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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 20:07
C’est au soir du 29 mai 2005, au moment où s’afficha devant les yeux médusés des peuples européens et d’abord français le score du NON, que la citrouille devint carrosse. La fable s’écrivait à l’envers de toutes les augures : près de 55 % des Français rejetaient le projet libéral de constitution européenne. Malgré un matraquage comme on en a rarement vu, les tenants du OUI étaient défaits. Leur mine trahissait l’ampleur du drame vécu.
De l’autre côté, les militants anti-libéraux de gauche, au prix d’efforts qu’ils étaient seuls à pouvoir apprécier, avaient réussi à inverser la tendance au-delà des espérances les plus optimistes.
Tout était si beau, si inespéré (à ce point en tout cas), le carrosse si spacieux et si confortable qu’on en oublia l’aveuglante réalité.
L’analyse concrète de ce qui venait de se passer a été escamotée : si le NON réalisait près de 55 % de voix, il ne pouvait faire de doute que l’extrême droite, la droite nationale, une partie du courant gaulliste y avait contribué. Il n’y avait pas une majorité antilibérale de GAUCHE dans le rejet du projet de constitution européenne.
Fallait-il regretter cette connivence avec le diable ? Non, car elle a permis d’écarter le danger majeur, mais elle devait immédiatement être réduite à néant et la seule possibilité de le faire passait par un appel immédiat à confédérer une Gauche antilibérale se fixant pour objectif d’affronter les nécessités de la lutte sociale comme les échéances électorales, notamment Présidentielle et législative de 2007.
 
Décréter cette urgence, c’était prendre en compte le fait politique essentiel, révélé par le référendum, à savoir que la gauche antilibérale en France représentait réellement et au maximum, entre 35 et 37 % du corps électoral. Si cela est encore loin de la majorité, ce n'en est pas moins une force considérable, authentiquement antilibérale, supérieure à l’influence du PS et "à gauche pour de bon".
Elle réunit, de l’extrême gauche à,( pour la première fois depuis longtemps) une frange tout à fait significative du PS, la diversité des sensibilités de la gauche acquises à la nécessité d’un dépassement du libéralisme. Au sein de la gauche, la composante antilibérale représentait beaucoup plus au soir du 29 mai 2005 que celle qui est moins déterminée à porter le fer contre le libéralisme et ses effets.
Ce qui constitue une faute politique tragique et impardonnable aura été l’incapacité à dépasser, à transcender l’esprit de clan qui marque chacun des mouvements “de la gauche de la gauche”. Telle la taupe qui ne sort son nez que pour s’effrayer du bleu du ciel et s’enfoncer volontairement dans son trou, “l‘autre gauche” s’est terrée au trente-sixième dessous des dogmes sectaires, bien au chaud des certitudes de l’autisme politique.
Une autre image me vient, celle des vétérans de l’armée impériale nipponne dans l’archipel des Philippines qui, des décennies après la fin des hostilités portaient toujours l’uniforme et le fusil, croyant que la guerre continuait. Vieux et pathétiques, ils s’éteignent naturellement, les uns après les autres. Encore récemment on en a découvert quelques-uns. Le monde les a depuis longtemps oubliés et à l'occasion en rit, mais pourtant c’est triste ! Faute d'analyser concrètement la réalité concrète du 29 mai 2005, "les purs et durs"de toutes obédiences, ont en fait, laissé repartir les socialistes authentiquement de gauche vers leur parti, sans esquisser un geste. Ils auraient pu par exemple suggérer de mener campagne afin que toute la gauche participe à des primaires de désignation du (oude la) candidat(e) à l’élection présidentielle, discute de la constitution d’une coalition pour les législatives qui suivront, en vue de l’élection de députés représentant tout l’éventail des sensibilités de la gauche. Certes, il aurait fallu d’abord admettre que la règle du jeu des présidentielles ne laisse aucune place à une candidature “témoignage”. Seuls les deux candidats arrivés en tête au premier tour sont qualifiés pour le second. Il aurait fallu, dans ces conditions, considérer que le (ou la) candidat(e) pour la présidentielle ne pouvait
être issu(e) que du PS, éventuellement proche de celui-ci mais désigné par tous les courants de la gauche. Une candidature antilibérale et consensuelle comprenant le courant socialiste qui avait mené campagne pour le NON.
 
On peut le regretter mais la situation politique française aujourd’hui n’autorise aucun autre mouvement de gauche, à espérer être présent au second tour de la présidentielle. Et cette règle du jeu qui a produit l’effroyable second tour de 2002 est dans l’esprit de tous ceux qui ne veulent plus que cela recommence ! Or ce ne sont pas socialistes et personnalités diverses vraiment à gauche qui manquaient. Les premiers sont allés se faire battre au sein de leur parti, avant de rejoindre le camp de celle pour laquelle finalement la gauche antilibérale s’apprête à voter au second tour. Car dans l'hypothèse non assurée d'une présence "de gauche"au second tour il faudra à tout prix battre la droite, voire l'extrême droite.
Il y a même fort à parier que beaucoup, pour être sûr de ne pas revivre l’épouvantable scénario de 2002, voteront dès le premier pour Madame Royal.
Bravo à tous ! Vous ne vouliez pas vous “compromettre” à favoriser la désignation d’un candidat socialiste antilibéral, synonyme à vos yeux de "lâche abandon des positions de classe", alors vous voterez pour la candidate social-libérale désignée par le PS tout seul. Bravo au PC qui mérite une mention spéciale. Les autres groupuscules d’extrême gauche étant rapidement retournés dans leur petit pré carré, les plus optimistes s’étaient pris à espérer que le PC, happé depuis un certain temps déjà par l’enlisement groupusculaire, allait saisir la chance inespérée qui se présentait à lui. Après la campagne du référendum durant laquelle(après correction de la ligne initiale, ne l'oublions pas) il s’était plutôt bien comporté, on aurait pu croire qu’il prendrait l’initiative d’un mot d’ordre rassembleur et offensif, un peu comme il sut le faire pour le Front populaire en 1936. On pouvait espérer qu’il en appelle, sans plus d’hésitations et atermoiements l’absolue nécessité du rassemblement de toutes les forces antilibérales de gauche, en France d’abord, en Europe et partout dans le monde où se mobilisent, agissent et souvent même contrecarrent le présumé invincible libéralisme, des mouvements divers qui inventent un avenir possible pour l’humanité.
 
On aurait pu espérer que le PC soit encore en capacité de se projeter dans la réalité d’un monde qui ne se résigne pas, qui chaque jour, ici ou là et partout témoigne que l’histoire n’est décidément pas finie. L’hypothèque stalinienne définitivement levée, l’espoir peut enfin renaître.
 
Certes, rien n’indique qu’il aurait été facile d’imposer au PS un tel rassemblement, ni de convaincre de la nécessité d’associer toute la gauche à la définition des perspectives et la désignation des candidats pour les défendre. Les comportements dogmatiques sont hélas très largement partagés par tous les courants de la gauche. Il aurait fallut que le peuple de gauche s'en mêle vraiment, mais comme à chaque fois que l'enjeu le mérite, cette intervention se serait avérée aussi indispensable que décisive.
Avec 35 ou 37 % du corps électoral réellement antilibéral dont une partie du PS ramené à gauche, on pouvait peser et peut-être l’emporter.
Aurait-il été simple pour le PS de refuser purement et simplement des primaires à gauche si une campagne nationale avait été menée ?
A l’évidence non !
Au lieu de cela, la gauche qui se proclame à la gauche de l’autre est restée sur la touche, à regarder le PS choisir seul la candidate qui deviendra celle de toute la gauche au second tour. A partir de l’erreur tragique du 29 mai 2005, la gauche antilibérale délestée de sa composante socialiste si précieuse et si prometteuse pour l’avenir, s’est avérée incapable de proposer une alternative.
L’extrême gauche avec l’inoxydable Arlette pour LO, Olivier Besancenot pour la LCR,quin’envisage pas une seconde une alliance avec le PS et se condamne donc aux délices de l’impuissance totale a choisi de ne rien changer. En conséquence il y aurait deux candidats trotskistes, sans compter celui du Parti des Travailleurs, s'il obtient les parrainages. Trois Trotskistes c'est très exactement ce qui correspond à la situation politique française comme chacun le sait.
Quant au PC, c’est peu dire qu’il n’a jamais imaginé une autre possibilité qu'un candidat issu de ses rangs, pour représenter la gauche antilibérale à l’élection présidentielle. La naïveté de ceux qui ont cru qu'il pouvait en être autrement, selon l’humeur fait peine à voir ou rire à gorge déployée.
 
