Partager l'article ! rencontre nationale du 30 juin: Nous étions nombreux ce samedi pour débattre de la séquence électorale qui vient de s’achever, de la rec ...
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Nous étions nombreux ce samedi pour débattre de la séquence électorale qui vient de s’achever, de la recomposition politique de la gauche de la gauche et entendre nos amis belges (Une Autre Gauche) et allemands (Die Lincke) des constructions politiques en cours dans leur pays. Quelques éléments supplémentaires ont été donnés sur la situation en Italie et en Grande Bretagne.
On a pu noté, aux côtés de militants de toute la France - communistes de coeur, compagnons de route ou communistes organisés (pcf, lcr, libertaires...) - la présence de Robert BRET, sénateur des Bouches du Rhône, de Pierre GOLDBERG, ancien député de l’Allier, de François ASENSI, député de Seine Saint Denis, de Christian PIQUET et Emmanuel CHANIAL de la LCR, de Clémentine AUTAIN, adjointe au Maire de Paris et de Pierre COURS SALIES, membre du secrétariat des collectifs antilibéraux.
Les actes de cette journée seront bientôt disponibles. Prochain Rendez-vous à la Fête de l’Humanité les 14,15 et 16 septembre prochain.
www.communistesunitaires.net
Deux textes ont été adoptés : résolution des Communistes Unitaires et Adresse à tous les communistes (à venir) . Ils font le pari du rassemblement de toutes les composantes, forces et réseaux de la gauche de la gauche, du mouvement social, des dynamiques citoyennes et associatives, avec un appel à la participation des citoyennes et citoyens ; tout en s’attachant à la régénérescence d’un pôle communiste moderne, renouvelé et actif au service de ce rassemblement.
Résolution
La séquence électorale de 2007 a ouvert un nouveau cycle politique, avec la victoire d’une droite de " contre-révolution libérale ", unissant dans un projet cohérent un ultralibéralisme assumé et une conception autoritaire de l’ordre social. Ce n’est donc pas une simple victoire de la droite après d’autres, mais une rupture. La gauche dans son ensemble a enregistré à l’élection présidentielle son plus mauvais résultat depuis la fin des années soixante. Hélas, la gauche d’alternative, divisée, n’a pas échappé au désastre, en rassemblant sur le nom de ses candidat-e-s son plus mauvais résultat depuis vingt ans. Le paradoxe est que cette défaite s’est produite à l’issue d’une décennie colorée par une puissante combativité sociale, depuis 1995, et deux ans seulement après la victoire du Non au référendum constitutionnel européen.
Il est nécessaire de comprendre ce qui s’est passé. Sans doute la responsabilité principale de l’échec de la gauche incombe-t-elle à une social-démocratie qui, en glissant de plus en plus vers un recentrage et le choix d’une démarche " sociale-libérale " d’accompagnement du capitalisme, a démoralisé les catégories populaires et brouillé le message de la gauche. Mais il nous faut analyser les raisons pour lesquelles la gauche de gauche n’a pas réussi en 2007, après avoir entraîné en 2005 la majorité de la gauche sur une ligne de refus du libéralisme. Qu’est-ce qui a pesé négativement ? La division, bien sûr, l’effet destructeur des logiques particulières, de " l’esprit de boutique ". Mais il y a davantage encore : l’impossibilité de se hisser du catalogue de mesures à l’énoncé clair d’un projet de transformation qui donne sens aux luttes et aux propositions ; la difficulté à déployer de nouvelles pratiques capables de mobiliser celles et ceux dont l’ordre social et le capitalisme mondialisé contredisent les aspirations et précarisent la vie ; la difficulté à gérer la contradiction entre l’action à l’intérieur des institutions et la contestation nécessaire du mécanisme desdites institutions ; la difficulté à raccorder de façon nouvelle mouvement social et espace politique, sans les subordonner l’un à l’autre et sans les séparer. En l’absence de visée cohérente alternative, c’est la droite et le libéralisme teinté de populisme qui ont mis le mouvement vers du neuf de leur côté.
Nous chercherons donc à comprendre. L’essentiel pourtant est de reconstruire voire de refonder une perspective à gauche, franchement à gauche. Il faut tendre dans les délais les plus courts possibles vers la constitution d’une force politique capable d’exprimer une exigence transformatrice dans le champ politique, pour que cette exigence devienne majoritaire à gauche et par là même dans le pays. Ce travail de recomposition se mène à nos yeux dans trois domaines au moins, qu’il importe de penser conjointement : celui d’un nouveau type d’engagement voire de citoyenneté incluant l’ensemble des dominés et exploités s’appropriant individuellement et collectivement les savoirs et les pouvoirs, à partir des situations et aspirations les plus diverses
Les communistes unitaires sont disposés pour avancer dans ces trois directions. Il ne manque pas de pistes pour avancer, ce qui est à la fois l’indice – négatif – d’un éparpillement persistant et le signe – positif – d’une volonté d’expérimenter sur le terrain du rassemblement.
