentants auto-proclamés",
Il est respectable d'avoir des points d'approche différents, je reste consterné face à l'intransigeance,
non pas uniquement du Parti Communiste mais également des représentants de la coordination
nationale du Rassemblement à Gauche.
Les Comités locaux se sont exprimés, leur vote n'est pas reconnus à "Paris", mal vous en a pris.
Je ne tiens pas particulièrement à la candidature de Marie George Buffet, mais la cabale initiée
contre sa personne m'invite à la méfiance envers les "leaders auto-proclamés".
Ces querelles sont bien loin des préoccupations des citoyens
Les querelles du type "brasserie parisiennes" ou "t'as vu ma tête à la télé" ne mènent à pas grand
chose.
L'espoir je le place dans la dynamique de terrain et j'en espère un renouvellement démocratique
de la coordination nationale.
Dépassons les "égo", car à ce stade nous allons pas apporter le changement nécessaise à notre
société.
Ce n'est qu'un début, ne nous trompons pas de combat,
Olivier
Seine-Maritime
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Lundi 8 janvier 2007

Bonne année à tous et beaucoup de courage pour affronter les lâchetés générales et construire "en positif".

J'ai donc quitté le PCF, le 22 décembre, absolument convaincue que la "culture" de cette machine est plus nuisible qu'utile à sa cause.  

 

Je compte m'en expliquer longuement par écrit, avec d'autres qui ont fait le même choix pour mettre en perspective l'objectif, qui n'est pas celui du renoncement, bien au contraire.  

 

Je remarque d'ores et déjà que MGB doit re-annoncer son entrée en campagne cette après midi entourée quasi exclusivement de syndicalistes. C'est le premier point d'un désaccord profond que j'ai eu concernant la teneur des débats internes ces dernières années.  

 

Je fais le lien directement avec ce qui nous occupe actuellement: la création d'une association des communistes unitaires. Je n'en vois pas au premier abord l'utilité flagrante, a part, je vais être brutale pardonnez moi, ne pas couper le cordon entre les communistes et leur appareil.  

 

Mais vous semblez convaincus, alors elle se fera, et je ne suis pas non plus contre absolument si vous en ressentez le besoin. 

 

Donc, pour approfondir la question je souhaite soulever plus en amont la question du PCF et de son identité. Comment se situe ACU au delà d'un positionnement stratégique ? 

 

Encore une fois ma principale préoccupation est que le PCF ne peut plus être que le "parti des ouvriers", et qu'il ne l'est d'ailleurs plus. Je l'ai souvent relevé au CD pour expliquer que oui aller tracter à la sortie des entreprises pouvait être pertinent, mais que TOUS ceux qui avançaient cette nécessité étaient TOUS des syndicalistes fonctionnaires: profs, cadres, employés, qui projetaient sur l'exploitation d'individus d'une certaine classe sociale une déculpabilisation d'un autre temps, tous otages d'un mythe pourtant à dépasser. Dépasser le capitalisme ce ne peut être l'alimenter. Par contre rien pour les chômeurs, les bénéficiaires du RMI, les salariés du secteur associatif, rien sur une autre forme de développement économique, plus local, plus adapté à la vie des gens ici et maintenant.  

 

Je ne me suis jamais résolue à favoriser le développement du capitalisme en tant que système, grâce aux revendications salariales qui permettront aux salariés de continer à faire fonctionner ce système.  

 

Ce que le rassemblement apportait de neuf, c'est la confrontation avec des cultures politiques qui bousculent les fondements du PCF: la question n'est pas les délocalisations, mais bien ce par quoi on remplace l'activité, comment on s'organise au plus près des lieux de vie pour partager la travail, la production, les décisions.  

 

Tous ceux qui se préoccupent de ces questions au niveau local par exemple, et qui étaient membres des collectifs, ne pourraient avoir d'échos au sein du PCF encore aujourd'hui. Il s'agit de l'économie sociale, de la forme coopérative, de l'auto emploi, de l'agriculture paysanne... Il s'agit de la qualité de vie, de l'émancipation, de la liberté, hors de tout paternalisme moraliste que nos dirigeants PCF se délectent à dispenser, et que l'appareil continue de produire.  

 

Avant donc les statuts, simples probablement, qu'est donc l'identité politique de cette nouvelle association?  

 

C'était un pavé dans la mare pas très abouti, je m'en excuse par avance. Mais avec un peu de recul, car encore un peu en vacances, je suis plus favorable à une association des collectifs unitaires, directement et sans détours !  

 

Nadja Flank Pâque

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Je partage complètement les interrogations de Nadja. Quel est le sens, la visée de cette association ? S'agit-il, avant tou,t  de ne pas  couper le cordon ombilical ? De se masquer encore que la période  ouverte est bien post-communiste ? Que l'intérêt du rassemblement est justement dans la diversité des sensibilités, des cultures des  générations, des rapports au communisme organisé ou non et que l'urgence est là ?  

 

Si j'adhère à une asso c'est "La gauche, populaire et alternative" ou qqchose comme ça.  

 

Si vous allez au bout de cette idée, comme je ne suis pas nostalgique mais que je respecte le passé, je continuerai, comme je le fais depuis  2003, de flirter avec vous, PCF U, comme je continuerai de fréquenter le PCF... évidemment si vous le souhaitez : en amour il faut être deux.  

 

Amitiés  

 

Gérard PERREAU-BEZOUILLE
Président du groupe "communisteS et d'initiative citoyenne"  (!!!!) de Nanterre  

 

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A mon avis cette association n'a de sens que pour contribuer à l'aboutissement du travail engagé pour une candidature "unitaire" de la gauche anti-libérale à l'élection présidentielle, pour y maintenir une présence "communiste" après le retrait du PCF - car c'est bien notre diversité qui fera notre force.