C’est ignorer à un degré rare, le mode de fonctionnement du PC et sa culture, pour imaginer qu’il n’avait pas, dès le début décidé que la candidate ne pouvait être que Marie-George Buffet !
Tout a été fait en ce sens et il n’a rien lâché… jusqu’à l’explosion de la bulle entretenue artificiellement durant quelque mois.
Et puis, il y a Bové qui vient et s’en va, mais reviendra peut-être et ajoute à la division et à la confusion stérile qui marque la désastreuse fin de ce très mauvais film.
A supposer que chacun(e) soit en situation de se présenter il n’est pas défaitiste d’estimer qu’aucun, dans cet éparpillement effrayant, fera plus de 4 % des voix. C’est bien évidemment très au-dessus de ce qui se vérifiera, mais même à ce niveau, ensemble ils réuniront moins de la moitié des 35 à 37 % du 29 mai 2005. En réalité ils ne feront même pas le tiers !
Bravo ! Jouer plus mal est tout simplement impossible.
Et même si la gauche antilbérale réalisait l’impossible rêve de n’avoir qu’un candidat il ne dépassera pas les 10 %.
Si au passage le PC y perd son groupe à l’Assemblée nationale, il lui restera la possibilité d’invoquer la trahison de tous, et si besoin replonger dans ses archives pour en exhumer l'imparable analyse de Marchais qui pour expliquer l'effondrement à 11% de l'influence du PC en 1984 asséna que la société avait ( "glissé à droite”. A 3% la société a-t-elle effectué un tête à queue ?
Durant les vingt années qui viennent de s’écouler, c’est-à-dire depuis que j’ai quitté le PC, je n’ai jamais entretenu à son encontre une attitude a priori négative. Pour avoir été membre de cette belle organisation révolutionnaire, je peux témoigner pour une part, de son efficacité dans les luttes qui ont marqué l’histoire de notre pays.
Les complicités malfaisantes avec l’anti-communisme stalinien lui auront fait le plus grand tort, mais je pensais qu'il aurait été possible ( je n’en suis plus si sûr), au milieu des années 80 de rénover cet outil. Ce fut un échec cuisant pour ceux qui s’y sont essayés. Ceux qui ont suivi, de reconstructeurs en refondateurs ont connu le même sort et ont été logés à la même enseigne.
Ces derniers temps, réduits à quelques dizaines de milliers d’adhérents, le PC a donné des signes que les plus optimistes( dont j’avoue avoir fait partie), ont interprétés comme encourageants.
Bon, il faut arrêter de se bercer d’illusion, c’est foutu.
Plus rien ne viendra de constructif et d'innovant, de ce qui se réduit à un appareil et quelque pitons défendus âprement jusqu’au dernier survivant, à l'instar des soldats perdus de l'armée japonaise des îles du Pacifique.
Je n’ai plus rien à voir avec cela.
Ils vont disparaître, cette fois c’est sûr, après l’engloutissement des dernières positions électorales tenues çà ou là. Adieu camarades !
 
Dès que l’horizon sera dégagé du fait de leur incapacité à s' inscrire dans les exigences du temps, l’avenir s’écrira sans eux.
C’est dommage, car près de 25 % de Français ne trouvent pas incongru l’idéal communiste, mais ils ne seront qu’autour de 3% à voter pour la candidate du PC au printemps prochain.
Chercher l’erreur, et y remédier est tout simplement au-dessus de leur possibilité. Quel gâchis !
L’heure n’est pourtant pas à la résignation, tout simplement parce que le monde sous nos yeux témoigne des résistances réelles qui se manifestent contre l’inhumanité du libéralisme.
Face à cette inhumanité il faut faire front et cela concerne toute l’humanité. La nécessité de constituer “le front de l’humanité” se dessine de plus en plus nettement dans les luttes qu'elles soient locales ou plus globales, qu'elles se déroulent en France ou partout dans le monde .
C’est comme cela pour moi que s'exprime le besoin de mettre en commun, c'est peut-être comme cela que pourrait se nommer et s’organiser le communisme à venir.
 
 Alain Amicabile
 
Publié dans : le parti communiste français
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 19:42
Contrairement aux apparences, je suis bien rentrée de Nairobi. J’ai traversé le désert, j’en suis revenue - je remercie au passage toutes celles et ceux qui, en raison d’une semaine d’absence sur ce blog, se sont inquiétés de mon état de santé !
 
En fait, j’ai pris le temps de la réflexion, dans une période mouvementée pour la gauche anti-libérale. Nombre d’entre vous attendaient ma position sur la candidature de José Bové. J’ai pris le temps de la mûrir. Voici mon état d’esprit.
 
La dynamique des collectifs anti-libéraux n’a pas permis de faire advenir une candidature unitaire à la présidentielle de 2007. Avant Noël, nous avions enterré cette démarche. Une révolte citoyenne et militante a permis de relancer l’hypothèse d’une candidature anti-libérale unitaire en 2007, avec José Bové. La pétition lancée à la rentrée a connu un vif succès. Les deux journées de rencontre nationale de militants de collectifs anti-libéraux à Montreuil les 20 et 21 janvier derniers ont également traduit la volonté farouche d’en découdre, de ne pas baisser les bras, de faire cette campagne.
 
Je suis en profonde sympathie avec ce mouvement. Il exprime la volonté de ne pas renoncer après les décisions mortifères de la LCR et du PCF. Il rassemble des sensibilités différentes et veut porter les 125 propositions définies dans les collectifs. L’engagement d’un syndicaliste et altermondialiste peut permettre de bâtir des passerelles entre le social et le politique. Enfin, je pense que cette candidature peut capter des énergies citoyennes et militantes que les réseaux politiques traditionnels n’arrivent pas à drainer.
 
C’est pourquoi, dans ce paysage éclaté, la candidature de José Bové a une réelle légitimité. Pour ma part, je me refuserai à y voir une candidature de division, au prétexte qu’elle se déclare en dernier. La division est du côté de ceux qui se sont déclarés en premier, tournant le dos aux règles contraignantes mais nécessaires du consensus. Puisque cette candidature a une légitimité, je souhaite qu’elle ait les moyens d’aller jusqu’au bout. Je suis prête, pour cela, à donner ma signature d’élue.
 
Mais je ne m’engagerai pas plus avant dans cette campagne. Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec ce que je pense et de José et du mouvement qui le porte. Depuis la victoire du 29 mai 2005, j’ai dépensé toute mon énergie à faire advenir l’unité de toutes les sensibilités, cultures, traditions de la gauche d’alternative, à ce que PCF et LCR fassent cause commune, à ce que la tradition du mouvement ouvrier s’articule, se frotte à l’écologie, au féminisme, à l’altermondialisme, à tout ce qui a émergé des mouvements sociaux et des milieux intellectuels critiques depuis novembre-décembre 1995. Cet engagement n’a pas été de circonstance : cela fait plus de dix ans que je participe activement à des espaces de convergences. Et j’ai bien l’intention de continuer car, comme je l’ai dit dans je ne sais combien de meetings et d’interviews, seul le rassemblement de toutes les forces antilibérales peut permettre d’ouvrir une autre voie à gauche. Combien de fois ai-je dit : “soit on gagne tous, soit on perd tous” ou encore “séparés, nous ne réussirons qu’à nous compter, et ce ne sera pas glorieux…” ? L’unité, c’est le seul moyen de créer une dynamique populaire, de déjouer le bipartisme, de changer les conditions d’existence du plus grand nombre.
 
Tant que cela sera institutionnellement possible, je me battrai pour que la raison l’emporte, contre toutes les stratégies particulières. Je le ferai avec ceux qui, dans la LCR et le PCF, ne se résignent pas à la division. Je le ferai avec toutes celles et ceux qui, autour de la candidature Bové, veulent tenter un ultime moyen de pression. Je le ferai avec les militant-es de l’alternative qui ne veulent pas laisser le champ libre au bipartisme. Cela je le ferai, sans mesurer ma peine. Mais je ne peux pas non plus ignorer que la LCR et le PCF s’ancrent plus que jamais dans leurs choix et que donc, à l’arrivée, il y aura trois candidatures dans le camp antilibéral.
 
Au total, on a remis 10 balles dans la machine. Plus personne ne peut avoir de doutes sur nos capacités à compter nos divisions - un charme qui colle si bien à l’extrême gauche… Nous voulions voter pour les “3B” ensemble, nous risquons d’avoir le choix entre 3Bulletins de vote. Avec à la clé, un concours du meilleur second rôle à côté du PS et trois mois de concurrence libre et faussée entre les 3B. Chacun – et Bové lui-même ne pourra y échapper- devra mettre l’accent sur ses spécificités, au détriment du trait d’union que seule une candidature commune rendait possible.
 
J’ai fait du combat pour notre rassemblement la pierre de touche de mon engagement, la clé de mon identification. C’est pour la rendre possible que je m’étais déclarée candidate en septembre. M’engager dans le soutien à ce qui sera de fait un segment, nécessaire mais un segment quand même, de l’antilibéralisme ne serait pas conforme à ce que j’ai fait, dit et à ce que je veux être.
 
Après les mouvements sociaux de 1995, le 21 avril 2002, le 29 mai 2005, les révoltes dans les banlieues et le mouvement contre le CPE, comment est-il possible que nous ne soyons pas à la hauteur de ces contestations sociales ? Il va falloir comprendre ce raté insensé. “Il y a crise quand le jeune ne veut pas naître et quand l’ancien ne veut pas mourir”, disait Gramsci. On doit être quelque part par là…
 
Il n’est pas facile, quand le militantisme tient aux tripes, de rester à l’écart d’une campagne. Ce n’est pas enthousiasmant et on ne s’y fait pas que des amis… Mais, en politique, il n’est rien de plus important que la cohérence, sur la durée. Je préfère aussi ne pas faire semblant et rester en phase avec ma conviction profonde. Je respecte les choix de chacun. Le mien est de rester fidèle à ce que j’ai dit et fait jusqu’à ce jour: la convergence la plus large de la gauche de transformation sociale est ma seule boussole. Elle ne nous guide pas aujourd’hui, pour la présidentielle. Nous la retrouverons demain.
 