Des processus et des initiatives sont engagés.
Il y a la poursuite du travail engagé dans les collectifs antilibéraux, notamment dans la perspective de leurs assises d’automne.
Il y a (et il y aura sans doute) d’autres initiatives et d’autres suggestions des différentes forces et des différents lieux participant à l’espace de la gauche antilibérale et de transformation sociale.
Les Communistes unitaires en sont d’ores et déjà partie prenante.
Nous entendons, dans ces processus de travail, être des acteurs engagés et lucides. Nous savons qu’il faudra progresser en se gardant du double écueil de la table rase (comme si nous partions de rien) et du simple prolongement de l’expérience de 2006 (avant la rupture de décembre).
Nous prendrons notre part à l’élaboration du projet alternatif, de pratiques nouvelles et serons donc présents partout où se chercheront aussi un projet, des pratiques, des structures alternatives, dans une convergence sans laquelle toute action politique est un enfermement.
Nous le ferons dans notre diversité, mais en faisant partout prévaloir une triple exigence :
1. Le rassemblement à gauche doit se faire en rupture avec l’orientation libérale et donc en rupture avec l’esprit qui a dominé le Parti socialiste depuis quelque 25 ans. Ce n’est pas en s’accommodant des normes libérales et en lorgnant vers le centre, que l’on construira de la dynamique sociale et démocratique, mais en rompant avec la logique et les choix du capitalisme mondialisé et en mobilisant bien à gauche. Hors de ce choix conséquent de la transformation sociale, d’une alternative au capitalisme, la gauche s’affaiblit et laisse le champ libre à une droite de combat, fière d’elle-même. Nous devrons donc contribuer à écarter tout ce qui, peu ou prou, conduirait à reproduire des logiques de " gauche plurielle " confortant en pratique les choix d’adaptation au capitalisme.
2. Si le rassemblement doit se faire sur une base de transformation sociale et non sur une base sociale-libérale ou avec comme seul objectif de limiter les effets du capitalisme mondialisé, il doit toutefois s’inscrire ouvertement dans une perspective majoritaire, non pas dans un horizon si lointain qu’il se dérobe chaque jour un peu plus, mais dans une perspective la plus proche possible. À un moment où le socialisme français risque de prolonger et d’amplifier son " recentrage ", la question d’une dynamique capable de gagner à la ligne de transformation sociale une majorité de l’espace socialiste actuel est une question fondamentale. Moins que jamais, la gauche d’alternative doit se vouer au rôle d’aiguillon minoritaire de majorités dominées nécessairement par les sociaux-libéraux. Si les forces politiques existantes ont montré leurs limites, toute tentative de constituer une formation à côté d’autres est vouée à l’échec. L’ampleur de la force à construire est tout aussi décisive que la rigueur de la rupture politique qu’elle veut promouvoir.
3. Tout cela suppose d’occuper franchement le terrain de la novation politique, idéologique, culturelle. Alors que la droite a gagné sur ces terrains, la gauche la plus conséquente s’est enfermée dans le balancement meurtrier du renoncement ou de la conservation. Il faut se sortir de cette impasse. Si la gauche transformatrice veut convaincre, rassembler, viser à la majorité, elle doit se transformer elle-même. Pour continuer, il faut savoir innover, travailler les enjeux fondamentaux pour l’avenir de l’humanité (enjeux écologiques, qualité des rapports humains, dépassement de toutes les dominations et alchimie entre émancipation individuelle et émancipation collective). Pour nous, la critique sans complaisance de l’orientation sociale-libérale ne saurait atténuer en rien l’urgence d’une démarche de reconstruction fondamentale de la culture politique, des projets, pratiques et formes d’organisation. Cette nécessité est vitale pour la gauche d’alternative ; en contourner l’exigence, à l’issue d’un XXe siècle perturbant, serait condamner l’alternative à la marginalité.