Je ne vois pas quel autre sens pourrait avoir l'insistance sur sa caractéristique "unitaire".  

 

S'il ne s'agit que de viser une future reprise de contrôle du PCF, je pense que c'est peine perdue : le PCF n'est pas "récupérable" pour des raisons internes sociologiques, démographiques et culturelles (effectivement la critique des pratiques a bien trop tardé, mais ça ne date pas de l'année dernière) liée à son inscription structurelle dans l'appareil d'état.  

 

Je considère, moi, que le vote du 20 décembre acte un choix "de classe" qui est celui de la pérennisation du système de domination verrouillé par la V° République. Ce parti n'a plus rien à voir avec l'émancipation humaine, ses dirigeants sont des professionnels du pouvoir comme les autres : des bourgeois.  

 

Il est temps de passer à autre chose, le 29 mai ne reviendra pas de sitôt, et nous aurions tort de regretter un appareil qui offrait peut-être des facilités ponctuelles mais qui a surtout fait d'eux les bourgeois(es) qu'ils sont devenus ... Mais en ont-ils jamais attendus autre chose ?  

 

F. BOUVIOLLE 

 

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De l'énergie, de l'inventivité, de la conviction et de la fraternité  pour affronter 2007, bonne année à tous les cocos unitaires!  

 

Je voudrai aussi apporter mon grain de sel aux débats, même si tout est loin d'être clair pour moi quant à la suite des évènements.  

 

Espace communiste, espace anti-libéral 

 

L'espace anti-libéral rassemble bien au delà de celles et ceux qui se reconnaissent dans le communisme. Féministes, alter-mondialistes, écologistes, socialistes, objecteurs de croissance, républicains etc... toutes ces sensibilités ne sont pas réductibles au communisme. Toutes à leur manière remettent en cause le système capitaliste. Dans la confrontation (source de richesse) des idées, des valeurs portées par les uns et par les autres, nous essayons de formuler un projet commun de transformation de la société. C'est ce que nous avons commencé à faire avec les collectifs.  

 

Je pense que nous avons dans cet espace en tant que communiste un apport singulier avec  au c?ur de celui-ci, l'objectif de dépasser le capitalisme, concevoir l'émancipation des individus comme la finalité de l'organisation de la société et la clef de son efficacité, se libérer de toutes les dominations exploitations et pour cela se dégager de la logique classique de la représentation et de la délégation, dépasser toute forme de séparation entre l'économique, le social, le politique et le culturel... 

 

Pcf, espace des communistes unitaires  

 

Nous venons de faire une fois de plus l'expérience des limites au sein du Pcf pour produire une nouvelle culture politique. En même temps, dans le Parti s'est développée l'idée qu'il y avait une incohérence entre les orientations de Congrès et les actes de la direction. Nous n'en sommes plus aux problématiques posées au moment des régionales ou des européennes. des milliers de communistes ont fait l'expérience dans la campagne du 29 mai et dans les collectifs anti-libéraux de ce que peut nous permettre une telle démarche de rassemblement. On le voit sur la liste , mais aussi dans nos sections, les réactions de colère sont nombreuses. Les camarades prennent de  plus en plus la mesure des affrontements politiques au sein du Parti. Certains rendent leur carte, d'autres démissionnent de leurs responsabilités, d'autres s'interrogent sur les possibilités de changer la donne dans le Parti. Je partage l'idée que nous ne pouvons pas changer seuls les choses de l'intérieur. C'est d'ailleurs pour cela que je suis engagée depuis longtemps dans la démarche des collectifs. Pour autant, la majorité des communistes unitaires ne souhaitent pas l'éclatement du Pcf. Il nous faut travailler à une structure qui nous permette d'approfondir l'apport communiste dans l'espace anti-libéral, de mettre en commun à tous les niveaux (pas seulement au Conseil National, pas seulement en Ille de France), les réflexions des communistes unitaires. Plusieurs fois sur la liste communisme-alternative des camarades ont dit leur satisfaction à ne plus se sentir isolés. Et il faut continuer à échanger avec tous les communistes. Au fond , il faut faire en grand ce que la direction a saboté avec l'atelier.  

 

Il faut le faire avec les cocos unitaires dans le Parti, avec ceux qui l'ont quitté, ceux qui n'ont jamais adhéré mais se reconnaissent dans le communisme, avec les membres de la Lcr qui souhaiteraient s'y associer.  

 

Cela nécessite de prendre le temps nécessaire pour bien définir notre objectif, en associant toutes celles et ceux qui sont susceptibles d'être intéressés. Cela veut dire leur permettre de travailler ensemble à l'élaboration de cet outil. Réfléchissons ensemble à une initiative de lancement.  

 

 Rennes le 6 janvier  

 

Sylvie LARUE  

 

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Bonjour,

 pour ma part, je suis un peu perdue en ce moment ! Je suis en colère contre mon parti et contre MGB, et je ne sais pas comment m'y prendre pour adresser un message clair à ce parti recroquevillé !  

 

Je ne crois plus à la possibilité d'une candidature antilibérale, et surtout pas à celle de José Bové (si MGB ne pouvait pas être représentative de l'ensemble des sensibilités, c'est la même chose pour José Bové, et c'est peut-être même pire !) ! Alors je me dis : merde, comment exprimer mon ras-le-bol, lors de l'élection présidentielle, à ce parti qui se bouche les yeux, le nez et les oreilles !

En premier lieu, je ne crois pas que je m'investirai dans la campagne de MGB (je ne sais même pas si c'est la candidate du PCF d'ailleurs...).  

 

Ensuite, je me tâte pour stopper ma cotisation mensuelle parce qu'après tout, je n'ai pas envie de participer financièrement à une campagne qui me fait honte (autant donner ce fric au collectif local finalement !).  

