Partager l'article ! les luttes continuent: Pendant la campagne électorale, les luttes continuent, les espaces fleurissent, et nous travaillons à la prochaine rencont ...
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Pour l'art et la culture (revue Cassandre/horschamp)
Nous appelons le monde politique au devoir de combattre le divertissement marchand et le populisme télévisuel. Défendre le service public de la culture
Nous sommes les héritiers de luttes et d'utopies magnifiques, du grand mouvement de l'Education populaire, les enfants ou les petits-enfants des pionniers de la décentralisation théâtrale française de l'immédiat après-guerre. Et nous l'affirmons encore comme nous l'avons longtemps répété : face à une Europe soumise aux impératifs délétères de la rentabilité, face à une offensive sans précédent de l'ultralibéralisme, le service public de la culture français doit être actualisé, consolidé, défendu, et porté comme un exemple pour les autres !
Nous avons fait face, ces dernières années, à une déferlante du divertissement marchand et du populisme télévisuel, parallèlement à un affaiblissement des missions de service public de la culture. Nous avons dénoncé le risque d'une instrumentalisation de l'art au profit d'une logique de rentabilité, en termes médiatiques et touristiques, au détriment d'un "partage du sensible" par l'ensemble de la population. Nous nous sommes insurgés contre une dérive gestionnaire tendant au formatage des projets et des initiatives inclassables. Nous nous sommes inquiétés du rôle croissant que l'on veut faire tenir à l'argent privé dans la culture. Ces dérives, qui n'épargnent pas des institutions publiques, mettent en danger le sens même d'une politique culturelle.
Dès novembre 2006, nous avons lancé un appel aux candidats à l'élection présidentielle française pour qu'ils considèrent avec sérieux la place de l'art et de la culture dans leurs programmes. Peut-être cela n'a-t-il pas été tout à fait inutile, mais l'état actuel des consciences est tel que nous n'avons pas réussi à provoquer l'écho et les réactions que nous estimions indispensables sur cette question vitale pour l'avenir de notre civilisation. Si les "politiques" français ne veulent ou ne savent pas s'emparer sérieusement de cette question fondamentale pour résister au formatage annoncé des "cerveaux disponibles", la responsabilité nous incombe de résister à la fatalité historique en les rappelant à leur devoir.
Nous n'avons pas le droit de renoncer, de nous contenter de protéger des intérêts égoïstes, corporatistes ou lobbyistes. Dans un contexte européen teinté de néolibéralisme, des dispositifs extrêmement précieux, construits dans notre pays au prix de nombreux combats depuis l'immédiat après-guerre, sont aujourd'hui en péril. Les bonnes intentions ne suffiront pas : il nous faut impérativement faire aujourd'hui exister un outil de défense et de proposition pour le service public de la culture français. Nous proposons aux artistes de toutes disciplines, aux acteurs culturels, aux citoyens de s'allier pour défendre ces fondamentaux de notre civilisation que sont l'art et la culture et rappeler qu'ils ne peuvent exister et se développer hors des impératifs de rentabilité, que s'ils sont portés par un puissant service public de la culture.
Premiers signataires : Ariane Ascaride (actrice), Anne Alvaro (actrice), Patrick Bouchain (architecte), Patrick Champagne (sociologue), Guy Benisty (Githec), Jean-Louis Comolli (réalisateur),
Catherine Dasté (metteur en scène), Christine Dory (réalisatrice), Nicolas Klotz (cinéaste), Marc Lacreuse (collectif Education populaire et transformation sociale), Laurent Laffargue (metteur en
scène), Jean-Claude Lallias (Forum pour l'éducation artistique), Noémie Lvovski (réalisatrice, actrice), Henri Maler (universitaire, association de critiques des médias Acrimed), Pepito Matéo
(conteur), Marie-José Mondzain (philosophe), François Morel (comédien), Francis Pedizzi (directeur de la Scène nationale de Calais, Syndeac), Elizabeth Perceval (scénariste), Robin Renucci
(acteur), Christian Salmon (auteur, fondateur du Parlement international des écrivains), Sapho (chanteuse), Renata Scant (metteur en scène, compagnie Théâtre Action), Daniel Le Scornet (ancien
président de la Fédération des Mutuelles de France), Céline Sallette (comédienne), Philippe Tancelin (poète, philosophe), Daniel Terrolle (anthropologue) et Pascal Vannson (comédien). Et les
structures : Syndicat national des arts vivants (Synavi), Ecrivains associés du théâtre (EAT), Association nationale de recherche et d'action théâtrale (Anrat), bureau national de Sud Cultures
solidaires.