Les Communistes unitaires ont en commun de porter dans les différents espaces existants la nécessité de la relance d’un processus agrégeant l’arc le plus large possible de forces (citoyens, réseaux, organisations…). Ils seront partie prenante de la préparation et de la tenue d'un processus de type "Etats généraux", comme l'idée en a déjà été lancée. Cela inclura la nécessité de déterminer des modes de travail et de décisions transparents et démocratiques. Les Communistes unitaires seront particulièrement vigilants pour que le processus d’appropriation citoyenne de la politique soit au cœur de la construction politique.
Pour participer à cet effort, qui ne sépare à aucun moment continuité et mouvement, pour que la gauche de transformation devienne une force politique, de façon durable et non ponctuelle ou conjoncturelle, forte à la fois de l’autonomie des espaces qui y contribuent et du travail en commun, les Communistes unitaires confirment qu’ils sont prêts à agir, avec toutes celles et ceux qui le souhaitent. Ils prendront des initiatives politiques en ce sens.
Dans le cadre de cet effort, ils entendent engager un travail de refondation (ou de redéfinition) du communisme, non pas comme s’il s’agit d’un horizon lointain ou d’un travail abstrait, mais pour contribuer de manière immédiatement pertinente et utile à un projet collectif de transformation sociale.
L'association des Communistes unitaires a précisément pour objet de contribuer à l'ensemble du travail sur le communisme et sur la refondation d’une gauche de transformation.
- Le "Soyons franc", de Marie-Georges Buffet qui admet qu'il s'agissait bien dès le départ de rassembler autour du parti communiste et non avec. Il est bien temps ! Il y a un nouveau mouvement en France : celui de l'après 20 décembre. Sans une nouvelle éthique qui rompe avec les magouilles en tout genre, et celles du PC sont les plus mal ficelées, on ne construira rien de neuf ni de nouveau.
- Le "pas de sujets tabou" de la même MGB ! Il est trop tard ! Si on avait abordé plus tôt le changement de nom du parti, et il y avait du pour et du contre, on n'en traiterait pas dans l'urgence. En 1999 à une réunion avec Bernard Vasseur, qui faisait partie du STAFF de Hue (disparu du jour au lendemain le Vasseur en question !) j'avais essayé d'aborder la question, et j'ai vite compris que la question ne serait pas posée, comme on disait au moment de l'affaire Dreyffus !
J'ai entendu tout au long de la campagne saluer le courage de "Marie-Georges"... Opiniâtre, déterminée, combative oui ! Mais courageuse, où, quand ? C'est son manque de courage et les grosses ficelles à la Marchais qui ont conduit au score que l'on sait.
Alors la messe est dite : c'est sans l'appareil actuel du PC que l'on fera du neuf en France, et il n'est pas mort le temps où fleurissaient les coquelicots dans les coeurs !
En effet, ce comité national fut important. Nous mettrons en ligne les contributions majeures à ce C.N. dans les jours qui viennent.
Voilà des mois, (effectivement, depuis un certain week-end à Saint Ouen) que je dis haut et fort à nos camarades communistes locaux que la principale cause de l'échec de notre mouvement de gauche antilibérale est lié au fait que le PC a voulu prendre en otage l'élan citoyen, rassembler autour de lui et non pas construire avec les autres forces. Voilà des mois qu'on m'explique que j'interprête, et que je fais du "mauvais esprit".
C'est bon d'entendre quelqu'un de l'intérieur qui ait la même analyse.!
Quand chacun aura, honnêtement, fait son autocritique, nous pourrons reconstruire. Je pense qu'il y a urgence!
J'ai bien lu la résolution. Grosso modo ça me va mais j'ai un petit problème. Que devienne les collectifs anti-libéraux? les communistes unitaires ne sont-ils pas en train de les enterrer? Ce serai, à mon avis, une grosse erreur.
Jean
Les communistes unitaires y sont d'ailleurs représentés. Une résolution a été adoptée (vous la trouverez à la suite de ma réponse).
Nous sommes persuadés que les collectifs participeront comme les communistes unitaires et d'autres à la construction d'une force de transformation sociale mais ne seront pas le lieu d'agrégation de cette nouvelle force.
Coordination des collectifs unitaires des 23-24 juin 2007
Résolution
La coordination des collectifs unitaires, réunie à Saint Denis les 23 et 24 juin 2007, et rassemblant des délégué-es de collectifs et comités unitaires, quels que soient les noms qu'ils se donnent, et quels qu'aient été leurs choix à l'occasion de la séquence électorale, a décidé d'organiser avant la fin de l'année 2007, comme cela avait été envisagé lors des précédentes coordinations de Bobigny et de Saint Denis, des Assises dont l'objet est ainsi défini :
- nous voulons pérenniser notre existence en tant qu'espace commun de réflexion et d'action, structuré en collectifs locaux, coordonnés de manière efficace et visible.