 

J'ai pour l'instant renoncer à rendre ma carte d'adhérente du PCF car je me demande s'il ne serait pas intéressant, pour préparer l'après 2007 (législatives et prochaines présidentielles en 2012), de créer un courant au sein même du PCF plutôt qu'une association externe (je réfléchis pour l'instant, je n'ai pas d'idée figée sur la question).  

 

Enfin, je me dis que le meilleur pied de nez, si nous n'avons pas de candidat antilibéral unitaire aux présidentielles, ce serait de battre la droite et de faire barrage à l'extrême droite en votant Ségolène ! Après tout, MGB m'a profondément déçue, et je crois que si ce parti rétrograde a besoin d'une vraie leçon de social-libéralisme pour comprendre pourquoi il faut s'unir, alors donnons lui en une ! Ce sera toujours moins pire que Sarkozy et dans 5 ans, on se montrera peut-être plus malins.

Ce sont mes réflexions actuelles en vrac, avec cette question en sourdine : comment je fais pour continuer à militer avec des personnes qui souhaitent une autre société (je me fous totalement de leur appartenance ou couleur politique, associative, etc., ce qui compte, c'est l'idée que l'humain soit au c?ur d'un projet de société et non un objet marchand parmi les autres), ? Les collectifs locaux vont-ils continuer à exister ? 

 

Merci pour vos contributions, elles m'aident à penser !  

 

Bonne année à tous !  

 

Céline Soblahovsky 

 

PS : le terme "communistes unitaires" ne me semble pas très bien choisi, trop lié à une conjoncture... Quand on y réfléchit un peu, ça ne veut rien dire... J'ai pas d'idée sous le coude mais il faut trouver autre chose à mon avis.

 

 


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Lundi 8 janvier 2007

Suite Compte rendu « Réunion d’échange et de réflexion au lendemain du vote du PCF.

Mon avis de militant de base adhérent depuis 50 ans.

La consultation des 19 / 20 décembre

Il est vrai que le bulletin de vote était « directif » Il est possible qu’ici où la il y ait eu des irrégularités, je ne suis pas d’avis d’aller sur ce terrain, mais plutôt d’essayer d’éclairer le plus nettement possible les faits et les enjeux au cadre national et d’en déduire des arguments politiques.

Le PCF s’est prévalu du résultat des consultations des collectifs. Ce résultat a-t-il une réalité statistique ? Reflète-t-il un rapport de force dans le pays ?

1 – Le résultat porte sur 16 000 à 20 000 participants dans les collectifs. Il y a 40 millions d’inscrits sur les listes électorales. Un demi pour mille !

2 – Les collectifs sont plus « aidés » à se constituer dans les villes où le PCF est puissant. Ils peuvent avoir des salles pour convoquer des réunions, ils ont une structure du Parti qui distribue abondamment tracts et invitations. (A Aix en Provence nous n’avons pas pu faire une réunion publique faute de salle ou de moyens financiers d’en louer une).

3 – Lorsque les citoyens se sont réunis pour choisir le candidat, la plupart ne connaissaient que Bové et Buffet. Les noms d’Autain, Salesse, et plus encore Braouzec leur étaient peu ou pas connus. Les médias et la télé ont tout fait pour ne pas les faire connaître.

4 – Chacun voit midi à sa porte : Dans quelques entreprises où le Parti est encore structuré, (Il y en a, à EDF, à la Poste…) les salariés acceptent sans difficultés la candidature de Marie Georges Buffet. De là à penser que cette réalité est identique ailleurs… 

Ces quatre réalités ont fait que le résultat de la consultation souffre de ce qu’en statistique on appelle « un biais » et qui en change la signification.

Pour autant cela ne prouve pas que si tous les collectifs avaient été correctement informés de la personnalité des candidats, et des enjeux, le résultat eu été différent.

L’attachement au PCF

Rendre les cartes : C’est déjà fait. En 1977 il y avait 3 sections PCF à Aix en Provence, une à Cadarache, une au Puy Ste Réparade, plus encore une ailleurs …

Il n’en reste plus qu’une pour « Pays d’Aix ». C’est dire les cartes qui ont été rendues… ça n’a rien changé.

Le PCF publie la situation financière du Conseil National. Je crois me souvenir que les cotisations entrent pour 15 %, le reste ce sont les indemnités des élus, et l’aide financière de l’Etat découlant du résultat des élections… (Et la location du siège pour des présentations haute couture).

Les Collectifs Unitaires de la Gauche Antilibérale et les échéances électorales

Il avait été décidé que la campagne électorale se ferait « tous ensemble » que dans les émissions officielles dont nous avions la maîtrise c’est l’ensemble des portes parole qui apparaîtrait De même pour les meetings, les conférences de presse, les débats…

Ce n’était que les dispositions constitutionnelles qui nous obligeaient à désigner un nom. Cette désignation devait paraître d’importance secondaire.

 Mais quand ce choix s’est posé, l’esprit de compétition à repris le dessus. Tant pour ceux qui étaient « pour MGB » que ceux qui étaient « contre MGB ». On s’est « battus » on a voulu « gagner »… La même idéologie a structuré le comportement de la LCR et la candidature Besancenot…

C’est la pénétration dans les collectifs (et dans le Parti) de l’idéologie libérale dominante.

À cette idéologie j’oppose le Professeur Jacquard dans une émission radio : « Oui je sais, maintenant il faut être un battant, il faut être un gagnant, eh bien je ne veux pas être un gagnant, parce que pour qu’il y ait des gagnants il faut qu’il y ait des perdants, et je ne veux pas qu’il y ait des perdants. »

Raoul Marc Jennar en quittant les collectifs a dit quelque chose de semblable, qui résiste à l’idéologie dominante.

A la réunion du collectif d’Aix en Provence j’ai proposé :

« On nous présente une majorité. Soit ! On l’accepte.