Clémentine Autain
 
P.S. : ne riez pas mais, puisque je ne suis pas porte-parole de José Bové, des bruits circulent depuis ce matin, me dit-on, dans le milieu journalistique sur mon ralliement à… Ségolène Royal !!! Je ne sais pas qui s’amuse à raconter des trucs pareils mais ça devient aussi pénible que suspect. Là encore, continuité : je ne suis pas devenue sociale-libérale tendance ordre moral. Et c’est pas demain la veille.
Publié dans : déclarations des candidats et personnalités
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 19:39
La France n'a jamais été aussi inégalitaire.
 
Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu'un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100 000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers.
 
Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l'insécurité sociale. Il est temps de décréter l'insurrection électorale contre le libéralisme économique.
 
Plusieurs dizaines de milliers de personnes m'ont proposé d'être candidat à l'élection présidentielle. J'ai décidé d'accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l'extrême droite et de redonner l'espoir d'une alternative à gauche. J'ai décidé d'accepter, pour que continue le combat de rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe.
Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces. Nous voulons être le trait d'union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.
 
Je ne suis pas le candidat d'un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d'un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l'immigration qui aspirent à l'unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.
 
 
J?appelle aujourd?hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux, à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.
***
 
Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations. Nous voulons leur dire que l'abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l'élection de Nicolas Sarkozy.
Monsieur Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays. Sous couvert de promesses multiples, son projet est d'aller encore plus loin dans la voie d'une logique économique qui favorise les plus forts et pénalise les plus faibles. Il est le candidat du MEDEF, du contrat précaire généralisé, du démantèlement progressif du code du travail et des services publics, de la suppression de fait de l'impôt sur les fortunes, de l'insulte contre les jeunes des quartiers, du mépris conter les agents des services publics. C'est l'homme de la dissolution de l'Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste.
 
Nous voulons aussi défendre un projet et des solutions pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la vie change vraiment. Nous voulons dire qu?une alternative est possible à celles et ceux qui ne croient plus à la gauche traditionnelle, qui se sont insurgés en votant massivement « non » au projet de traité constitutionnel européen, en se révoltant dans les quartiers populaires, en rejetant le CPE.
 
Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé. Face au social-libéralisme qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002, face au projet d?un parti socialiste autiste, qui manifeste un refus de rompre avec la logique économique libérale, nous voulons opposer une gauche de transformation sociale et démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche.
***
 
Notre projet est le fruit d?une expérience et d?une réflexion menées par les militants et les acteurs du changement social. Il résulte d?un travail collectif sans équivalent, qui a rassemblé toutes les composantes de la gauche antilibérale. Il n?est pas le résultat d?une approche technocratique qui vise à concilier les dures lois du profit avec un peu d?ordre juste.
Nous voulons que les citoyennes et les citoyens soient démocratiquement appelés à conduire et à contrôler la transformation sociale. Notre programme est un outil à la disposition des électeurs et des électrices pour qu?ils se réapproprient l?exercice du pouvoir.
 
Premièrement, nous voulons l?élaboration d?un plan d?urgence sociale. La réduction massive du chômage et de la précarité est une priorité, ce qui suppose de développer des activités utiles, créatrices d?emplois, d?imposer une stricte réglementation des licenciements et d?instaurer un système de sécurisation professionnelle tout au long de la vie. La revalorisation des minima sociaux et des bas salaires doit être accompagnée d?une fiscalité fortement progressive pour les hauts revenus afin de limiter les inégalités indécentes de revenus. C?est l?exigence de nouvelles relations dans le travail et de nouveaux droits sociaux que nous voulons porter. C?est la nécessité de lutter contre la spéculation financière et de contrer la puissance de l?actionnariat.
 
Deuxièmement, nous voulons instaurer un nouveau modèle de développement. C?est à la redéfinition du type de croissance, de production, d?échange et de consommation qu?il faut s?atteler. Il faut s?attaquer à la toute-puissance des firmes transnationales et des marchés financiers, car leur soif de profit et leur mépris de l?humanité mettent la planète ne péril. La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu?il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence.
 
Troisièmement, nous voulons que les millions de personnes qui vivent dans les cités de banlieues, dans les quartiers populaires ? quelles que soient leurs origines et leurs croyances ? ne soient plus considérés comme des sous-citoyens dans ce pays qui est le leur. Ils ont droit à la justice, à l égalité et à la dignité. Il n?est pas acceptable que l?accès aux droits fondamentaux, à la santé, à l?éducation, à l?emploi, au logement, leur soit restreint, et que la seule réponse aux problèmes qu?ils rencontrent soit celle de la répression policière et sécuritaire qui aboutit souvent, en toute impunité, à des violences, voire des morts.
 
Quatrièmement, nous réaffirmons que tout être humain, parce que c?est un être humain, doit être reconnu dans son humanité. Nous refusons qu?on continue de priver un être humain de sa dignité en le privant de papiers.
 
Cinquièmement, la transformation démocratique et sociale exige d?en finir avec le régime de la V° République. C?est la démocratie toute entière qui doit être vivifiée. Nous voulons une nouvelle République laïque, ouverte sur la société telle qu?elle est, ouverte sur le monde, une démocratie politique, sociale et citoyenne, qui élargisse le socle des droits fondamentaux, à commencer par les droits sociaux.
 
Sixièmement, dès 2007, dans la cohérence avec le « non » du 29 mai 2005, nous entendons que la France propose la refondation de la construction européenne sur des bases démocratiques et sociales. Nous demandons la fin des traités existants et nous proposerons un nouveau texte fondateur. Nous n?accepterons pas que la nouvelle politique qui aurait été choisie par notre peuple soit interdite par les décisions européennes. La présidence française de l?Union, au second semestre 2008, est l?occasion de porter largement l?exigence d?un tel changement.
 
Septièmement, nous nous engageons à pratiquer l?équité pour les départements et territoires d?outre-mer et leur laisser le choix de l?autodétermination.
 
Huitièmement, nous voulons, avec tous les peuples qui souffrent, combattre et faire reculer les politiques de libéralisation qui favorisent la guerre économique, l?exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations. Nous mettrons fin à la capacité de nuisance des institutions (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce) qui renforcent les inégalités et provoquent des souffrances à l?origine de guerres. Nous défendrons le droit à la souveraineté alimentaire et le libre accès pour tous aux bien communs de l?humanité, dont l?eau.
 
Enfin , parce que les femmes assument de multiples responsabilités, au travail, à la maison, vis à vis des enfants et des proches dépendants, parce qu?elles sont majoritaires parmi les chômeurs, les précaires et les bas salaires, nous voulons qu?elles soient les premières bénéficiaires de l?amélioration de nombreux services publics : de la priorité, accordée à un service public de la petite enfance, et des mesures contre le chômage et la précarité. L?objectif de l?égalité entre les femmes et les hommes doit être poursuivi dans toutes nos décisions. Il est grand temps d?en faire une réalité.
 
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition de mettre fin au dogme économique libéral.
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition d?assumer une véritable transformation sociale.
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition que nous nous rassemblions, dans l?unité, pour faire avancer la gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire.
 
José Bové,

St Denis, 1 février 2007

Publié dans : déclarations des candidats et personnalités
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 19:21
Alain Bocquet, président du groupe communiste et républicain, est retenu dans sa ville. Francis Wurtz vient de m?adresser un message amical, où il m?annonce qu?il vient d?être réélu président du groupe de la gauche unitaire européenne au Parlement européen.
 
Je veux saluer les nombreux syndicalistes présents. Je vois ceux de la RATP, Thalès, EADS, d?Alcatel de la banque de France, de la SNCF, de Québécor, de la SNCM, de Nestlé, d?ECCE textile, de Bombardier, La Poste, Renault, PSA, Air France, Polimeri, Thomé Génot, DHL, d?EDF-GDF, enseignants. Tous et toutes, vous portez les luttes pour l?emploi contre les licenciements boursiers et les délocalisations, contre la précarisation de la vie des jeunes. Vous portez la résistance aux privatisations.
 
Je veux saluer la présence des responsables associatifs, de militants antiracistes (Mouloud Aounit), de parents d?élèves, des militants LGBT, des responsables de comités de lutte pour le droit au logement contre la chasse aux enfants et aux immigrés, pour les droits des femmes. (Femmes dans la cité). Vous représentez la dignité de la France face à toutes les discriminations, toutes les oppressions.
 
Je veux remercier, enfin, les militantes et les militants communistes, socialistes, écologistes, les hommes et les femmes de gauche de Stains, Dugny, Blanc-Mesnil avec qui, depuis 2004, je vis une belle aventure : celle du rassemblement antilibéral pour le progrès social et la démocratie.
 
Tous ces combats témoignent combien nous avons besoin du mouvement syndical, du mouvement associatif et de l?action politique pour avoir la force, rassemblés, de changer la donne.
 
En cette période de l?année, il est bien sûr de coutume et, je le fais avec plaisir, de souhaiter à chacune, à chacun des voeux de bonheur et de santé pour l?année à venir.
 
Mais permettez-moi un voeu plus collectif :
 
Je fais le voeu qu?en 2007, une dynamique populaire batte la droite et rejette, au loin, le spectre d?une France définitivement livrée à la loi du plus fort, celle de l?argent, d?une France répressive et atlantiste portée par Nicolas Sarkozy, le petit télégraphiste des fonds de pension, rejette au loin le sceptre d?une France salie par l?extrême-droite.
 