http://www.horschamp.org/
La guerre contre la culture libre a commencé : échanges entre le Maire d'Oyonax (01), Jacques Gobet et les Ogres de Barback (groupe de musique).
L'Appel de Gauche Avenir
Face à une droite décomplexée, la gauche est aujourd’hui désorientée, écartelée et sans véritable repère unifiant. Elle a le devoir de redéfinir des valeurs claires et mobilisatrices ainsi que des objectifs simples. Il s’agit là d’un préalable à toute " refondation ", " rénovation " ou " rassemblement ".
C’est ainsi, en ne se trompant ni sur le diagnostic ni sur la méthode, que l’on redonnera espoir à celles et ceux qui se reconnaissent dans la gauche.
En créant Gauche Avenir, nous voulons contribuer, en dehors des partis, de leurs enjeux de pouvoir et des rivalités de personnes, à cette " redéfinition ". Issus de différentes sensibilités politiques, sociales et culturelles, nous souhaitons rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent s’associer à cette démarche et qui, sans se renier, ont compris que le monde a changé et que de nouvelles aspirations se sont fait jour. Cette démarche, patiente et sérieuse, s’appuiera sur une volonté de dialogue, d’écoute et d’ouverture à tous les courants de la gauche.
Nous appelons à nous rejoindre (www.gaucheavenir.org) les hommes et les femmes qui partagent notre analyse et qui veulent œuvrer à ce renouveau en redonnant toute sa place à la culture de gauche dans le débat d’idées.
Premiers signataires : Abdi Mohammed (président d’association), Attar Michèle (membre du Conseil économique et social), Candar Gilles (historien), Cabanes Claude (journaliste), Champagne Patrick (sociologue), Corbière Alexis (élu municipal à Paris), Duron Jacques (membre du Conseil économique et social), Gayssot Jean-Claude, Gendre Pierre (syndicaliste), Laignel André (député européen), Lefebvre Rémi (professeur de sciences politiques à l’Université de Reims), Levaï Ivan (journaliste), Lienemann Marie Noëlle (députée européenne), Marlière Philippe (politologue), Maurel Emmanuel (conseiller régional, Directeur de la revue " parti pris "), Moglia Michael (conseiller régional, Président du club CSPRG), Pena-Ruiz Henri (philosophe), Quilès Paul, Wurtz Francis (Président du groupe Gauche Unitaire Européenne au Parlement européen)
4 juin 2007
La rencontre Nationale des Communistes Unitaires (programme provisoire) : Envisageons ensemble le bilan de la séquence politique qui se termine et les
perspectives.
Matin - Résultats des scrutins de 2006 du point de vue du mouvement des idées dans la société française.
Débat sur le bilan de la période et les enjeux auxquels nous sommes confrontés, précédé d’une introduction
Après-midi : Interventions de camarades italiens, allemands et belges sur les expériences et constructions en cours dans d’autres pays européens.
Quelle recomposition politique de la gauche, de la gauche de gauche ? Quelle contribution immédiate du communisme politique, des communistes unitaires à une dynamique de transformation sociale ?, précédé d’une introduction.
Samedi 30 juin à l’Université Paris VIII à Saint-Denis (93)De 9 h 30 à 18 h, Amphi B1 (Métro ligne 13, station Saint-Denis Université)