 Il y a en gros 55 % Buffet, 22 % Autain, 18 % Salesse, 4 % Bové, 1 % Braouzec. Changer les chiffres si vous voulez. On prends 100 petits morceaux de carton, on écrit sur 55 Buffet, sur 22 Autain, sur 18 Salesse, sur 4 Bové, sur 1 Braouzec, on les mets tous dans un sac, on secoue le sac on tire un carton et on lit le nom du candidat.  On respecte la démocratie. On respecte le consensus. S’il sort, c’est le plus probable MGB elle n’apparaîtra plus comme l’imposition du Parti, mais comme le fruit du hasard, (ou de la volonté de Dieu, si vous le préférez).  Et notre SEUL ennemi, l’ultra libéralisme cessera de se réjouir.

Le tirage au sort a 4 qualités inatteignables autrement : 

 

1.     .Il dévalorise le présidentialisme, simple formalité et non pas « contrat entre un homme ou une femme et le peuple »  

 

2.     Il évite quelque aigreur que se soit chez le proposé pas désigné.  

 

3.     Il évite de survaloriser le désigné qui n’est plus le meilleur, le guide, le chef, 

 

4.     Il évite d’étendre à l’ensemble l’étiquette de celui qui est désigné.

Aujourd’hui il n’est pas trop tard pour reprendre ce mode de désignation. »

Cette proposition a eu 2 voix, dont la mienne…  

 

Un nouvel espace d’échange et de construction à construire

Il semble toujours facile lorsque quelque chose ne fonctionne pas d’imaginer de construire autre chose. Mais dans les faits cet « autre chose » recèle des  difficultés insoupçonnées. Je crois préférable d’améliorer ce qui existe. D’expliquer à ceux qui existent, qu’ils soient PCF ou autres la réalité des choses :

Ceux qui ont gagné le NON au référendum, ce n’est pas ATTAC, bien qu’il y ait contribué. Ce n’est pas Fabius bien qu’il y ait contribué. Ce n’est pas le PCF, bien qu’il y ait contribué. Ce n’est pas vous et moi bien que nous y ayons contribué…

Ceux qui ont gagné le NON au référendum, ce sont les citoyens de base, qui ne font pas de politique, bien qu’ils se tiennent au courant des choses, qui ont lu les tracts et écoutés les émissions, qui se sont interrogés qui ont regardé le texte de la constitution, qui ont formé leur opinion, et qui en ont parlé autour d’eux, à la pause, au restaurant d’entreprise, à la réunion de famille, et en regardant jouer aux boules. Donnant ainsi à nos explications un échos qui en a fait une force. L’idée du NON s’est emparée des masses. Quand les idées s’emparent des masses elles deviennent une force.

Il n’était possible de gagner que si la même prise de conscience se produisait pour l’élection présidentielle.

Il fallait pour cela deux conditions :

1.    Qu’il y ait un candidat antilibéral et un seul. (S’il y avait eu un second candidat se targuant être antilibéral. Il aurait fallu qu’il apparaisse comme un candidat « sauvage », identifié comme tel et marginalisé).

2.    Que ce candidat soit investi par l’arc antilibéral allant des adhérents de la LCR aux verts et socialistes du NON. Non pas que cela soit nécessaire pour mener une campagne, mais parce que cela est indispensable pour permettre aux « citoyens de base qui ne font pas de politique » dont je parlais ci-dessus d’en parler autour d’eux et de prendre position sans craindre d’être confondus avec les propagandistes d’un parti.

Je comprends que le Parti, qui a donné son temps de parole aux collectifs du NON dans la campagne du référendum, soit irrité de ce que trop de ces citoyens de base aient encore la trouille d’être confondu avec des communistes. Je comprends que le parti veuille les contraindre à cesser d’avoir cette trouille.

Les forcer serait efficace s’ils étaient prêts à en faire le pas. Ce n’est pas le cas, la politique de forcing du Parti n’est pas mauvaise, elle est seulement trop prématurée. La preuve en est que le tirage de l’Huma, seul quotidien national antilibéral, seul quotidien indépendant des puissances d’argent, le tirage de l’Huma n’a pas bondi depuis le référendum. Il y a eu une petite hausse, c’est une prémices. Pas plus.

Tel camarade rapportant l’évolution dans son entreprise fait conclure que cette politique est réalisable : Elle l’est localement. Les choses y sont mures. Ailleurs, et cet ailleurs est vaste, elle est encore prématurée.

Nous aurions peut être pu faire mûrir plus vite si, depuis le référendum, nous avions mené grande campagne pour prouver et démontrer toute la nuisance d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre.

Cette campagne aurait pu convaincre les électeurs qui se seraient bousculés à la porte des collectifs pour appeler à l’action.

Cette campagne reste à mener. Je tiens que si l’on expulse tant les sans papiers, ou si l’on parle tant des SDf et des Enfants de Don Quichotte, et de tant d’autres choses, c’est pour que nous aussi allions nous en occuper (je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire) et que nous n’ayons pas le temps de nous occuper de dénoncer «  une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. » Cette dénonciation est fondamentale, et RIEN ne devrait nous en détourner, pas même la candidature de MGB.

Giovannetti Germain - Aix en Provence.


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Mardi 9 janvier 2007

En même temps que ces quelques notes, je vous transmets tous mes vœux pour 2007. Comme la mode est aux citations, je vous dirai que j’hésite entre trois pensées élevées de ce résistant que fut Pierre Dac.   