Je fais le voeu qu?en 2007, les femmes et les hommes qui ne veulent plus subir mais vivre, décident de construire une nouvelle majorité à gauche, apte à concrétiser tous leurs espoirs.
 
Ce n?est pas bien sûr qu?un voeu, c?est aussi un engagement.
 
Je suis candidate à l?élection présidentielle afin que les hommes et les femmes qui, majoritairement, ont voté non le 29 mai 2005 voient leur choix respecté et porté par la France au sein de l?Union européenne.
 
Je suis candidate pour que les hommes et les femmes qui luttent voient leurs revendications reconnues au plus haut sommet de l?Etat.
 
Je suis candidate pour donner enfin la parole à celles et ceux qui sont gommés du paysage public.
 
Je suis candidate pour que tous, toutes aient enfin une vie meilleure.
 
Je suis candidate avec celles et ceux qui pensent qu?il y a besoin de justice, de paix dans ce monde, qu?il y a besoin d?un métissage d?Afrique, d?Asie, d?Europe, d?Amérique, pour qu?ici et là bas on vive mieux.
 
Je sais, beaucoup de militantes et de militants des collectifs antilibéraux sont aujourd?hui déçus, comme moi, de l?incapacité des organisations à déboucher sur un accord politique. Eh bien je veux avec ceux et avec celles qui le souhaitent continuer à construire cette nouvelle majorité à gauche, tous mes actes iront dans ce sens. Je m?y engage.
 
Je suis candidate pour que gagne une gauche de responsabilités et de combat.
 
Je veux une gauche de responsabilités parce que notre objectif est bien une majorité politique et donc la transformation du quotidien des hommes et des femmes de ce pays.
 
Je veux une gauche de combat car pour gagner un tel changement, il faudra affronter les logiques du tout-marchand.
 
Face à ceux qui ne cessent de s?enrichir et de nous culpabiliser sans rien savoir des conditions dans lesquelles la grande majorité d?entre-vous vit, je veux être la candidate qui affirme : vous avez le droit de vivre mieux !
 
Mais je veux aussi être celle qui démontre que cela est possible, qu?une autre politique est possible.
 
Voici les engagements que je prends pour les premiers mois de la législature afin que vos vies cessent de n?être qu?un combat quotidien.
 
Quatre chantiers seront ouverts pour éradiquer toutes les précarités qui rongent les familles et les salariés.
 
D?abord, éradiquer le chômage. Il faut garantir à tous et toutes une sécurité d?emploi ou de formation, qui passera notamment par l?abrogation du CNE, des contrats précaires et des temps partiels imposés, par une réforme de l?indemnisation du chômage et par une refonte du code du travail.
 
Ensuite, relever en urgence les salaires, les pensions et les minima sociaux. Lorsqu?il s?agit d?en finir avec les privations quotidiennes, il ne peut être question d?attendre. Dès la mise en place du gouvernement, le SMIC sera porté à 1500 ?. De grandes négociations salariales seront ouvertes. Des prix rémunérateurs seront garantis aux paysans pour leur permettre de vivre de leur travail et de sauvegarder leurs exploitations.
 
Troisièmement, garantir un toit à chacun et à chacune. Pour cela sera engagée la création d?un véritable service public de l?habitat. Les financements dégagés pour la construction de plus de 600 000 logements sociaux sur la législature. Les loyers seront plafonnés, par la loi, à 20% du revenu des ménages. Les expulsions locatives, les coupures d?eau et d?électricité seront interdites. La réquisition des logements vides sera organisée. La loi sur les 20% de logements sociaux sera rendue plus contraignante.
 
C?est tout cela le droit opposable !
 
Enfin, assurer le droit à la santé. La Sécurité sociale universelle sera rétablie ; une réforme du financement de la sécurité sociale sera engagée dès l?automne 2007, notamment par la cotisation des revenus financiers.
 
En lien avec ces quatre chantiers sur l?urgence sociale, je veux engager le combat pour le savoir et la culture partagée pour que chacun ait la maîtrise de sa vie, pour gagner en libertés.
 
Alors que la droite rabaisse les missions de l?école et livre la recherche et la culture aux marchands, le budget de l?Education nationale sera porté à 7% du PIB pour assurer à chaque enfant une école de la réussite. Le budget de la jeunesse et des sports et de l?éducation populaire sera porté à 1% du PIB, les subventions aux associations seront augmentées et sécurisées. Je réunirai le monde associatif pour travailler à une loi complète sur le statut du bénévolat.
 
Les crédits à la recherche publique seront doublés sur cinq ans, les propositions émanant des Etats généraux de la recherche seront reprises et appliquées par le gouvernement.
 
Pour rétablir les artistes et les techniciens de la culture dans leurs droits, la proposition de loi réformant le statut des intermittents du spectacle sera inscrite à l?ordre du jour du Parlement dès la rentrée parlementaire.
 
Enfin je prends avec force l?engagement d?abroger toutes les lois liberticides impulsées par Nicolas Sarkozy, qu?elles concernent les jeunes, la justice ou l?immigration.
 
Le combat contre toutes les discriminations et violences faites aux individus sera renforcé ; la loi cadre contre les violences faites aux femmes, élaborée par les féministes, sera immédiatement inscrite à l?ordre du jour de l?Assemblée.
 
L?allocation d?autonomie réclamée par les organisations de jeunesse sera inscrite dans un collectif budgétaire.
 
Les sans-papiers seront régularisés.
 
Le droit au travail, au logement, aux loisirs des personnes touchées par le handicap ne fera pas l?objet d?une énième loi : il sera mis en oeuvre. Le droit à l?amour et à la parentalité sera assurée pour chacun et chacune. La proposition de loi que j?ai déposée contre l?homophobie sera portée à la majorité.
 
Bien sûr, je n?ai pas traité tous les domaines où il faut d?urgence agir, la droite a tant cassé, car je veux pouvoir répondre à l?essentiel : comment débloquer les moyens nécessaires à tous ces chantiers ?
 
Je veux porter un langage de vérité et de courage : le changement ne sera possible qu?avec la plus grande détermination face au libéralisme.
 
Aussi, je vois trois conditions, qui si elles n?étaient pas remplies, transformeraient toutes ces propositions en un nouveau catalogue de promesses non tenues.
 
La première c?est de trouver l?argent. On nous parle du déficit public, mais l?impôt sur le revenu représente à peine 17% des recettes de l?Etat ; et l?impôt sur les sociétés, que le président de la République veut encore réduire, tourne autour de 15%. Alors l?argent, il faut aller le chercher par une grande réforme de la fiscalité, dès la loi de finances pour 2008, une réforme de justice fiscale qui toucherait les hauts revenus et les profits exorbitants des grandes entreprises, 96 milliards d?? en 2006.
 
Soyons clairs, un gouvernement de gauche qui ne voudrait pas affronter le pouvoir de la finance, courrait à l?échec.
 
Alors oui, il faudra le courage politique et la mobilisation populaire pour s?attaquer à la tyrannie des actionnaires, des marchés et des banques. Il faudra du courage pour réorienter toutes les missions de la BCE et créer un pôle financier public porteur d?une nouvelle politique du crédit et d?une nouvelle politique pour l?industrie.
 
Il faudra la même détermination pour donner aux salariés, les seuls intéressés par l?emploi et l?investissement utile, de nouveaux droits d?intervention dans la gestion de leurs entreprises.
 
Car la deuxième de ces conditions, c?est bien de partager et démocratiser tous les pouvoirs. Un gouvernement de gauche qui ne transformerait pas l?exercice du pouvoir courrait à l?échec.
 
C?est pourquoi, très vite, devra être mis en chantier une 6ème République, fondée sur les droits et la participation effective de notre peuple aux décisions de la Nation. Le monarchisme présidentiel sera supprimé et le rôle du Parlement renforcé ; les résidents étrangers bénéficieront comme citoyennes et citoyens du droit de vote. Les populations et les élus des départements et territoires d?Outre-mer se verront reconnus les nouvelles responsabilités qu?ils souhaitent.
 
La démocratie a besoin aussi de grands services publics. Cela passe par la reconquête des services publics touchés par la privatisation, par leur démocratisation, mais d?autres devront être créés, pour la petite enfance, l?eau, la maîtrise des déchets...
 
La troisième de ces conditions, c?est évidemment l?action de la France en Europe et dans le monde.
 
Tous ces services publics que nous savons nécessaires, ils n?ont pas d?avenir dans une Europe dont le dogme est la concurrence libre et non faussée des promoteurs de la constitution européenne. Toutes ces conquêtes sociales que nous appelons de nos voeux, elles ne sont pas possibles dans une Europe du moins disant social, docile au tout marchand de l?OMC. Dès la première réunion du Conseil des chefs d?Etat et de gouvernement, la France devra faire entendre sa volonté de réorienter la construction européenne et travailler à des initiatives permettant l?élaboration citoyenne d?un nouveau traité pour l?U.E., facteur de progrès social de démocratie et de paix.
 
Une Europe porteuse d?une nouvelle croissance, respectueuse des hommes et des femmes, mais aussi de l?environnement. Nous aurons besoin d?une France qui dans sa politique étrangère soit un pilier de la construction d?un monde plus juste. Dans l?urgence, elle devra agir au sein de l?ONU pour créer les conditions d?une paix durable au Moyen-Orient.
 