- les collectifs unitaires sont des espaces ouverts à tou-tes : citoyen-nes engagé-es, membres ou non d'organisations politiques, associatives, syndicales, de courants. Ils ont la volonté de réunir toutes les sensibilités de la gauche anti-libérale, altermondialiste, alternative, écologique, anti-raciste, solidaire, féministe, anti-guerre.
- ils sont en lien avec les divers mouvements et réseaux de mobilisation sociale, et en sont parties prenantes.
- ils sont des lieux d'échange, d'élaboration d'un projet de gauche véritablement en rupture avec le libéralisme, des lieux de résistance et d'action.
- ils proposent un cadre stable et ouvert à celles et ceux qui veulent faire vivre un processus unitaire par une dynamique capable d'ouvrir une alternative au libéralisme.
- chaque collectif décide souverainement de ses modalités d'organisation, sur la base du principe : 1 personne = 1 voix.
À l'occasion de nos Assises, nous entendons :
- nous donner au niveau national des règles de fonctionnement, de décision, et de représentation démocratiques, ainsi qu'une dénomination.
- contribuer à l'organisation de la résistance à la politique du gouvernement Sarkozy, avec l'ensemble des forces disponibles.
- travailler à la poursuite de l'élaboration de notre projet écologiste, féministe et de transformation sociale, allant bien au-delà du cadre programmatique des 125 propositions du texte Ce que nous voulons.
- faire le bilan de l'activité de la gauche de transformation sociale et écologique depuis 2005, ainsi que de l'état des forces à l'issue des dernières élections.
- travailler à l'élaboration d'outils de communication.
Toutes les citoyennes et tous les citoyens, les militantes et les militants qui entendent porter le projet d'un rassemblement des forces "anti-libérales", écologistes et de transformation sociale, qu'ils appartiennent ou non par ailleurs à des forces constituées, sont invité-es à participer, depuis les collectifs existants dans leurs localités, et le cas échéant dans leur département, ou à travers les collectifs qui se constitueront, à la préparation de ces Assises, dont les modalités plus précises de convocation et d'organisation seront arrêtées par la prochaine coordination, prévue à la fin du mois de septembre.
L'organisation de la dynamique des collectifs constituera un élément décisif des rassemblements à venir.
Il est donc convenu :
1) de tenir les Assises des collectifs unitaires à l'automne 2007.
2) de veiller à la relance de l'activité et au développement des collectifs locaux et des coordinations départementales.
3) de proposer aux partis, courants, forces organisées et autres partenaires de la gauche écologiste et de transformation sociale, ainsi qu'aux diverses composantes du mouvement social, la préparation et la tenue dans le courant de l'année 2008 d'États Généraux unitaires pour construire et porter un projet d'alternatives pour la transformation sociale et la préservation de la planète (actualité de l'anti-libéralisme, de l'anti-capitalisme, du féminisme, de l'anti-productivisme, de la lutte contre les discriminations, etc.).
Le secrétariat désigné par la coordination nationale est mandaté pour commencer à mettre en œuvre cette triple décision.
La coordination donne donc mandat au secrétariat qu'elle a désigné pour prendre contact avec les forces politiques de la gauche anti-libérale, les associations, les syndicats, les réseaux de mobilisation et autres acteur-trices, pour :
- leur présenter le projet des Assises.
- leur proposer de diffuser leurs contributions, qui seront intégrées à la préparation des Assises.
- les interroger sur la possibilité d'organiser dans l'unité des États Généraux de l'ensemble de la gauche écologiste, féministe et de transformation sociale.
Le secrétariat rendra compte de ce mandat lors de la coordination prévue en septembre.
L'avenir est à un humanisme matérialiste et athée.
de passage ici je me rend compte que ces analyses manquent un peu (beaucoup) de confrontations avec les expériences internationales... (je pense à l'Allemagne ou l'Italie)... j'ai traduit un texte assez interressant de Rossana Rossanda du Manifesto sur mon blog qui, s'il parle de l'Italie, a quelques réflexions qui pourraient enrichir le débat...
pour ceux que cela intéressent... : http://caiusgracchus.blogspot.com/2007/07/sinistra-ii.html
en effet, les travaux menés par nos amis allemands, italiens, belges et hollandais nous interessent, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils ont été nos hôtes lors de la rencontre nationale du 30 juin dernier.
Sans doute, seront ils aussi présents lors de notre présence à la Fete de l'huma pour débattre, peut etre serez vous des notres ?