 

Pensée 1 : « Si les choses étaient vraiment ce qu'on voulait qu'elles fussent, il s'en trouverait encore pour regretter qu'elles ne soient plus ce qu'elles étaient. »   

Pensée 2 : « Quand celui qui rit le dernier a fini de rire, personne ne rigole plus. » 

Pensée 3 : « Le sandwich au bouillon gras de légumes c’est mou, ça coule, c’est dégueulasse et en plus c’est complètement con. » 

Finalement, je crois que je préfère la dernière pensée : on peut changer « bouillon gras de légumes » par ce qu’on veut. Par exemple : « radicalité de gouvernement », « trotskysme de la responsabilité » ou « consensus par la majorité »… 

 

Je vous dis donc : Salut et fraternité et, puisque nous sommes au début d’année, je vous adresse la formule avec son complément révolutionnaire originel : « dans l’unité et l’indivisibilité de la République et dans l’Égalité sainte »  

 

Réflexions éparses  

 

1. Il y a besoin de réfléchir, sans fébrilité, sur ce qui nous est arrivé. « Nous » : le PCF, les communistes unitaires, les antilibéraux. Les explications de l’échec ne sont pas seulement du côté des structures lourdes du communisme historique, ou des « appareils » (PCF, LCR). Il y a de la contradiction, des failles, des faiblesses, de l’impensé dans le champ d’ ensemble de la transformation sociale. Un effort d’inventaire est nécessaire pour construire des dynamiques politiques à venir. Il ne se fera pas en un jour. 

 2. Sur le fond, nous ne savons pas encore très bien ce que nous entendons par changer la société. Contre quoi combattons-nous exactement ? Le libéralisme, le capitalisme, l’exploitation, les dominations ? Et que recherchons-nous vraiment ? L’humanisation du capitalisme, l’anticapitalisme, le post-capitalisme, la mixité du marchand et du non-marchand, le post-marchand, un autre État, le sans-État, le post-État ? Les réponses à ces questions ne sont pas que théoriques et, de façon pratique, il existe des bouts de réponses, accumulées heureusement au fil des années. Mais la réponse claire, dotée de l’évidence des utopies et des projets d’hier, n’est pas encore constituée. Ou alors, cela se saurait…  De cette incertitude naît notre fragilité et, a contrario, la force des options qui, d’une manière ou d’une autre, visent à l’adaptation au cadre existant : le social-libéralisme d’un côté ; de l’autre côté, les variantes de l’alternative traditionnelle et d’un communisme « classique ». Faute de mieux, ne vaut-il pas mieux en effet se résoudre à : une classique extrême gauche de la distance critique et de la contestation ; un communisme identitaire replié sur les restes de son implantation historique ; un communisme intégrant pour une durée indéterminée l’hégémonie d’une social-démocratie qui distribue les miettes de pouvoir institutionnel et donc les marges d’intervention gestionnaire possibles ?  

 

 

3. Il faut donc travailler sur le fond. Dans cet effort, nous ne sommes pas débarrassés des vieux problèmes du neuf et du vieux. Il y a quelque chose d’irrémédiablement dépassé dans tout l’héritage du mouvement démocratique (les formes classiques de la politisation) et du mouvement ouvrier (les formes traditionnelles de la lutte des classes). Mais dépassé ne signifie pas mort, sans effet, inutile. Dans le communisme historique, il y a de l’héritage, à la fois mort et vivant et, comme d’ordinaire, c’est ce « à la fois » qui est le plus fondamental et le plus difficile. Voilà bien longtemps, dans l’espace de la critique sociale, qu’existe une contradiction redoutable, qui pèse sur toute (re)construction politique : à l’intérieur du « vieux », la logique de la reproduction empêche voire étouffe l’émergence de l’innovation ; à l’extérieur du « vieux », l’imprécision de la novation recherchée limite l’émergence des formes alternatives pertinentes, capables de se substituer pleinement aux anciennes.  

Le temps est-il venu de se soustraire à cette contradiction et de tourner le dos aux formes anciennes ? Par lassitude, j’aurais envie de répondre par l’affirmative. Par raison politique, je répondrai pourtant qu’une contradiction ne se s’ignore pas : elle se travaille. Quelles que soient les pesanteurs inhérentes à l’ancien, je ne vois pas trop comment échapper à l’action conséquente pour son dépassement. On dit qu’il faut « dépasser » le capitalisme ; pourra-t-on le faire en se dispensant le « dépasser » le vieux communisme ? Mais peut-on pleinement dépasser quelque chose si l’on en reste complètement à l’extérieur ? 

Je vis depuis plus de vingt ans ce qui est nécessairement ressenti comme une difficulté douloureuse. À l’intérieur du parti communiste, le poids des structures et des cultures est tel que tout espoir de changement, de subversion, de refondation voire de simple mutation débouche, inéluctablement, sur des transformations avortées. Mais le passage à l’extérieur ne produit pas pour autant de reconstruction durable, pertinente, irrésistiblement convaincante. Tout compte fait, les périodes les plus actives de la contestation du « vieux communisme » ont été celles où les critiques pouvaient se déployer à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Vieillir sous le harnais des tentatives réformatrices produit de l’usure personnelle (ô combien !). Mais est-on sûr, absolument sûr, que le cycle du communisme historique est irrémédiablement clos, que l’on a assez perdu de temps et qu’il est plus que temps, justement, de passer à autre chose ? Je ne suis pas certain de pouvoir répondre en quelques jours à une telle question. J’en suis d’autant moins certain que… l’incertitude n’est pas seulement du côté du communisme. Si obstacle il y a, il n’est pas d’un seul côté de l’échiquier des alternatives politiques.  