Certains diront que ce programme est une utopie et que la France ne peut pas se dégager des logiques qui dominent le monde. Ce renoncement a priori a déjà fait échouer la gauche.
 
D?autres diront qu?il est impossible de rassembler une majorité de Françaises et de Français sur une telle ambition. Ce renoncement cantonne l?antilibéralisme dans la contestation.
 
J?ai envie de dire, en regardant ce qui se passe en Amérique latine, que là-bas ils n?attendent pas le rapport de force ; ils le créent. Ils n?invoquent pas des symboles ; ils agissent.
 
Ici aussi, en France, des millions d?hommes et de femmes aspirent à vivre mieux. Ces hommes et ces femmes sont prêts à se battre, on l?a vu contre le CPE. Ces hommes et ces femmes sont prêts à prendre leurs affaires en main. Ces hommes et ces femmes sont la majorité.
 
Cette majorité, pour devenir majorité politique, appelle ce que la gauche n?a jamais tenté, une véritable transformation sociale. Elle appelle une nouvelle conception de la politique et du pouvoir.
 
C?est cette ambition que veut porter cette candidature. Une candidature collective qui jusqu?au bout restera ouverte à toutes celles et ceux qui veulent en être les porte-parole.
 
Vous le savez, j?ai quitté hier mes responsabilités de secrétaire nationale du PCF, certaine de l?engagement des militantes et militants communistes, des jeunes communistes dont je salue le responsable, Cédric Clérin, confiante dans leur détermination à construire une nouvelle majorité à gauche.
 
Cette campagne collective, je la conçois dans un rapport constant avec le monde du travail et les quartiers populaires. Ma campagne sera donc une campagne de rencontres au plus près de la vie des Françaises et des Français. Car je crois profondément que pour gagner en 2007, mais surtout pour construire et réussir après 2007, la mobilisation des citoyennes et des citoyens est et sera essentielle.
 
Je veux dire ici aux militantes et militants du rassemblement, socialistes, écologistes, communistes, aux hommes et aux femmes de gauche, je veux leur dire que tous et toutes ensemble nous pouvons bousculer le scénario que l?on veut nous imposer, d?un bipartisme porteur d?alternances et de désillusions.
 
Nous pouvons changer la donne, nous pouvons ouvrir une nouvelle voie à gauche.
 
Chers amis, chers camarades,
 
Je suis en campagne avec l?envie de porter tous les espoirs et les colères. Je pars en campagne sûre de la force de nos propositions et de notre capacité à tenir la dragée haute à celles et ceux qui, aujourd?hui, rêvent de l?Elysée. Je pars en campagne avec la conviction, profonde, que ce que tous ensemble nous avons réalisé le 29 mai 2005, en bousculant tous les pronostics des habiles politologues du pays, nous pourrons le rééditer cette année. Nous pouvons simplement porter au pouvoir l?aspiration populaire, et gagner.
 
Marie George Buffet au Blanc Mesnil le 5 janvier 2007
Publié dans : déclarations des candidats et personnalités
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 19:13
Yann BOUVIER
95 - Ermont
  
Lettre à Patrice Cohen-Séat, Olivier Dartigolles, Brigitte Dionnet, Jean-François Gau, Elisabeth Gauthier, représentants du PCF au Collectif national unitaire. 
 
 
Chers camarades,
 
J'ai lu votre tribune dans l'Huma de mercredi 17 janvier. Vous y revenez notamment sur les raisons qui ont conduit notre parti à prendre "toutes ses responsabilités". Sur le fond, elles méritent débat. Mais je souhaitais avant tout vous dire que dans tout mouvement historique et populaire, au-delà des froides logiques et des implacables démonstrations, il y a aussi des ressorts humains qu'il est si important de ne pas ignorer. Et je tiens à commencer par vous témoigner de l'état dans lequel se trouvent aujourd'hui ces hommes et ces femmes qui, autour de moi, "y ont cru", tant en dehors que dans le parti.
 
Tout d'abord, pendant les vacances j'ai croisé dix-sept proches, citoyens de gauche (électeurs communistes ou bien "nomades"), non présents dans les collectifs, qui auraient voté résolument pour un candidat antilibéral unitaire... et dont beaucoup auraient aussi modestement et à divers niveaux fait la campagne autour d'eux. Tous ont pris l'initiative de m'interpeller, moi le militant de service. Après le fiasco de décembre, trois m'ont dit se résoudre à voter Royal dès le premier tour, deux m'ont dit s'apprêter voter pour Marie-George, deux pour Besancenot, un pour Bayrou ("le dernier chien possible dans le jeu de quille"), trois m'ont indiqué penser sérieusement à s'abstenir, les autres avouant leur impuissance à envisager désormais le 22 avril… tous déçus et/ou en colère, les plus remontés l'étant contre le parti (il s'agit des plus politisés et des plus proches de nous).
 
Ensuite, depuis la rentrée, j'ai participé à plusieurs réunions (du parti, de mes collectifs unitaires, local et d'entreprise), et j'ai pu constater l'ampleur du désastre : notre parti est divisé, à un degré bien pire que ce qu'on pouvait entrevoir en décembre. Le Père Noël n'a pas éteint les passions (fallait-il être naïfs pour y croire, mais je sais que certains apprentis sorciers ont compté là-dessus) Avec nos retrouvailles de janvier, chaque réunion est une nouvelle violence infligée à ces valeurs humaines qui ont cimenté notre engagement commun pendant toutes ces décennies : le partage, le respect et, dans beaucoup de cellules, la fraternité. Dans l'instant, toute fleure la fin d'une époque, prédit l'implosion ou la scission…
 
Au delà de ce témoignage, je souhaitais vous livrer quelques réflexions en vous remerciant par avance de prendre le temps de les parcourir.
 
Premièrement, malgré les multiples tentatives pour dédouaner le parti de sa part de responsabilité dans l'échec, je continue de penser que si nous avions imaginé à un seul moment qu'une autre candidature que celle de Marie-George était possible, nous y serions parvenus, et même assez tôt dans l'automne. Le choix de la direction du parti était clair, et en "refaisant le film", je m'aperçois qu'elle n'en a pas dévié une seule seconde de mars à décembre : il n'y avait pas d'autre candidature envisageable que celle de Marie-George. La chute est d'autant plus rude pour les camarades qui, comme moi, se sont sincèrement inscrits dans la construction collective d'une candidature acceptable par l'ensemble du mouvement. Au final, je pense qu'il s'agit là d'une divergence sur la conception du rassemblement et sur la place que doit y jouer notre parti. Et qui dit conception, dit aussi sens et profondeur de l'engagement.
 
Deuxièmement, tout ce qui se débat actuellement touche à des questions identitaires fortes. C'est la raison pour laquelle je pense que les fractures qui s'opèrent actuellement sont profondes et ne se ressouderont pas avant longtemps. Après deux décennies d'offensive libérale, d'affaiblissement et d'éparpillement des forces de progrès, beaucoup de citoyens se sont pris à croire en la possibilité de convergences nouvelles pour peser, puis, dans la foulée du référendum, d'un rassemblement antilibéral gagnant. Parmi eux, de nombreux communistes apercevant enfin un nouvel horizon pour leur parti, imaginant de nouvelles possibilités historiques pour notre peuple… Et cette fois-ci, il était enfin (!!!) possible de converger électoralement et de changer la donne ! Cette hypothèse a enthousiasmé dans tout le pays bien au delà des citoyens investis dans les collectifs. Un nouveau potentiel militant était là, ne demandant qu'à éclore, immédiatement… Sacrée "prise de responsabilités", que de claquer la porte nez de cette dynamique, de l'espoir populaire ! Au delà de la vive blessure ressentie par de nombreux camarades, il s'agit d'une faute politique majeure : notre communisme est forcément unitaire ou ne sera pas.
 
Troisièmement, nous avons raté un rendez-vous historique, un moment charnière, générateur de nouveaux repères, de nouvelles identifications politiques. Imaginons un instant combien notre parti et sa secrétaire nationale seraient sortis grandis de la réussite du rassemblement, s'ils avaient décidé de faire vivre ce nouvel espoir jusqu'au bout et d'y contribuer de tout leur communisme. Je pense à tous ces jeunes prêts à se reconnaître dans une nouvelle espérance mais qui n'ont pas eu la chance d'avoir des parents communistes et qui, en sortant de l'école, mettent souvent un signe égal entre "communisme" et "dictature" ou "Staline". Ces jeunes dont on sait qu'ils constituent un puissant amplificateur des mouvements électoraux et des évolutions militantes. Résultat : Marie-George plafonne à 1% dans leurs intentions de vote et je ne vois pas ce qui pourrait changer beaucoup la donne en trois mois, tant ils ne nous situent si loin de leur monde et de leur époque. Il y avait un tel espace pour une féconde mise en commun… Quel gâchis !
 
Quatrièmement, je n'arrive toujours pas à me faire au nouveau paysage de la gauche antilibérale. J'essaie parfois d'oublier, mais matin, midi et soir, je vois un paysage de désolation : comme tant d'autres, je rêvais d'une campagne plurielle, ouverte aux apports de chaque culture militante, imaginative, festive et irrésistible comme l'a été la campagne du référendum. Je voyais à portée de main un score qui change la donne dans le pays, qui bouge en profondeur la gauche. Je voyais enfin la possibilité de donner une puissante traduction électorale aux attentes populaires… Et je vois une campagne amputée de la musique qui aurait fait danser le peuple antilibéral, une campagne qui aura du mal à décoller parce qu'en difficulté pour répondre à la question fondamentale : l'utilité à glisser dans l'urne le 22 avril un bulletin de vote Marie-George Buffet.
 
Cinquièmement, après des années d'avancées et d'ouvertures, je vois mon parti retomber dans ses pires tentations. Sa surdité de l'automne m'avait profondément inquiété sur son rapport à la société. Je ne m'étendrai pas plus sur les conditions et les pratiques qui ont pu conduire au score trompeur du 20 décembre (qui ne peut étouffer la colère réelle et le trouble majoritaire des militants). Et voilà que dans la foulée, on assiste au retour en force de bien des sectarismes qu'ont croyait oubliés, en attestent ces écrits, ces propos et ces attitudes vis-à-vis des communistes qui divergent ou des autres composantes de la gauche antilibérale. Quel terrible retour en arrière !
 
* * *
Ce courrier vous paraîtra acerbe. Sa brutalité est à la mesure des attentes suscitées par le rassemblement et de la passion de mon engagement. Il est le constat de la violence d'une cassure brutale et du fracas qu'elle engendre.
 
Pour autant, je demeure pleinement communiste, tout autant que chacun d'entre vous. Je reste aussi persuadé que pour éviter les impasses et pour gagner, les forces de la transformation sociale ont "viscéralement" besoin de leur composante communiste. Mais, pour ma part, et pour la première fois de ma vie militante, je ne vois pas encore ce qui pourrait me pousser à m'engager dans cette campagne électorale. Je crois qu'on sera au moins d'accord pour souhaiter que le score cumulé des candidats antilibéraux soit le meilleur possible pour combattre la bipolarisation et pour préserver l'espoir d'une autre voie à gauche. Oui, ma campagne présidentielle sera celle-là… Dans la débâcle et les turbulences du moment, à tous ces amis, ces proches, ces collègues, avec qui nous diffèrerons le 22 avril après avoir tant rêvé ensemble ces derniers temps, je continuerai à dire : "continuons ensemble !"…
 
 
Restant bien entendu disponible pour poursuivre l'échange,
Fraternellement
 
Publié dans : le parti communiste français
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 12:08
Près de 2 mois d’existence, après les balbutiements, les tâtonnements, l’urgence… Communistes unitaires a pris sens dans plusieurs régions françaises.
Avant la naissance d’un vrai site internet, qui devrait voir le jour dans les mois qui viennent, le blog évolue progressivement vers plus de clarté : précisions des rubriques et multiplication de débats sur les finalités mêmes de cet espace qui nous rassemble.
 
Ainsi, les nouvelles rubriques se cristallisent autour de 4 axes :
  • les enjeux électoraux, débats sur les candidatures
  • le rassemblement de la gauche antilibérale, la vie des collectifs
  • communistes unitaires en région, rassemblez vous, débattez, faites remonter vos compte-rendus, vos appels…
  • le parti communiste français, ou la réflexion autour du parti communiste (tribunes, communiqués du pcf, réactions…)
Vous êtes en moyenne plus de 500 visiteurs par jour, la dynamique est là… Faisons la vivre, riche de nos différences avec pour seuls mots d’ordre : Unité, Rassemblement et Respect.
Par administrateur - Publié dans : communistes unitaires. Quelle organisation ?
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 10:55
Réunion des communistes unitaires
Saint Gaudens 13 janvier 2007
Une trentaine de personnes présentes
Analyse de la situation
 
Poser la question de la participation du PCF en tant qu'orga au collectif national.
Si le PCF n'y est plus, des adhérents PCF peuvent y être sans représenter leur orga.
Définir le communisme, communiste. Tout est à éclaircir, cela détermine l'association qu'on veut créer
Je resterai au parti mais mon soutien financier sera réduit.
Je suis partant pour une association. Le congrès n'a pas été suivi. Il me faut un nouvel espace.
A partir de la situation nouvelle, on ne peut pas participer dans les collectifs comme PCF ==> on nepeut le faire que comme collectif unitaire. Martelli, Zarka, Braouezec ont leur place, pas JF Gau ou P.CohenSeat
Nous sommes dans uns phase intermédiaire. Je n'accepte pas ce qu'on a fait. Je ne quitterai pas le parti. 40 ans que j'y suis. On s'engage dans une démarche, ça prendra du temps. Il y a de tout dans les collectifs. Faire du neuf c'est écouter les gens et les comprendre. Court terme : donner l'espoir. Moyen terme : refonder le parti, en aynat un pied dehors. Long terme : créer une structure qui rassemble les communistes
Je ne quitterai pas le parti. Il ne leur appartient pas. Il ne faut pas quitter. Je réduirai ma participation.
Au moment où il faudra pousser dans le bon sens, je ne veux pas être observateur. Les gens souffrent.
Je suis pour qu'on crée une structure. Nous ne pouvons pas laisser les camarades dispersés.
Membre du PCF depuis 1951. Ma question est-ce que je reste je l'ai résolue. Je souhaite mener campagne pour un candidat antilibéral aux présidentielles et législatives en tant que membre du PCF.
Si au 2ème tour il n'y a pas de candidature du PC, je ne serai plus membre. J'ai eu un espoir.
Aujourd'hui nous nous heurtons à un appareil. L'appareil a réussi à nous laminer. 20% ont résisté. J'en ai marre de me battre contre l'appareil. Par contre je resterai communiste. Je en veux pas que le communisme se dissolve dans l'antilibéralisme.
J'entends par communisme la démocratie comme objectif et comme moyen. Comme méthode, l'appropriation collective des moyens de production pour produire autrement. transformation profonde dans l'appareil d'état. Lutte contre la mondialisation pour lui substituer la coopération. Pour faire vivre cette idée, il faut une association. Création d'une force ou un espace antilibéral mais différent de notre association. Il faut impérativement une candidature antilibérale qui aille jusqu'au bout.
J'ai la carte depuis 3 ans. Aujourd'hui, je ne sais pas, je me questionne. Je boycotte le CD. Tout cela a commencé aux régionales. Quand on a annoncé notre démarche au collectif unitaire, il y a eu de la méfiance.
Ne pas rendre ma carte. Je ne vais pas renoncer aux autres camarades qui ont suivi la direction. J'ai fait mon deuil d'un certain nombre de choses du parti. C'est le côté commercial qui a gagné. Ce parti m'a détourné de mon cheminement citoyen en m'obligeant à respecter la règle hiérarchique. C'est la hiérarchie qui nous a eu à tous les coups. On veut pas créer une autre hiérarchie. On va travailler avec les autres, avec des gens qui ne sont pas cocos mais qui ont des choses à nous apprendre.
Communisme du 21ème siècle, c'est un bon intitulé. On était contre la candidature de MGB car on sentait les réticences. Faire une association, ça me va bien. Continuer à travailler avec les collectifs.
Ne pas faire d'exclusives. Le communisme du 21ème siècle = pb de la question du pouvoir. Les 80%qui ont voté pour la candidature MGB ne sont pas tous sur le même positionnement. J'y reste. J'y ai des amis. Dissocier les pb. Appauvrissement de la réflexion. Rapport au pouvoir. Situation complexe.
 
Rechercher l'indépendance et l'autonomie de chacun.
 