 

4. À ce jour, l’espace de « l’antilibéralisme » est profondément divers ; il existe et, en même temps, on peut dire qu’il est plus à constituer politiquement qu’il n’est déjà constitué en objet politique. Les sensibilités qui le composent proviennent d’histoires et de pratiques différentes ; par ailleurs, tous les ruisseaux de la critique sociale ne se sont pas agrégés au mouvement d’ensemble. Pour l’instant, les forces les plus classiques (l’héritage du mouvement ouvrier, pour simplifier) donnent le ton et écrasent parfois ou à tout le moins brident les autres formes, notamment les plus récentes. Il en résulte à la fois de la force militante, de l’expérience… et une certaine masculinisation, ainsi qu’un vieillissement certain. En bref, ce n’est pas un hasard si l’espace qui a commencé de se structurer depuis très peu de temps a tant de mal à installer durablement ses formes d’organisation. Les formations installées (PCF et LCR par exemple) ont tort d’utiliser cette carence provisoire et inévitable pour imposer une certaine hégémonie. Mais si elles ont tort de le faire, il ne sert à rien d’ignorer les limites réelles qui rendent possible une telle utilisation.  

Je ne pense pas que la diversité du mouvement critique soit une réalité passagère qu’érodera peu à peu la pratique commune d’une formation politique nouvelle. La diversité structurelle est un fait : elle doit s’accepter. Elle suppose plutôt de suivre les formes souples de la confédération que de s’engager trop vite dans celle de l’unification partisane. Le commun n’est pas l’unique ; dans le cas de la mouvance antilibérale, il ne s’accommode même pas de la simple règle majoritaire, comme on l’a vu à propos de la candidature Buffet. Pour produire du commun dans notre espace, il faut tout à la fois que chacun reste soi-même et qu’il ne pense son avenir qu’en liaison avec celui de tous les autres. Que telle ou telle sensibilité décide de poursuivre sa trace, d’asseoir sa spécificité, d’exercer sa singularité n’est pas un mal. C’est plutôt une ressource, dès l’instant où la « règle du jeu » est claire au départ : la spécificité de chaque composante est inséparable du commun que nous devons construire ensemble. Le tout n’est pas la somme algébrique des parties ; l’identité ne vaut que si elle se pense en même temps que le métissage. Peut-on être à la fois communiste critique organisé et militant antilibéral ? La juxtaposition des deux engagements est une difficulté pratique. Mais l’imbrication des lieux d’action est constitutive de la militance, depuis longtemps, et la façon de la gérer est, somme toute, plutôt affaire personnelle que question de principe : chacun place les dominantes où il a envie de les placer… Dans l’association, le syndicat ou le parti ; dans la gauche, dans l’antilibéralisme ou dans le communisme. 

 

5. Je continue de penser qu’un communisme est utile dans une dynamique alternative et critique résolument plurielle. Ce communisme ne se réduit pas au Parti communiste actuel, ni même à son héritage historique ; mais il ne peut ignorer son existence. Que, alors que les conditions étaient réunies pour un véritable saut historique, le noyau dirigeant du PCF ait choisi le « petit bras » d’une candidature dont la solitude était annoncée, voilà qui en dit long sur les pesanteurs structurelles d’une organisation et, plus encore, d’une culture. Mais le choix catastrophique d’une fin de parcours n’annule pas non plus les pas en avant accomplis, les possibles ouverts et la force des communistes engagés dans une démarche de recomposition ambitieuse. Il ne sert à rien de redire ici ce que beaucoup ont déjà dit : 10 000 communistes en faveur de «  l’option 2 », cela n’a rien de négligeable, d’autant plus qu’ils représentent un actif militant et pas simplement une réserve d’adhérents.  

Ce que deviendront ces communistes n’est pas sans conséquence sur l’avenir de l’expérience engagée après 2002. S’ils restent durablement sous l’emprise de pratiques et de cultures politiques qui les mutilent, ce serait du gâchis ; mais préjuger du moment où toutes et tous – ou à tout le moins le plus grand nombre – seront prêts à s’engager dans une voie pleinement nouvelle serait hasardeux. La crise du communisme historique ne date pas d’un jour. Jusqu’à la dernière période, elle avait l’allure d’une crise simple d’inadaptation : la vieille forme était incapable de répondre aux besoins nouveaux de l’époque. Cette phase « simple » de la crise s’est complexifiée : il y a tout à la fois obsolescence des structures anciennes, conscience plus largement partagée de la nécessité d’ explorer de nouvelles voies (l’intuition de la « mutation ») et pistes concrètes de renouvellement (les prémisses de l’engagement antilibéral partagé). Il n’est pas difficile d’annoncer par avance que la tension actuelle est grosse d’une accentuation de la crise de long souffle. Mais difficile, en revanche, de dire à quel niveau de maturation en sera ladite crise, à l’issue d’un processus électoral qui ne s’arrêtera pas au printemps 2007.

De l’expérience récente, je tire une double constatation et je ne sais pas encore laquelle est la plus marquante pour moi. D’un côté, nous avons échoué dans ce que nous avions cru possible : que l’engagement antilibéral et la peur de l’isolement déboucheraient, bon gré mal gré, sur le choix raisonnable de renoncer à « l’offre politique » énoncée au départ. Cet échec montre le poids de l’ancien, que rien ni personne n’est parvenu au final à contenir. Mais dans le même temps, le mouvement interne vers des pratiques nouvelles a été plus fort en deux ou trois ans qu’il ne l’avait jamais été. Beaucoup de choses plaidaient pour que, au final, la bataille engagée ait été perdue ; mais jamais, non plus, nous n’avons été aussi prêts de la réussite. Que cette proximité nous ait conduits à surestimer les avancées, à surdéterminer nos choix tactiques internes : je le crois et il faudra réfléchir attentivement à ce qu’ont été nos propres carences, stratégiques ou tactiques. Mais nous n’avons jamais été aussi écoutés, aussi capables d’agir, non pas à la marge du corps militant mais au centre… 

Encore une fois, je ne tire de ce double constat aucune conclusion simple. Il me paraît conforter l’idée qu’il faudra encore, peu ou prou, combiner l’action à l’intérieur et à l’extérieur. Mais selon quel équilibre et sous quelles formes ? J’ai encore besoin d’un peu de temps pour l’imaginer quant à moi. Le plus vraisemblable est que si, à la périphérie du parti et à l’extérieur, des pratiques nouvelles et des formes d’agrégation politique s’installent durablement, cela fera bouger encore la part la plus active de l’organisation, celle qui a commencé d’être attiré par les méthodes nouvelles, même si elle n’a pas su cette fois aller jusqu’au bout. Si, en revanche, ces pousses nouvelles ne se développent pas, le PCF, de plus en plus déchiré (y a-t-il seulement « un » PCF aujourd’hui ?), s’ enfoncera dans un marasme accentué qui le réduira au statut de force supplétive ou de groupement marginal. 

 

6. Une association des communistes unitaires, cela signifie donc plusieurs choses.

D’abord que des communistes décident que le communisme vaut la peine d’être continué dès l’ instant où il se transforme lui-même, de la cave au grenier, par le travail critique sur un héritage et par la confrontation constructive avec l’ensemble des forces critiques qui constituent l’ainsi nommé « mouvement antilibéral ».  

Ensuite que ces communistes décident de se regrouper, non pas en fonction de leur appartenance partisane (certains seront membres du PCF, d’autres non), mais en fonction de leur objectif : un communisme de nouvelle génération, à l’intérieur d’un mouvement recomposé de transformation sociale globale. Pas une fraction, pas un parti, mais une association de femmes et d’hommes partageant un projet à plusieurs facettes et mettant ensemble des ressources matérielles, intellectuelles et morales pour y concourir. 

Enfin, la présence d’une association des communistes unitaires signifie que des communistes ne se résolvent pas à l’échec de l’expérience de convergence entamée. Certains, dans le PCF, se réjouissent par avance de la fermeture de la parenthèse ouverte en 2004 : haro sur le consensus impossible et sur l’antilibéralisme illusoire ! Ils ont tort : la voie de la raison, même d’un point de vue communiste partisan, était dans le processus initié par les collectifs unitaires. L’avenir est dans cette méthode : la convergence respectueuse des spécificités de chacun est la seule capable de rompre avec l’hégémonie sociale-libérale ; elle est le seul cadre d’action dans lequel un communisme ressourcé peut reconquérir les ressorts de son utilité politique. 

Il nous revient de penser et de bâtir une association de communistes unitaires. Il nous faudra le faire en même temps que, avec d’autres, nous penserons et nous bâtirons les formes nouvelles nécessaires d’une convergence alternative cette fois couronnée de succès.

 

Roger Martelli

 

 

 


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Mercredi 10 janvier 2007

Aujourd'hui une vraie chance est offerte pour entamer un processus de construction d'une nouvelle force politique à gauche. Malgré l'échec de la stratégie de rassemblement de tous les éléments constitutifs de la gauche anti-libérale et quelle que soit l'issue des prochaines échéances électorales, une nouvelle étape a été franchie.

Il existe un large espace pour construire une gauche de transformation sociale.

Face à la crise politique, économique et sociale aiguë que nous connaissons, un renforcement du populisme est encore à craindre.

Cette crise appelle une défaite de la droite et de l'extrême droite. Toute la gauche doit y participer. Offensivement et sans retenue. Il le faut pour que puisse s'engager une dynamique sociale et démocratique.

Elle est nécessaire pour favoriser l'émergence de cette force motrice nouvelle.

L'échec des collectifs fait suite à toute une série d'expériences malheureuses depuis plusieurs années. Aguerris de ces enseignements, nourrissons nous de cette histoire.

Nous avons toutes les raisons de reprendre autrement cette construction. Nous avons besoin d'une plus grande clarté de notre positionnement; avant tout sur le projet, mais aussi sur la forme du rassemblement.

Nous devons affiner nos points de vue sur nos rapports avec les appareils politiques, débattre tranquillement de la question communiste, clarifier notre positionnement dans l'espace politique, redéfinir les enjeux et la stratégie de rassemblement.

Tels sont les défis à relever dans les prochains mois.

Tout est ouvert. Tout est possible.

A Sevran, le 08 janvier 2007

Stéphane GATIGNON

Maire, Conseiller Général

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mercredi 10 janvier 2007
J'ai lu attentivement le commentaire de Roger Martelli sur le blog, dont la création me semble très heureuse !
Je partage bien de ses remarques. Je pense qu'il faudra regarder bien précisément ce qui a fait en sorte que cela échoue, au-delà du poids des appareils PCF et LCR. La difficulté notamment à faire émerger l'idée de candidature collective, et l'importance prise par la personnalisation.
J'ai espéré très sincèrement que le PCF irait au bout de sa démarche. Naïvement, peut-être, j'y ai cru. Je n'ai sans doue pas mesuré l'importance des résistances. L'influence essentielle des élus, le poids de certaines pratiques, cultures, le peu de débats organisé en interne, l'agitation identitaire tout cela est encore très présent. Dans le même temps,
mesurons aussi qu'il y a eu et demeure une vraie aspiration au neuf au sein du PCF. Il y a du monde qui ne veut pas en rester là, et le résultat du 22 décembre est très intéressant, avec ces 10.000 militants qui ont fait le choix 2. Je pense donc, comme Roger Martelli, que quitter le PCF serait comme tirer un trait sur cela. Mais dans le même temps, continuons à aider le neuf à se faire jour, et permettons à ceux qui veulent y contribuer, membres ou non du PCF de s'associer. Je partage donc cette idée de créer une association.
 
Bruno CADEZ

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Vendredi 12 janvier 2007

Il me semble que nous devons collectivement faire des efforts pour sortir d'une sorte de fascination pour tous les propos et geste de la dir. du parti. Elle est porteuse d'irritation et de désespérance. Bien sûr, il est important de comprendre les choix en cours, les grands axes du positionnement vis à vis de nous, alter ou mino comme on voudra, vis à vis des collectifs locaux et du collectif national. Mais cela risque de nous maintenir en situation de spectateur (certes, éclairé) ce qui n'est pas le but de notre rassemblement. Nous devons avancer nos propres positionnements et notamment préciser nos positions pour quelles soient aussi convergentes que possibles concernant l'avenir. 