" Le parti c'est nous " ne pas faire de confusion. Les élections régionales : le parti a gagné et NOUS avons perdu. Le parti c'est un outil. Le PCF n'a pas le label.
L'orga du PCF est mortifère. Alors il faut faire une orga qui permet. Les apparatchiks soutiennent MGB comme la corde soutient le pendu. Je ne quitterai pas le parti. Je démissionnerai du CD en faisant du bruit. On n'est pas tous seuls. Je préfère comme nom de l'association Communisme en mouvement.
Attention de ne pas perdre de vue que c'est l'action qui nous mène. Il faut faire avec les gens. Ce qui est dramatique c'est le manque de démocratie dans le parti. Les régionales ont été une épreuve et le travail sur le programme et les gens. Ma priorité c'est les gens.
Je ne soutiendrai pas MGB. Je souhaite une association affirmée communiste.
J'ai quitté en 1968. Je suis communiste mais ailleurs. Sur l'association : on est coco et on veut conserver l'identité. Continuer le travail dans les collectifs sur une base de transformation sociale. Il nous faut une candidature jusqu'au bout. et l'espoir. On peut être communiste hors du PCF, mais pas seul.
J'ai adhéré 3 j après le 29 mai. pour continuer la démarche. Le socle du communisme c'est la citoyenneté. Ce n'est pas l'optique de la direction du PCF. Je suis pour l'association.
Je suis collaborateur du groupe communiste. Je vais avoir 3 lieux ou 4 où militer, ça me pose un pb. TCE grande victoire, CPE aussi. Le PCF n'a pas su prendre le vent de l'histoire et a resserré les liens avec le PS. Ce qui nous aplu dans les collectifs, c'est de reprendre une parole dont on nous a privés.
Ce qui me va c'est que des camarades comme vous se réunissent . J'ai failli démissionner tout seul. Je suis pour l'association.
Je ne partirai pas sur la pointe des pieds. Quand la colère t'empêche de dialoguer..
On est allés sur le marché de Blagnac. Je en crois en rien, je suis orphelin de tout. Je réduirai le plus possible mes cotisations. L'association peut être porteuse d'autre chose.
J'ai rendu ma carte pour être en accord avec ma conscience. J'ai senti ce qui venait depuis le printemps. Il y a encore une possibilité de parvenir à une candidature unitaire. La candidature de JB peut être le trait d'union de tout l'arc des sensibilités. Cette candidature se situerait au dessus des autres et non pas contre les autres. Cette candidature correspond à un besoin qui vient d'en bas. Quand on voit le succès de la pétition, on a amorcé la pompe. Il faut l'exploiter à fond. Il faut sortir de Montreuil avec une candidature unique
Désemparée. Mon idée était, échec des présidentielles, travaillons les législatives. Mais je sentais que quelque chose n'allait pas. Avec l'appel de sur JB, j'ai trouvé qu'il y avait une chance. Je suis partante pour le signer et le faire signer, pour peser sur le PCF et sur le collectif national. Travailler cette candidature. Les collectifs m'apportent beaucoup sur le communisme à construirez. Je suis en questionnement sur l'association uniquement de communistes. Je ne vois plus d'intérêt à être dans la structure. Ma seule motivation c'est de ne pas abandonner les autres qui y restent, en attendant de créer cette nouvelle structure.
Le PCF arrive à son terme. Pour le matérialiser, il faut créer le nouveau pour continuer le communisme. Je n'ai pas rendu ma carte. J'attends. On se heurte à chacun de nous. On a vraiment besoin de faire la révolution dans nos têtes. La candidature de JB est un mouvement. Je suis partante pour l'association.
Je ne peux pas oublier que ces dernières années j'ai ressenti une avancée de la démocratie dans le PCF. Et maintenant tout s'effondre. Il faut structurer cette nouvelle orga car une association ne peut pas présenter des candidats. Je suis OK pour la candidature unitaire, même si je regrette que ce soit JB. Le PCF et la LCR iront jusqu'au bout, alors JB doit aller jusqu'au bout.
Ce qui me fait un peu peur, c'est la multiplication des réunions. Il faut sortir du cadre des réunions. On a subi des attaques des gens des collectifs, même si on n'était pas pour la démarche du PCF.
Aujourd'hui, je discute avec des gens qui ne savent plus où aller. Nous on a été déstabilisés, mais les gens aussi. Ils ne comprennent pas. L'association ou quelque chose qui rassemble les cocos pas d'accord avec les directions. Mais comment on va faire par rapport aux gens.
Je me suis engagé parce que Nadine m'a demandé de le faire. J'ai vu le congrès. Et maintenant après le congrès, je continue, car si tu t'en vas, tu laisses la place. J'ai besoin de cette association, et je reste au CD.
Publié dans : communistes unitaires en région
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Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 18:26
Quoi qu’on en dise, les antilibéraux ont fait une entrée en campagne absolument remarquable.
En présentant simultanément Buffet, Bové et Besancenot, les candidats de la gauche unitaire bénéficieront de trois fois plus de temps de parole que les autres mouvements engagés dans la course à la présidentielle.
Ce détail, qui pourrait en faire sourire certains, n’est pas négligeable. Le camp antilibéral, qui n’a de toute façon pas suffisamment de visibilité pour se hisser au 2e tour cette année, pourra bénéficier de la forte médiatisation de cette élection pour exposer ses idées et accroître la notoriété de ses différentes personnalités.
Ensuite, cette campagne en ordre dispersée devrait paradoxalement bénéficier aux antilibéraux dans la construction d’une force politique pérenne.
En effet, le camp antilibéral s’est suffisamment divisé pour qu’aucun de ses candidats ne parvienne à dépasser la barre fatidique des 5%. Cet échec électoral très probable va donc reposer la question du nécessaire rassemblement dans l’optique des élections législatives.
Comprenez bien que si le PCF ou la LCR avaient franchi le cap des 5% à la présidentielle, pour sûr, ces organisations auraient immédiatement vanté leur hégémonie sur le camp antilibéral, leur potentiel électoral majoritaire, et faient fi définitivement d’une quelconque alliance avec leurs possibles partenaires. A trois candidats, personne semble t-il ne parviendra à tirer son épingle du jeu. Et c’est probablement une belle morale.
L’autre avantage de la division actuelle va sûrement venir des médias, qui n’hésiteront pas à mettre les candidats, et donc indirectement les états-majors, devant leurs contradictions :
" Marie-Georges Buffet, les antilibéraux vous reprochent d’être passée en force et de vouloir vous réapproprier la démarche collectifs unitaires. Que leur répondez-vous ? "
" Olivier Besancenot, vous avez refusé de vous inscrire dans la démarche unitaire alors que sur le fond, votre programme est sensiblement le même. Comment l’expliquez-vous ? "
" José Bové, vous êtes le 3e candidat à vous réclamer de l’antilibéralisme Est-ce que vous n’ajoutez pas de la division à la division ? "
Les questions des journalistes sont déjà toutes trouvées. Elles auront le mérite de pointer du doigt, pour le grand public, cette volonté qui a préexisté de créer un grand rassemblement à gauche du parti socialiste. Car clairement jusqu’alors, en dehors du cercle fermé des militants, cette alliance est demeurée absolument incompréhensible pour l’électeur lambda. Voilà donc une occasion de l’expliciter, de faire comprendre aux citoyens que nos trois candidats portent en fait un seul et même projet, à peu de choses près.
En somme, nous aurions tort de désespérer. Aux militants antilibéraux qui baissent actuellement les bras, qui oscillent entre doutes, résignation ou rancœurs, je n’ai envie de dire qu’une chose : soutenez, soutenez ardemment, mais ne dénigrez pas dans votre propre camp. Continuez au contraire à pousser. Continuer à défendre l’élan unitaire. Ou continuer même à défendre votre propre candidat. Cela n’a pas d’importance, pourvu que vous nous apportiez votre énergie, votre envie, qui nous est si précieuse depuis le début de cette aventure. C’est de cela que nous avons besoin actuellement.
Depuis maintenant près d’un mois, j’ai pour ma part laissé mes désillusions de côté et je m’en porte beaucoup mieux. Je me suis rangé corps et âme derrière le camp antilibéral. Derrière ses idées plus particulièrement. Et donc derrière tous ses candidats, sans singulariser mon soutien.
J’ai signé la pétition en faveur de José Bové et j’ai apporté ma contribution financière au collectif unitaire du Rhône pour appuyer sa campagne.
Je le soutiendrais de toutes mes forces.
J’ai également choisi d’adhérer simultanément au PCF et à la LCR, au risque d’être du coup exclu des deux organisations pour cette participation croisée. Qu’importe. Je souhaite m’associer tout autant à la campagne de Marie-Georges Buffet et d’Olivier Besancenot.
Je les soutiendrais, eux aussi, de toutes mes forces.
Aujourd’hui, je serais bien en mal de dire pour qui je voterais à la présidentielle ou aux législatives. Parce qu’au fond, cela m’importe peu.
Le jour du vote, je sais que je serais de toute façon représenté, que les trois candidats porteront à peu de chose près un programme volontariste, le mien, et que je voterais probablement pour celui le plus à même de faire un score honorable.
En attendant, il va falloir nous retrousser les manches, ensemble ou chacun de notre côté. La bataille pour nos idées va commencer. Puissance trois.
Laurent, militant PCF, Rhône
Publié dans : Enjeux électoraux
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /Jan /2007 08:19

MilitantEs communistes ou attachéEs à l’idée communiste   

HabitantEs et salariéEs qui se vivent communistes Avec ou sans parti En Seine-Saint-Denis  

 

Nous nous sommes battus pour un rassemblement antilibéral unitaire. La direction du PCF a porté un coup au processus qui était engagé. 

Nous ne renonçons ni au rassemblement antilibéral, ni à l’apport communiste. 

Les communistes unitaires de l’Ile de France, ont envisagé, le 13 janvier 2007, d’aller vers la création d’un espace commun et ouvert de réflexion et dans l’action.  

Débattons-en ensemble  

 

Retrouvons nous le jeudi 1er février à 19 heures à

ESPACE FRATERNITE 

10,12 rue de la Gare

93330 Aubervilliers  

 

Consulter les sites :   

http://communistesunitaires.over-blog.com/  

http://communisme.mouvement.free.fr/  

Tout contact : communisteunitaire93@voila.fr 

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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /Jan /2007 08:16
Compte rendu de la réunion du 13 janvier 2007 dans l' Isère
Réunion en vue de la possible création d’une Association des Communistes Unitaires
 
25 Présents:
 
1.         Ordre du Jour:
 
- Sentiment et analyse de la situation nouvelle.
- Quelle perspective, comment poursuivre le travail politique engagé avec des milliers de gens au sein des collectifs unitaires anti-libéraux.
- Débat sur la nécessité de cet espace des communistes unitaires et sur les outils pour l'organiser. Opportunité d'une association indépendante (en accord avec les statuts du PCF) réunissant les communistes encartés et de cœurs, en complément de l'association des collectifs
 
2.            Introduction
 
Quelques mots dans le but d’introduire la discussion : situation et besoins
 
Situation :
 
Comme l’écrit Claude Debons, après la décision unilatérale de la LCR de présenter Olivier Besancenot, celle du PCF de présenter Marie Georges Buffet introduit une rupture dans la démarche pour un rassemblement antilibérale et unitaire. On sent bien que plus rien de ne sera comme avant sans qu’on sache, d’ailleurs, ce qui va advenir.
 