Les collectifs locaux se rassemblent partout. Nous devrions, me semble-t-il, préciser de quelles propositions nous y seront porteurs.  

 

De même les discussions se poursuivent au niveau du collectif national. Il me semble qu'il n'est pas envisageable qu'elles continuent dans les mêmes conditions, avec les mêmes intervenants que jusque-là, notamment en nous excluant et en faisant la part belle à la direction responsable de l'échec. 

 

* Je pense donc qu'il serait utile d'avoir samedi (et avant ici) un débat sur les collectifs locaux : ce que nous souhaitons les voir faire dans les mois qui viennent : 

-        comment être présents dans la campagne des présidentielles (à mon sens maintenant sans candidat, sans faire campagne, mais en faisant des réunions publiques sur la non consigne de vote des collectifs, sur les causes de l'échec et les moyens d'avancer pour l'avenir)

 -        comment faire des collectifs une force politique qui puisse en tant que telle négocier avec les orgas (ce qui n'empêche pas des orgas d'en être en tant que telles partie prenante)  : cartes de membres, bureau? Histoire de ne pas être totalement bloqué par une capacité de fait de veto des orgas. Il est crucial à mon avis qu'ils gardent une visibilité et un sens politique. Cela pourrait être l'enjeu des candidatures aux législatives  : négociation des candidatures possibles (avec des noms) au niveau local, recherche de consensus ; admettre des rééquilibrages départementaux, nationaux. Si pas d'accord possible avec les orgas (notamment le PC), objectif de maintenir des candidats.

* cela passe par une organisation plus forte des collectifs départementaux (notamment pour ce qui nous concerne à Paris. On pourra discuter de cela mardi 16 janvier)  et une organisation plus nette du collectif national. Il faut que le national gagne en légitimité en étant, au moins pour une part, une représentation des collectifs locaux. Je pense que la réorganisation du national devrait être une des tâches prioritaires de la prochaine rencontre nationale dont l'issue sera essentielle pour la crédibilité du processus unitaire et sa capacité à se faire malgré le blocage et les entreprises de division de la direction du PCF. Cette fois, il me semble qu'il faut penser les structures de façon plus précises :

 

 

pourquoi pas deux collèges, malgré d'autres difficultés déjà connues?

Dans tous les cas, des représentants des collectifs locaux plus nombreux que ceux des orgas, sans droit de veto des orgas, celles-ci acceptant d'être mises en minorité ou se retirant.... En tant que qu'association constituée, nous devrions prendre place parmi les orga signataires de la charte ou d'un autre texte à venir (évidemment cela va rendre compliquée la vie dans le parti, mais de toute façon elle l'est déjà et elle ne le sera pas que pour nous).

Donc il faudrait demander au collectif national dès la semaine prochaine d'accepter notre représentativité en tant qu'assoc et notre présence parmi les orgas au prochain collectif national : il est tout de même difficilement acceptable que la dir. du parti continue à brouiller les pistes, à enliser le débat alors qu'elle a fait le choix de se placer hors de la démarche unitaire. Ce sont les mino du Pc, comme ceux de la Ligue par ailleurs,  qui doivent être au centre et non ceux qui se sont placés hors jeu. Nous devons donc proposer des noms et demander les 20 et 21 janvier une représentation (non pas sur les bases du vote dans le parti, mais de notre présence dans les collectifs, c'est-à-dire....nombre?).

A vous, ces quelques remarques qui, je l'espère, susciteront vos réactions et contribueront à nous faire avancer dans la construction de ce nouveau rapport de force que nous voulons,

A bientôt,

Anne Jollet - Paris

 

 

 

 

 

 

 


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Samedi 13 janvier 2007

Article 1 - Pour toute création d'une association du nom ACU, il est imposé aux fondateurs et fondatrices de :  

 

  • reprendre les articles 2, 3 et 19 des statuts de ACU Isère au sein de leurs statuts.

    respecter la Charte inter-ACU.  

  • avoir une cotisation n'excédant pas XXX.  

 

Article 2 - Chaque association est autonome tant dans ses actions que dans sa gestion.
Chaque décision doit être conforme aux articles 2 et 3 des statuts. 

 

Article 3 - Les ACU doivent se tenir respectivement informés de leurs actions.
Une ou deux personnes relais sont désignées dans chacune des associations. Ces personnes-relais sont chargées des relations avec les autres ACU, si possible en fournissant tous les XXX une lettre informant sur les actions menées et à venir. Les personnes-relais doivent rétrocéder aux adhérent-e-s les informations au sein des réunions plénières de leur association. Les documents et travaux produits par les associations sont mis à disposition de l'ensemble des ACU.
Dans la mesure du possible, les informations sur la vie et les actions de chaque ACU sont retranscrites dans le journal et/ou le site internet ACU. 

 

Article 4 - Pour chaque Assemblée générale ordinaire ou extraordinaire organisée, une convocation et un procès verbal de la réunion sont envoyés, en courrier simple, aux responsables des ACU.

Article 5 - Une réunion de l'ensemble des ACU est organisée tous les deux ans.
Au moins deux fois par an, les représentant-e-s de chacun des ACU se réunissent. 

 

Article 6 - En cas de non-respect des dispositions de l'article 1 de la Charte, ACU Isère se réserve le droit de retirer le droit d'usage du nom ACU aux associations contrevenantes.
Une procédure de radiation pourra être engagée à la demande de n'importe quel ACU.
La décision de radiation interviendra après un vote de tous les ACU ayant déposé leurs statuts, chaque ACU comptant pour une voix.

(proposition Guy STOLL- Isère)


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