Cette rupture a provoqué des dégâts politiques qui affectent la crédibilité de la gauche antilibérale en termes d’alternative.
Dans le même temps l’envie de continuer, d’y aller est toujours très vivace chez de nombreux collectifs unitaires. Différents scénarios pour continuer sont proposés sans qu’aucun n’émerge aujourd’hui véritablement : faire le deuil des présidentielles, y aller avec un-e- candidat-e unitaire (José Bové ?), se limiter aux législatives, aux municipales ?….
Ces points sont évidemment à débattre
 
En interne au parti :
 
Pour la première fois dans l’histoire du PCF 10000 communistes ont exprimé par leur vote une exigence qui transgresse le légitimisme habituellement en vigueur. 18% au niveau national, 38% en Isère. 10000 communistes simplement convaincus que la seule stratégie possible est celle d’un rassemblement antilibéral large AVEC le PCF mais pas DERRIERE lui.
 
Beaucoup d’émotion, de désarroi et de colère souvent parmi ces militant-e-s. Quelque chose s’est brisé qui va bien au-delà du simple désaccord. Des très graves manquements éthiques ont eu lieu de la part du PCF, d’une partie de sa direction. Il faudra que l’on s’exprime clairement et fermement la dessus le moment venu. (Après les élections)
Des camarades déchirent leurs cartes ou s’éloignent.
 
Nous avons assisté en quelques jours à un renversement de la stratégie pourtant votée très majoritairement à un congrès il n’y a même pas un an. Avec à la clef un retournement d’alliance au sein des différentes sensibilités. Tous les opposants de la stratégie votée au congrès ont voté très massivement pour le choix 1 (maintien de Marie Georges Buffet)
 
Quelque soit les résultats aux présidentielles et législatives, la prochaine période sera obligatoirement celle d’une réinterrogation et d’un nouveau débat sur l’avenir du PCF et du communisme en France de manière générale. Avec un risque perçu par beaucoup d’entre nous de voir le PCF finir soit en tout petit satellite du PS (à la façon du PRG) soit en groupuscule de témoignage d’un pseudo communisme pure et dur.
 
Sur les besoins :
 
Interne au Parti:
 
Besoin de ne pas laisser la déception se transformer en découragement
 
Besoin d’espace pour rassembler des camarades qui partagent :
 
·           Un certain nombre de valeurs (éthique, notamment d’écoute et de lier fin et moyens))
·           Les mêmes idées sur ce que devrait être la visée communisme (centralité de l’individu, de son émancipation, nécessité de s’attaquer à d’autres aliénations que celle purement économique notamment à travers le féminisme pour lequel le PCF montre un retard énorme tant du point de vue théorique que pratique)
·           La stratégie pour porter notre projet qui ne peut être que celle d’un rassemblement nécessairement le plus large possible, donc pas derrière le PCF
 
Donc besoin d’espace pour échanger en dépassant les cadres actuels (membres du PCF et non encarté)
 
Besoin que cet espace ait un fonctionnement véritablement démocratique, éthique, privilégiant le consensus
 
Besoin d’approfondir enfin ce que recouvre le mot communisme en sortant de la vulgate qui le définit depuis prés d’un siècle
 
Alors, et c’est le troisième point à l’ordre du jour de notre réunion, cet espace doit-il se concrétiser par une association ?
 
Les besoins, les défis sont clairs :
 
Aider à donner corps au rassemblement antilibéral. L’aider à vivre, à s’étendre.
Pour cela qu’est ce qui serait le plus efficace ? Que des apports individuels de communistes ? Le communisme peut-il apporter quelque chose de spécifique ? Peut-il y a voir un apport communiste ? Lequel ? Par qui ? Comment ?
 
Le débat est ouvert.
 
 
3.            Discussion
 
Il s’est ensuit un long tour de table ou chaque personne s’est exprimé une ou deux fois. Pour cette première réunion, peu de personnes ont abordés le 3ème point du jour sur la nécessité ou non d’une association de communiste unitaire. Ce 3ème point a été remis à la prochaine réunion.
 
Un certain désarroi
Il semble que beaucoup des participants étaient contents d’être là pour exprimer leur ressenti sur la situation et la partager avec d’autre ayant eu le même ressenti. Beaucoup ont exprimé la difficulté qu’il y a pour avoir un débat serein à l’intérieur du parti en défendant le point de vu unitaire, souvent cela tourne à un dialogue de sourd, qui peut conduire à être stigmatisé, accusé de traîtrise. On a entendu les   communistes « entre guillemets », « sous influence ». Les anciens du parti l’ayant quitté, reconnaissent ce type d’ambiance qui a pu les faire quitter le parti. Beaucoup de désarroi chez les plus anciens du parti qui peut être pour la première fois ne vont pas faire campagne pour le candidat du parti. Pour les autres c’est surtout l’impression d’être orphelin de ce rassemblement anti-libéral.
 
Analyse de l’attitude du parti
Certains ont essayé de faire une analyse de l’attitude du parti
- Jean C. pense que le parti est toujours un parti léniniste non démocratique et qu’il n’y a rien à espérer de lui.
- Michel parle aussi de manœuvre de type léniniste.
- Pour Frédérique il ne s’agit pas de cela, le parti ayant beaucoup évolué vers la démocratie interne, mais plus un problème général des organisations de type pyramidales.
- Julien a parlé de la dimension identitaire et psychologique qui a empêché beaucoup de communistes d’imaginer autre chose que la candidature de Marie Georges Buffet.
- Frédérique parle d’esprit grégaire dans le parti.
- Pour Roger, ce qui est à l’origine de l’échec, c’est le manque d’appropriation, par les communistes, de la nouvelle stratégie (promouvoir un mouvement anti-libéral « avec » le PCF) et de ses profondes implications. C’est sur MGB que repose implicitement l’unité du parti sur cette stratégie. L’opposition interne a tenté d’obtenir dès le 33ième congrès la désignation de MGB comme candidate du PCF aux présidentielles. Tenter par-là d’introduire un verrou à l’application de la nouvelle stratégie. Echouant, et bien que « MGB mène le PCF à sa perte », l’opposition s’est ralliée à l’élection de MGB secrétaire générale! N’était-elle pas déjà, dans une majorité de têtes communistes, candidate à la candidature ? Sa double responsabilité allait donc jouer ce rôle de verrou. Jamais sa candidature ne ferait consensus chez tous nos partenaires anti-libéraux. L’opposition le sait par nature: elle-même n’accepterait jamais une candidature non-communiste !!.Elle s’est bien gardée de soulever le problème !! Quelques membres du CN ont essayé, en vain. De fait les candidats Gremetz, Karman ont joué les repoussoirs : 96% pour MGB !! Grave faute politique de la majorité des communistes ainsi manipulée : il fallait dès le congrès mettre MGB en réserve des présidentielles et élire quelqu’un d’autre SG (ou créer un tandem inversé). Fini les dirigeants providentiels et irremplaçables !! Le piège a fonctionné. Et nos partenaires ne nous ont pas aidés à le contourner.
- Gérard parle d’un manque d’intelligence politique.
--Luc parle des communistes qui sont allés dans les collectifs comme on va en vacances et qui sont revenus avec des souvenirs les photos du meeting et qui maintenant reprennent leur vie normale.
 
Stratégie de lutte à l’intérieur du parti
La question pour beaucoup se pose de rester ou pas au parti. Cependant pour la très grande majorité le choix semble de vouloir y rester. Par contre nous sommes d’accord que nous devrions mieux nous coordonner et s’appuyer les uns les autres quand nous défendons notre point de vue dans les instances du parti, et quand nous tentons de mettre en difficulté les dirigeants traînant les pieds ou opposés à la stratégie unitaire anti-libérale. Il a ainsi été dit qu’il est très important que nous soyons présents à chaque événement du parti pour être nombreux à faire entendre notre point de vue. Personne ne veut créer une tendance ou un autre parti. Il s’agit plus d’un espace de débat/concertation dont nous avons besoin. Beaucoup pense que le parti est encore un outil utile, et qu’avant de remplacer un outil comme cela par l’outil des collectifs cela prendra des années.
 
Stratégie des collectifs
 
Une grosse partie du temps des interventions s’est focalisé sur les perspectives des collectifs unitaires notamment en vue des présidentielles. Les avis sont très partagés sur le fait d’avoir une candidature ou non à la présidentielle. ajouter de la division à la division pour certains, pour d’autre ça serait permettre la présence des collectifs. Avis partagés aussi sur la nécessité d’avoir un candidat aux présidentielles pour pouvoir faire la campagne des législative. L’idée est avancée qu’il vaut mieux reconnaître que nous avons échoué à présenter un-e candidat-e aux présidentielles, ce qui ne nous empêche pas ni d’être présent dans la campagne présidentielle avec les 125 propositions ni de présenter des candidat-e-s aux législatives.
Beaucoup des interventions tournent autour de la candidature de José Bové. Le clivage est assez fort entre ceux qui soutiennent à fond cette candidature et ceux qui ne peuvent l’envisager, Bové étant un personnage qui peut susciter un certain rejet. Cela rejoint les débats et les clivages qu’il y a à l’intérieur des collectifs en ce moment le pro/contre MGB ayant laissé la place aujourd’hui au pro/contre Bové.
 
En tout cas il n’y a pas de consensus entre communistes unitaires sur la présidentielle. Sur la législative par contre tout le monde pense qu’il faut y aller.
 
Publié dans : communistes unitaires en région
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